Étymologie Hyponomeute du fusain

Yponomeuta cagnagella (Hübner, 1813)

Nom scientifique

L’espèce a été décrite par Jacob Hübner en 1813 sous le nom de Tinea cagnagella. Elle est aujourd’hui placée dans le genre Yponomeuta, créé par Pierre-André Latreille en 1796.

Le nom de genre Yponomeuta vient du grec hyponomeutês, « celui qui creuse des galeries », dérivé de hyponomos, « qui creuse en dessous ». Il fait référence au mode de vie des chenilles qui vivent regroupées sous une toile de soie protectrice .

Hyponomeute du fusain (Yponomeuta cagnagella)
Hyponomeute du fusain (Yponomeuta cagnagella)

L’épithète cagnagella a été attribuée par Jacob Hübner en 1813. Son origine est plus incertaine. Elle pourrait dériver de l’italien cagna, « chienne », employé autrefois comme terme péjoratif, ou d’un ancien nom populaire aujourd’hui disparu. Comme pour de nombreuses épithètes créées par Hübner, aucune explication n’a été laissée par l’auteur et son sens exact demeure inconnu.

Nom vernaculaire

Le nom vernaculaire « Hyponomeute du fusain » fait directement référence à la principale plante nourricière de sa chenille, le fusain d’Europe (Euonymus europaeus). Les chenilles vivent en colonies sous de vastes toiles soyeuses qui peuvent parfois recouvrir entièrement l’arbuste.

Les noms à l’étranger

Dans de nombreux pays, le nom vernaculaire fait directement référence au fusain qui est la  principale plante hôte de la chenille.

Les Anglais le nomment « Spindle Ermine », littéralement « hermine du fusain ». Ce nom compare les ailes blanches  ponctuées de noir, à la robe hivernale de l’hermine, tandis que « spindle » désigne le fusain, sa principale plante hôte.

Les Allemands l’appellent « Pfaffenhütchen-Gespinstmotte », que l’on peut traduire par « la teigne à toile du fusain », en référence aux vastes nappes de soie tissées par les chenilles. Les Néerlandais utilisent une image voisine avec « Kardinaalsmutsstippelmot », littéralement « la teigne ponctuée du fusain ».

Les Danois (« Benvedspindemøl »), les Norvégiens (« Beinvedspinnmøll ») et les Suédois (« Benvedspinnmal ») utilisent pratiquement la même construction. Ces trois noms signifient littéralement « la teigne fileuse du fusain » et font référence aux impressionnantes toiles de soie tissées par les chenilles qui peuvent envelopper entièrement leur plante hôte.

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