Psectrotanypus varius

  • Règne : Animalia
  • Classe : Insecta
  • Ordre : Diptera
  • Famille : Chironomidae
  • Sous-famille : Nymphalinae
  • Genre : Psectrotanypus

Un beau Psectrotanypus varius pris ce matin sur la carrosserie de ma voiture . vu sa taille minuscule j’imagine qu’il n’a pas de nom vernaculaire . difficile en effet de donner des petits noms à ce qui est à peine visible à l’œil nu .la photo ici est prise avec un objectif macro qui grossit énormément l’insecte .

Présentation

Le Psectrotanypus varius fait partie de la famille des Chironomidae, laquelle compte plus de

7 000 espèces à travers le monde. Cette vaste famille se distingue par une particularité anatomique singulière : malgré ressemblance avec les moustiques, ses membres ne possèdent pas de pièces buccales perceuses et ne piquent donc jamais. En réalité, les adultes ne se nourrissent pratiquement pas. Ils consacrent leur courte existence, souvent limitée à quelques jours, à la reproduction.

Psectrotanypus varius sur la carroserie de ma voiture (27 fevrier 2026)

Au sein de cet ensemble, il appartient à la sous-famille des. Cette lignée se différencie des autres Chironomidae par un mode de vie larvaire prédateur et une morphologie alaire spécifique. Alors que la majorité des larves de cette famille sont des collecteurs de débris, celles des Tanypodinae sont des chasseurs actifs. Cette spécialisation s’accompagne, chez l’adulte, d’une nervation des ailes plus complexe, incluant souvent une cellule discale ou des nervures transverses supplémentaires, témoins d’une divergence évolutive ancienne.

Le genre Psectrotanypus, quant à lui, regroupe des espèces dont l’esthétique rompt avec la grisaille habituelle du groupe. Ce genre est caractérisé par des ailes robustes, marquées de taches sombres distinctives, et des pattes annelées. Psectrotanypus varius est l’espèce type et la plus répandue du genre en Europe.

Description

La tête du Psectrotanypus varius attire tout de suite l’attention. Chez le mâle, elle est surmontée de deux antennes plumeuses dont les soies sont organisées autour de l’axe antennaire. Celles-ci sont reliées à l’organe de Johnston qui est situé à la base de l’antenne. C’est lui qui traduit les vibrations sonores captées par les antennes et qui les retransmet en influx nerveux. Les femelles possèdent des antennes plus discrètes de type filiforme. Les pièces buccales sont rudimentaires. Elles ne permettent pas à l’insecte de se nourrir et encore moins de piquer comme peut le faire le moustique femelle.

Le thorax est de couleur brune. Il porte les deux ailes qui présentent des nervures complexes et qui sont traversées par des zones plus sombres. Les pattes sont longues. Elles sont jaunâtres avec des anneaux bruns plus sombres. Elles sont entièrement recouvertes de soies qui sont des récepteurs sensoriels.

L’abdomen est allongé et segmenté. Il est de couleur crème avec des bandes brunes qui deviennent plus larges vers les derniers segments. L’extrémité de l’abdomen du mâle présente une structure complexe appelée hypopygium. Cet appareil génital externe se compose de plusieurs pièces articulées, dont les gonostyles, qui forment une sorte de pince robuste. Cette anatomie permet au mâle de s’arrimer fermement à la femelle lors de l’accouplement qui se produit souvent en vol.

Distribution

Carte GBIf de la présence  du Psectrotanypus varius dans le monde

Taxonomie

Le Psectrotanypus varius a été décrit et nommé par le naturaliste danois Johan Christian Fabricius en 1787 sous le nom initial de Tipula varius.

Le genre Psectrotanypus a été créé en 1909 par l’entomologiste français Jean-Jacques Kieffer.

La famille des Chironomidae a été proposée en 1838 par l’entomologiste français Justin Pierre Marie Macquart.

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