Vulcain (Vanessa atalanta )

  • Règne : Animalia
  • Classe : Insecta
  • Ordre : Lepidoptera
  • Famille : Nymphalidae
  • Sous-famille : Nymphalinae
  • Genre : Vanessa

Présentation

Avec le Paon du jour, le Moro sphinx ou le Flambé, il est l’un des papillons les plus présents au jardin.

L’une des caractéristiques  de ce genre réside dans la forme découpée et anguleuse des ailes. L’apex* des ailes antérieures présente une concavité caractéristique sous la pointe, ce qui favorise une pénétration dans l’air optimale. Le Vulcain est une espèce de lépidoptères appartenant à la famille des Nymphalidae. Ce groupe, l’un des plus vastes parmi les papillons, rassemble environ 6 000 espèces à travers le monde. L’atrophie de la première paire de pattes constitue l’un des critères d’identification de cette famille.

Vulcain avec son dessus marron cerclé par une bande orange

Repliées contre le thorax, elles délaissent la marche au profit d’une fonction sensorielle. Le Vulcain se place au sein de la sous-famille des Nymphalinae, qui regroupe des genres familiers des jardins comme Aglais (la Petite Tortue) ou Inachis (le Paon du jour). Le vulcain appartient au genre Vanessa, qui comprend environ 20 espèces dans le monde dont 4 en Europe et  2 en France. Une autre particularité de ce genre  est la puissance de la musculature thoracique qui permet à certains de ses membres d’effectuer des migrations sur  plusieurs centaines de kilomètres.  

Description

Il fait partie des papillons plutôt grands (40mm de longueur et 64 mm d’envergure) et il est très facilement reconnaissable avec son dessus marron cerclé par une bande orange. En général, celle-ci est continue sur les antérieures, mais on peut trouver quelques individus chez lesquels la bande est interrompue (f. fracta Turati) en une ou plusieurs parties. Il existe également une autre variation où un point blanc est visible sur cette même bande (f. bialbata). Des taches blanches sont aussi présentes sur le fond noir du bout des ailes. Le dessus des postérieures est marron avec une large bande orange ponctuée de points noirs et des lunules bleues à l’angle anal.

Son revers est aussi très intéressant. Le dessous des antérieures est d’un brun moins sombre que le dessus. Il comporte une bande orange et des points blancs ainsi qu’une petite zone bleue. Les postérieures ont une couleur brune marbrée de lignes plus sombres. Si on fait attention, on peut y lire le chiffre 980. Grâce à ce détail, il a été surnommé « le chiffre » par les espagnols* . La tête porte deux gros yeux marron . Les antennes sont annelées de noir et de blanc et se terminent par une excroissance en forme de massue. La tête et le thorax sont recouverts de poils.  L’abdomen est marron et ne possède pas de pilosité visible. Pour se déplacer, le Vulcain utilise quatre pattes car la première paire, très petite et poilue, reste repliée contre le thorax. Le Vulcain est une espèce univoltine ou bivoltine. Cela signifie qu’il peut se reproduire 1 ou 2 fois pendant la saison selon le climat.

Le revers numéroté

L’observation attentive du dessous des ailes postérieures du Vulcain révèle un détail curieux. Au milieu d’un enchevêtrement complexe de marbrures brunes, de lignes fauves et de taches grises, des tracés blanchâtres dessinent des formes géométriques précises. Ces motifs, par un pur hasard de la nature, reproduisent parfois des chiffres très lisibles. Comme le montrent les deux clichés ci-dessus, on distingue nettement une suite de nombres (ici 980), ce qui explique pourquoi nos voisins espagnols l’ont nommé « Numerada », la numérotée.

Ce phénomène ne relève pourtant d’aucune intention mathématique de la part de l’insecte. Il s’agit d’une illustration parfaite de la paréidolie, cette tendance du cerveau humain à identifier des formes familières dans des dessins aléatoires. Pour le papillon, l’utilité de ces motifs est strictement cryptique. Lorsque l’individu ferme ses ailes, l’illusion de relief et de cassure que créent ces lignes claires brise sa silhouette. Cette stratégie visuelle permet au Vulcain de se fondre dans la texture des écorces ou des feuilles mortes, ce qui garantit sa survie face aux prédateurs durant ses phases de repos.

