- Règne : Animalia
- Classe : Insecta
- Ordre : Lepidoptera
- Famille : Lycaenidae
- Sous-famille : Theclinae
- Genre : Satyrium
Présentation (En cours d’écriture)
La Thècle de l’Yeuse est une espèce de lépidoptères appartenant à la famille des Lycaenidae. Cette famille compte environ 6 000 espèces dans le monde. 130 vivent en Europe et 66 sont présentes en France. Parmi les plus communes que l’on rencontre sur le territoire figurent l’Azuré des nerpruns (Celastrina argiolus), le Collier-de-corail (Aricia agestis), le Cuivré commun (Lycaena phlaeas), l’Azuré de la Bugrane (Polyommatus icarus) ou encore la Thécla de la Ronce (Callophrys rubi).

L’une des principales caractéristiques de ce groupe réside dans la diversité des formes et des couleurs de ses ailes. Les Lycaenidae regroupent notamment de nombreux petits papillons aux ailes bleues, cuivrées ou brunes. Plusieurs espèces présentent également des dessins orange ou blancs sur le dessous des ailes ainsi que de petites queues sur les ailes postérieures.
La Thècle de l’yeuse appartient au genre Satyrium, qui regroupe des Théclas généralement brunes ou grisâtres. Le dessous des ailes présente souvent une ligne blanche et les ailes postérieures portent généralement de petites queues. Au repos, ces papillons gardent habituellement les ailes fermées.
Description
Distribution
La Thècle de l’Yeuse est présente dans une grande partie de l’Europe. On la rencontre depuis le nord de l’Espagne jusqu’à l’Europe centrale et orientale. Elle est présente en Italie, en Suisse, en Allemagne, en Autriche, en Pologne, en République tchèque, en Slovaquie et en Hongrie. Elle vit aussi dans les Balkans et son aire de répartition se poursuit vers l’est jusqu’en Turquie, dans le Caucase et dans le sud de la Russie européenne.
Elle est absente des îles Britanniques. Au nord son aire de répartition atteint le sud de la Suède mais elle est absente du reste de la Fennoscandie.
En France elle est présente sur tout le territoire.

Taxonomie
La Thècle de l’Yeuse a été décrite et nommée par l’entomologiste allemand Eugenius Johann Christoph Esper en 1779 sous le nom initial de Papilio ilicis.
Le nom de genre Satyrium a été créé en 1876 par l’entomologiste américain Samuel Hubbard Scudder.
La famille des Lycaenidae a été proposée en 1815 par le zoologiste britannique William Elford Leach.
Étymologie
Le nom de genre Satyrium a été créé en 1876 par l’entomologiste américain Samuel Hubbard Scudder. Il provient du grec Satyros (Σάτυρος), qui désigne le satyre. Cette créature de la mythologie grecque est associée au dieu Dionysos (Bacchus). Selon l’entomologiste britannique Arthur Maitland Emmet, Scudder aurait choisi ce nom en raison du vol vif et bondissant de ces papillons, qui rappelle les danses des satyres avec les nymphes. Une autre origine, fondée sur le grec saturion, nom d’une plante réputée aphrodisiaque, a été proposée, mais elle est aujourd’hui considérée comme moins probable.
L’épithète ilicis est dérivée du latin ilex, qui désigne le chêne vert ou yeuse (Quercus ilex). Elle signifie donc « du chêne vert » et fait référence à l’une des principales plantes nourricières de la chenille. Bien que l’espèce utilise également d’autres chênes, notamment le chêne pubescent (Quercus pubescens) et le chêne pédonculé (Quercus robur), c’est le chêne vert que Linné a retenu pour la nommer.
Noms vernaculaires
Le nom Thècle de l’yeuse est la traduction du nom scientifique. Le mot « Thècle » provient de l’ancien genre Thecla, créé par Johan Christian Fabricius en 1807 en référence à sainte Thècle, vierge et martyre de la tradition chrétienne orientale. Le terme « yeuse » est un ancien nom français du chêne vert. Selon Hans Arnold Hürter, l’origine et la signification exactes du prénom Thekla restent cependant incertaines.
L’espèce est parfois appelée Porte-queue fauve, en référence aux deux fines queues qui prolongent les ailes postérieures et à la teinte fauve de la face inférieure des ailes.
Noms à l’étranger
Comme en français, de nombreux noms étrangers font référence au chêne ou au chêne vert. On trouve par exemple « Ilex Hairstreak » en anglais, « Brauner Eichenzipfelfalter » en allemand, « Querciola » en italien, « Mancha de encina » en espagnol, « Steeneikpage » en néerlandais, « Egeblåhale » en danois et « Dąbik » en polonais.
