Proserpinus proserpina (Pallas, 1772)
Noms scientifiques
Le Sphinx de l’Épilobe a été décrit par Peter Simon Pallas en 1772 sous le nom Sphinx proserpina.
Le nom de genre Proserpinus a été créé en 1819 par Jacob Hübner. Il est dérivé de Proserpina qui est la déesse romaine des Enfers et l’épouse de Pluton. Hübner a puisé à plusieurs reprises dans la mythologie gréco-romaine pour nommer les genres de sphinx. Rien n’indique toutefois que ce choix ait un lien avec les particularités du Sphinx de l’Épilobe.

L’épithète proserpina a été attribuée par Peter Simon Pallas en 1772. Elle fait également référence à Proserpine qui est la fille de Jupiter et de Cérès. Elle fut enlevée par Pluton qui fit d’elle la reine des Enfers. Grâce à l’intervention de Jupiter, elle fut autorisée à revenir sur Terre une partie de chaque année. Ce mythe est à l’origine de l’alternance des saisons.
Comme pour le nom de genre, rien ne permet d’affirmer que cette épithète ait été choisie en raison d’une caractéristique de l’espèce. Il s’agit très probablement d’une simple référence à la mythologie romaine, comme c’était souvent le cas à cette époque.
Noms vernaculaires
Le nom Sphinx de l’Épilobe fait référence aux principales plantes nourricières de sa chenille, les épilobes (Epilobium).
Cette espèce est également appelée Sphinx de l’Œnothère, en référence à cette autre plante hôte.
Les noms à l’étranger
Les noms donnés à cette espèce évoquent le plus souvent son épithète scientifique ou ses plantes hôtes. Les anglophones l’appellent « Willowherb Hawk-moth » (« sphinx des épilobes »), en référence aux épilobes dont se nourrit la chenille.
Les Allemands utilisent « Nachtkerzenschwärmer » (« sphinx des onagres »). l’onagre est un autre nom de l’œnothère. Les Néerlandais le nomment « Teunisbloempijlstaart » (« sphinx des onagres »), dans le même esprit.
Les Italiens l’appellent « Sfinge di Proserpina » (« sphinx de Proserpine »).
Les Espagnols utilisent « Esfinge proserpina » (« sphinx Proserpine »).
Enfin, les Polonais le nomment « Postojak wiesiołkowiec » (« sphinx des onagres »), en référence à l’une des principales plantes nourricières de sa chenille.
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