L’identification de chiffres sur les ailes du Vulcain ne date pas d’hier. Dès les années 1700, la naturaliste et peintre Maria Sibylla Merian avait déjà remarqué cette particularité. Dans ses planches d’une précision chirurgicale, elle représentait le revers des ailes avec un soin qui mettait en évidence ces tracés blanchâtres. Cette capacité à déceler des motifs complexes dans la nature témoigne de son immense talent et de sa capacité à observer les insectes tels qu’ils sont. Il ne faut pas oublier qu’à cette époque les insectes étaient méprisés et que ceux qui s’y intéressaient étaient très rares.

Alimentation

Le Vulcain apprécie le nectar des fleurs, avec une préférence marquée pour les plantes qui fleurissent tardivement comme le Buddleia (l’arbre aux papillons), les asters ou les sédums. En automne, le lierre constitue une ressource vitale. Ses fleurs tardives offrent le sucre indispensable aux migrateurs avant leur grand voyage vers le sud. Contrairement à de nombreux autres papillons, le Vulcain ne se limite pas au nectar. Il possède un goût prononcé pour les fruits tombés au sol et en décomposition. On l’observe souvent sur les poires, les prunes ou les raisins fermentés. Le sucre qui fermente dans ces fruits lui apporte une dose d’énergie rapide. Il n’est pas rare de voir plusieurs individus se disputer l’accès à un fruit bien mûr dans un verger.

Vulcain qui butine une fleur de ciboulette
Vulcain qui butine une fleur de ciboulette

Il arrive aussi de croiser le Vulcain sur le sol humide, les excréments d’animaux ou même sur la peau humaine. Il ne cherche pas alors de sucre, mais des sels minéraux et de l’humidité. Ces apports sont essentiels pour sa physiologie, notamment pour la reproduction chez les mâles.

Habitat

Le Vulcain est une espèce peu exigeante qui colonise des milieux très variés. On le qualifie d’ubiquiste, car il se rencontre dans presque tous les types d’habitats, de la plaine jusqu’à plus de 2 000 mètres d’altitude. Son habitat de prédilection se situe souvent à la transition entre deux milieux. On l’observe fréquemment le long des lisières de forêts, dans les clairières ou au bord des chemins bocagers. Les jardins et les parcs urbains constituent également des refuges essentiels pour lui, surtout s’ils abritent des zones laissées en friche.

Le Mont de la Fa à la Roche vineuse (71)
Le Mont de la Fa à la Roche vineuse (71)

Le facteur déterminant pour l’installation d’une population sédentaire est la présence de la Grande Ortie. Ce biotope doit être suffisamment ensoleillé pour permettre le développement des larves, mais conserver une certaine humidité pour que les plantes restent vigoureuses. On retrouve donc souvent le Vulcain à proximité des fossés, des zones rudérales (zones délaissées par l’homme) ou des décharges de déchets verts où l’azote favorise la pousse des orties.

Lors de ses phases de déplacement, le biotope change radicalement. Le Vulcain traverse alors des zones hostiles comme les sommets montagneux dénués de végétation ou les étendues maritimes. Il utilise alors les vallées fluviales, comme celle du Rhône ou de la Saône, comme des couloirs de circulation naturels pour s’orienter et trouver des zones de repos temporaires.

Dans les vallées fluviales ou les cols de montagne, il recherche en priorité des sources de sucre rapidement assimilables. Il visite les fleurs sauvages qui bordent les cours d’eau, comme les salicaires ou les eupatoires. Si le trajet traverse des zones agricoles, il profite des vergers où les fruits mûrs ou abîmés lui offrent un apport calorique supérieur à celui du nectar.

En l’absence de fleurs, notamment dans les lisières forestières le long des fleuves, le Vulcain consomme le miellat. Ce liquide sucré, rejeté par les pucerons sur les feuilles des arbres, constitue une ressource de substitution efficace. Il utilise également les suintements de sève sur les troncs blessés. Ces apports lui permettent de poursuivre son vol sur plusieurs centaines de kilomètres avant la pause suivante.

