Vanessa atalanta (Linnaeus, 1758)
Le Vulcain a été décrit par Carl von Linné en 1758 sous le nom Papilio atalanta.
Le nom de genre Vanessa a été créé par Johan Christian Fabricius en 1807. Il vient probablement du personnage de Vanessa dans le poème Cadenus and Vanessa de l’écrivain irlandais Jonathan Swift. « Vanessa » était le nom que Swift avait créé pour Esther Vanhomrigh. Fabricius reprit ce nom lorsqu’il créa le genre Vanessa.
Arthur Maitland Emmet indique toutefois qu’une autre interprétation a été proposée par l’entomologiste Arnold Spuler, qui rapprochait Vanessa du grec phaínō, « briller ». Cette hypothèse ferait référence à l’éclat des couleurs de ces papillons

L’épithète atalanta provient d’Atalante, une chasseresse de la mythologie grecque renommée pour sa rapidité exceptionnelle. Elle défiait à la course ses prétendants et fut finalement vaincue par Hippomène, qui détourna son attention en jetant sur son chemin des pommes d’or qu’elle s’arrêta pour ramasser.
Noms vernaculaires
Le nom vernaculaire « Vulcain » lui a été donné en référence au dieu romain du feu et de la forge. Fils de Jupiter et de Junon, il aurait été précipité du haut de l’Olympe à sa naissance et serait resté boiteux à la suite de sa chute. Son nom a été attribué au papillon en raison de la couleur orange, couleur du feu, qui parcourt la surface de ses ailes.
On lui connaît aussi le nom d’« Amiral », en référence à ses bandes colorées qui ont été rapprochées d’un uniforme d’amiral, ou encore celui de « Vanesse vulgaire » dans des textes plus anciens.
Les noms à l’étranger
Les différentes appellations de ce papillon à l’étranger révèlent souvent une observation précise de ses couleurs ou de ses motifs.
En anglais, il se nomme « Red Admiral » (« Amiral rouge »). Les Allemands utilisent également le terme « Admiral » (« Amiral »).
Au Canada, l’usage privilégie le nom de « Vanesse amirale ». En Espagne, le papillon possède deux noms principaux. Le premier, « Almirante rojo », signifie « Amiral rouge ». Le second est « La Numerada » (« la numérotée »). Il renvoie aux dessins visibles sous les ailes, dans lesquels certains voient des chiffres (980 ou 680). Les Italiens le nomment « Vulcano » (« Vulcain »).
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