Piéride de la rave (piéris Rapae)

Génitales fermées

Génitales ouvertes

La femelle piéride de la rave en position d’accouplement. Mais cela ne l’empêche pas dans le même temps de siroter le nectar de l’aster avec sa spiritrompe .

Piéride de la rave femelle sur un aster violet

Abdomen recourbé et génitales ouvertes, elle libère ses phéromones et attend la venue du mâle qui va venir la féconder.

Il arrive. 😉

Pieride de la rave femelle , gentalia ouverte sur l’aster, et le mâle à droite qui arrive

Description

La femelle a deux taches noires sur le dessus de l’aile antérieure alors que le mâle n’en a qu’une comme on le voit bien sur la photo ci-dessus.

La piéride de la rave est l’espèce de piéride que l’on voit le plus souvent dans nos jardins. il peut y avoir jusqu’à 5 générations par an.

Pour cette raison, on peut la voir longtemps chez nous. Du mois de mars au mois d’octobre.

L’espèce est présente dans toute l’Europe ainsi qu’en Eurasie. Dans les pays du nord de l’Europe, elle est migratrice et redescend vers le sud lorsque le climat se rafraîchit.

On peut également la trouver au Maghreb, en Islande ou en Amérique du Nord.

Plantes hôtes

Ses plantes hôtes, qui lui ont donné son nom, sont les brassicacées (crucifères) comme le Chou champêtre , le Colza, la Moutarde des champs, la Ravenelle, l’Alliaire officinale, ainsi que le Réséda jaune ou la grande capucine.

Étymologie

Pieris rapae/ piéride de la rave

Le nom « piéris » vient du grec « piéris » qui dans la mythologie grecque était le nom « des piérides ».

Mauvaises perdantes lors d’un concours de chant où elles s’étaient confrontées aux muses, elles eurent des propos violents et agressifs envers leurs concurrentes . Très fâché par cet affront, Appolon les transforma en pies .

Dans une autre version, les 9 sœurs sont transformées en oiseaux. Chacune représente une espèce . Acalanthis , par exemple , devient un chardonneret.

Le qualificatif Rapae ou « rave » désigne comme souvent la plante hôte. Ici les brassicacées (crucifères).

Perpétuation des espèces

L’objectif principal, pour ne pas dire unique, de toutes les espèces. (Le reste n’est que fariboles et anecdotes)

Quelles soient animales (humains compris) ou végétales toutes obéissent à ces deux injonctions majeures de la nature qui leur ordonnent

1 : de persévérer dans leur être autant qu’elles le peuvent.

2 : de se reproduire, pour perpétuer l’espèce, dès la maturité sexuelle venue.

Très rares sont ceux, parmi les espèces, qui osent désobéir. 😉

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