Plantes hôtes

Pour perpétuer l’espèce, la femelle du Vulcain recherche des plantes spécifiques pour y déposer ses œufs. La plante hôte principale est la Grande Ortie (Urtica dioica). Les chenilles vivent et s’alimentent exclusivement sur ces végétaux, où elles confectionnent un abri individuel en repliant une feuille avec des fils de soie. On peut également retrouver des pontes sur l’Ortie brûlante (Urtica urens) ou plus rarement sur la Pariétaire officinale (Parietaria officinalis). La présence de ces plantes au jardin ou à proximité des tas de pierres est donc indispensable pour assurer le cycle complet du papillon.

Ortie dioïque

Migration

Le Vulcain est un autre grand migrateur. Au printemps Il quitte l’Afrique du Nord, où il vit tout l’hiver, pour rejoindre l’Europe. Pour cela, il traverse d’abord le détroit de Gibraltar avec l’aide des vents dominants. Parvenus dans le sud de l’Espagne, les Vulcains se séparent en deux groupes. Le premier longe la côte atlantique et remonte jusqu’en Grande-Bretagne. L’autre groupe prend la direction de la vallée du Rhône via la Méditerranée. Ceux qui empruntent cette route arrivent dans la vallée de la Saône et se répartissent sur tout le territoire français. Les plus téméraires poursuivent leur migration vers les pays du nord et s’installent en Allemagne, voire jusqu’aux pays plus nordiques comme la Norvège, le Danemark ou la Finlande.

Lors de ces déplacements, le Vulcain ne se contente pas de voler à hauteur d’homme. Pour profiter des courants atmosphériques, il s’élève parfois à plus de 2 000 mètres d’altitude. Cette position lui permet d’atteindre des vitesses importantes tout en économisant ses réserves d’énergie. Des études radar montrent que ces papillons possèdent une véritable boussole interne qui utilise la position du soleil pour maintenir un cap constant.

Routes migratoires du Vulcain du Maghreb à la Fennoscandie (Vanessa atalanta)

Si le froid est trop vif, ils reprennent le chemin dans l’autre sens pour retrouver le climat doux des pays du sud. Ce voyage de retour concerne souvent les descendants des individus qui sont arrivés au printemps. Ce mouvement massif survient lors des premières baisses de température. Les papillons franchissent alors les cols de montagne, comme ceux des Pyrénées, où les observateurs comptent parfois des milliers d’individus par heure. Ce cycle assure la survie de l’espèce en évitant les rigueurs de l’hiver septentrional.

Le trajet vers le nord s’effectue généralement sur deux ou trois générations. Les individus qui quittent l’Afrique du Nord au début du printemps s’arrêtent souvent dans le sud de l’Europe pour s’y reproduire. Ce sont ensuite leurs descendants qui poursuivent la route vers la France, puis la génération suivante qui atteint parfois la Scandinavie. Cette progression par étapes permet à l’espèce de coloniser progressivement tout le continent à mesure que la végétation repousse et que les températures s’adoucissent.

Le cas particulier du retour

À l’inverse, on a longtemps cru que le retour vers le sud était impossible pour un insecte aussi fragile. Pourtant, les études récentes montrent que les papillons qui redescendent en automne parcourent souvent de très grandes distances en une seule fois, grâce aux vents d’altitude. Un individu né en Angleterre peut ainsi atteindre l’Espagne ou le Maghreb pour y passer l’hiver, bouclant ainsi le cycle migratoire annuel de l’espèce.

Hibernation

S’il ne fait pas trop froid, certains papillons parviendront à survivre en hiver à l’état d’imago ou de chrysalide et on les retrouvera dès le printemps au jardin. Le Vulcain ci-dessous a été photographié en mars au Jardin des oiseaux. Il venait sûrement de sortir du grenier ou du tas de pierres où il s’était réfugié à l’automne pour ne pas mourir de froid. Il, ou elle, n’a maintenant plus qu’une seule idée en tête : trouver un partenaire pour s’accoupler et perpétuer l’espèce.

Vous voyez le vulcain là
Vulcain sur le tronc lumineux d’un peuplier
Détail des ailes déchirées

Ses ailes abîmées montrent que sa vie a été rude et qu’il a dû supporter quelques coups de vent ou l’attaque d’un oiseau. Si la météo est clémente et si les nombreux prédateurs ne le croquent pas, il pourra voler jusqu’au mois d’avril ou de mai. Les papillons qui hibernent à l’état d’adulte sont ceux qui vivent le plus longtemps. Entre le mois de juillet où ils émergent de la chrysalide et le mois de mai de l’année suivante, ils peuvent vivre plus de dix mois.

