Étymologie Timandre aimée


Timandra comae Schmidt, 1931

Noms scientifiques

Le nom de genre Timandra, créé par Philogène Auguste Joseph Duponchel en 1829, vient de Timandra, un personnage de la mythologie grecque. Timandra était l’une des filles de Tyndare, roi de Sparte, et de Léda. Épouse du roi Échémos d’Arcadie, elle est surtout connue pour avoir ensuite aimé Phylacos. Comme pour de nombreux genres de papillons créés au XIXᵉ siècle, rien n’indique que ce choix ait un lien avec les caractéristiques de l’espèce. Il s’agit très probablement d’une simple référence à la mythologie grecque.

Timandre aimée (Timandra comae)
Timandre aimée (Timandra comae)

Contrairement à ce que pourrait laisser penser le latin coma, qui signifie « chevelure », l’épithète comae n’a pas cette origine. Adolf Schmidt l’a choisie en 1931 en hommage à Don Pedro Coma, un entomologiste espagnol. Le spécimen mâle ayant servi à la description de l’espèce provenait de la région de Murcie, dans le sud-est de l’Espagne, et lui avait été communiqué par ce dernier.

L’histoire de cette espèce est assez complexe. Timandra comae a été distinguée par Adolf Schmidt en 1931 de Timandra griseata, une espèce très proche. Les deux ont ensuite longtemps été considérées comme une seule espèce avant d’être de nouveau séparées. C’est pourquoi Timandra griseata apparaît encore dans certains ouvrages anciens pour désigner la Timandre aimée.

Noms vernaculaires

Timandre est une simple francisation du nom scientifique Timandra. Le qualificatif « aimée » vient vraisemblablement de l’ancien nom scientifique Timandra amata, longtemps utilisé pour cette espèce. Le latin amata signifie précisément « aimée ».

Le nom Phalène anguleuse fait référence à la silhouette caractéristique de ce papillon. Les ailes postérieures présentent un angle bien marqué qui lui donne une forme plus anguleuse que celle de nombreuses autres phalènes.

Noms à l’étranger

Les noms attribués à cette espèce à l’étranger font souvent référence à la ligne rouge qui traverse ses ailes ou aux oseilles dont se nourrit la chenille.

Les Anglais la nomment « Blood-vein » (« Veine de sang »). Les Allemands utilisent « Ampferspanner » (« Géomètre des oseilles ») et les Néerlandais « Lieveling » (« Bien-aimée »).

Les Danois et les Norvégiens l’appellent « Gul syremåler » (« Géomètre jaune des oseilles ») et les Suédois « Gul syramätare » (« Géomètre jaune des oseilles »).

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