L’état des ailes déchirées en plusieurs endroits est préoccupant. On le sait peu, mais les papillons ne meurent pas toujours de vieillesse. Beaucoup meurent de faim parce que leurs ailes trop abîmées ne leur permettent plus de voler et donc de butiner les fleurs.

Le Vulcain n’a pas choisi le tronc de ce peuplier au hasard. Il l’a choisi parce qu’il est en plein soleil et que sa teinte est claire. Il profite ainsi de l’effet de réverbération du soleil qui se réfléchit sur le tronc blanc et vient le réchauffer par en dessous. Cette technique est très fréquente chez les papillons qui se posent de préférence sur des troncs ou des feuilles claires pour prendre le soleil.

Accouplement et stratégie de reproduction

La parade nuptiale a lieu au début du printemps. Pour le Vulcain, tout débute par une technique de guet appelée perching. Le mâle choisit un poste d’observation en hauteur, comme un tronc d’arbre ou un mur bien exposé au soleil. Depuis ce point, il surveille son territoire avec attention pour intercepter tout mouvement dans les airs. Si un autre mâle entre dans son champ de vision, il le chasse avec vigueur pour protéger son territoire. En revanche, lorsqu’une femelle s’approche, il quitte son support pour entamer une course poursuite rapide. Ce vol permet au mâle de vérifier si la partenaire est prête pour l’union. Si elle accepte sa présence, le couple se pose sur une plante. Le mâle agite alors ses ailes pour libérer des odeurs qui attirent et calment la femelle. Les papillons s’accouplent dos à dos. Cette liaison dure parfois plusieurs heures selon la température ambiante. Durant cette phase, un transfert s’opère : le mâle transmet à la femelle un spermatophore. Cette capsule contient la semence et des nutriments. Cet apport en protéines fournit l’énergie nécessaire pour la fabrication des futurs œufs. Le couple reste immobile sur un support car le vol est impossible durant cette étape. Ils restent très discrets pour ne pas attirer l’attention des prédateurs.

Les œufs et la chenille

Après l’accouplement, la femelle recherche des orties pour déposer sa ponte. Elle choisit avec soin les jeunes pousses bien exposées à la lumière. Elle dépose ses œufs isolément sur la face supérieure des feuilles. Chaque œuf ressemble à un petit dôme vert avec des côtes longitudinales. Ce choix stratégique assure aux futures larves une nourriture abondante dès leur naissance.

Oeuf de Vulcain sur Ortie dioique
Oeuf de Vulcain sur Ortie dioique (domaine public)

La jeune chenille sort de l’œuf après environ une semaine. Elle possède un corps sombre couvert de petites épines appelées scoli. Pour se protéger des prédateurs et des intempéries, elle construit immédiatement un abri. Elle replie une feuille d’ortie et la fixe avec des fils de soie. Elle vit et se nourrit à l’intérieur de cette loge individuelle. Au fur et à mesure de sa croissance, elle change de feuille pour fabriquer des abris de plus en plus grands.

La chenille subit plusieurs mues pour grandir. Sa couleur varie du vert grisâtre au noir avec des taches jaunâtres sur les flancs. Elle consacre la majeure partie de son temps à s’alimenter pour accumuler des réserves d’énergie. Une fois sa taille maximale atteinte, elle cesse de manger. Elle quitte alors sa plante nourricière pour trouver un endroit calme. Elle s’y suspend la tête en bas pour entamer sa transformation en chrysalide.

Nymphose et transformation

Une fois sa croissance terminée, la chenille cesse de s’alimenter. Elle recherche un support solide, souvent sous une feuille d’ortie ou sur une tige rigide. Elle tisse un petit tapis de soie pour s’ancrer solidement. Elle se suspend alors la tête en bas et son corps prend la forme d’un crochet. Sa peau se fend une dernière fois pour laisser apparaître la chrysalide. Cette enveloppe rigide protège l’insecte pendant sa transformation interne.

La chrysalide du Vulcain possède une couleur brune ou grise qui imite une feuille morte. Elle porte également de petites taches dorées ou argentées sur sa surface. Ces reflets brisent sa silhouette et la rendent invisible aux yeux des prédateurs. À l’intérieur de cette coque, les tissus de la chenille se détruisent pour former les organes du futur papillon. Cette étape dure environ deux semaines selon la chaleur du milieu.

Chrysalide sous feuille d’ortie. Image generée par IA . Elle sera
remplacée par une photo ou une illustration de dessinateur dès
que cela sera possible

Lorsque la métamorphose s’achève, l’enveloppe devient transparente. On devine alors les motifs rouges et noirs des ailes à travers la paroi. La peau se déchire et le papillon adulte sort avec précaution. Il doit rester immobile pendant plusieurs minutes pour déployer ses ailes et les laisser durcir au contact de l’air. Une fois sec, le Vulcain prend son premier envol pour se nourrir du nectar des fleurs ou de jus de fruits tombés au sol.

Taxonomie

Le Vulcain a été décrit et nommé par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758 sous le nom initial de Papilio atalanta. Le nom de genre Vanessa a été créé en 1807 par l’entomologiste danois Johan Christian Fabricius. La famille des Nymphalidae a été proposée en 1815 par le zoologiste britannique Constantine Samuel Rafinesque.

Étymologie

Le nom de genre Vanessa possède une origine qui suscite plusieurs interprétations. L’entomologiste Johan Christian Fabricius l’a créé en 1807, probablement en s’inspirant d’une racine grecque liée à la divinité Phanès. Ce nom dérive du verbe phainein, qui signifie « briller » ou « apparaître », une référence à l’éclat des couleurs du papillon lorsqu’il s’expose au soleil. L’épithète spécifique atalanta provient d’Atalante, une chasseresse de la mythologie grecque renommée pour sa rapidité exceptionnelle. Le mythe des pommes d’or illustre d’ailleurs parfaitement le comportement de l’insecte : tout comme l’héroïne interrompt sa course pour ramasser des fruits précieux, le Vulcain suspend brusquement son vol nerveux pour se poser sur une source de nourriture.

Vulcain sur une feuille de tomate
Vulcain sur une feuille de tomate

Le nom vernaculaire Vulcain lui a été donné en rapport avec le dieu romain du feu et de la forge. Fils de Jupiter et de Junon, ce dernier était si laid à la naissance que sa mère le jeta du haut de l’Olympe. Blessé au pied au cours de sa chute, il resta boiteux. Recueilli par les filles d’Océan, il devint forgeron. Son nom a été choisi pour nommer le papillon en raison de la couleur orange, couleur feu, qui parcourt en rond la surface de ses ailes. On lui connaît aussi le nom d’Amiral, en référence aux bandes rouges et blanches qui rappellent les uniformes de la marine, ou encore celui de Vanesse vulgaire dans des textes plus anciens.

A l’étranger

Les italiens disent « vulcano »

En Espagne, on l’appelle « Numérada »

En Angleterre il est appelé Amiral, grand amiral ou red amiral par comparaison avec l’écharpe orange de l’uniforme des amiraux anglais.

Au Canada on dit : La vanesse amirale.

En France il a plusieurs noms vernaculaires comme : Le vulcain, l’amiral, la vanesse Vulcain , le chiffre , l’atalante.

Le nom de « Chiffre » ou « Papillon à numéro » se comprend mieux lorsqu’on découvre qu’il est possible de lire le 98/980 sur le revers de l’aile

Premier et dernier vulcain vu au jardin des oiseaux

*Angle anal : Chez les papillons Angle qui se situe  à la jonction interne des antérieures.

*Les papillons de jour du Maroc Michel R. Tarrier

*Apex

Du latin apex qui signifie sommet ou pointe, ce terme désigne l’extrémité supérieure ou terminale d’un organe. En entomologie, l’apex correspond précisément à l’angle supérieur de l’aile, situé à la jonction entre le bord d’attaque et le bord externe. Cette zone, la plus éloignée du thorax, adopte des formes variées, tantôt arrondies, tantôt pointues, selon les besoins aérodynamiques de l’insecte. Chez les végétaux, ce sommet constitue le siège d’une croissance active qui assure le développement de la structure vers l’espace extérieur.

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