Brenthis ino (Rottemburg, 1775)
Noms scientifiques
Le Nacré de la sanguisorbe a été décrit par Siegmund Adrian von Rottemburg en 1775 sous le nom Papilio ino.
Le genre Brenthis a été créé par Jacob Hübner en 1819.
Selon Arnold Spuler, le nom de genre Brenthis pourrait avoir deux origines possibles. Il pourrait faire référence à un lieu situé dans la cité antique de Troie. Il pourrait également dériver du grec brenthos, qui signifie « faste » ou « somptuosité ».

Dans l’encyclopédie Nature de Monaco ,Gianfranco Colombo avance l’hypothèse d’un quartier de Troie appelé Brenthis qui aurait été réputé pour son faste.
L’épithète ino fait référence à Ino, personnage de la mythologie grecque. Fille de Cadmos, roi de Thèbes, et d’Harmonie, elle était la sœur de Sémélé, mère de Dionysos. Selon la mythologie, Ino recueillit le jeune Dionysos après la mort de sa mère. Poursuivie par la colère d’Héra, elle connut un destin tragique et fut finalement transformée en divinité marine sous le nom de Leucothée.
Comme pour de nombreux papillons nommés au XVIIIᵉ siècle, cette référence mythologique ne semble pas avoir de rapport direct avec les caractéristiques de l’espèce.
Noms vernaculaires
Le nom « Nacré de la sanguisorbe » fait référence à la Sanguisorbe officinale (Sanguisorba officinalis), l’une des plantes hôtes de la chenille. Le terme « nacré » évoque les reflets argentés que présentent de nombreux papillons de ce groupe sur le revers de leurs ailes.
L’espèce est également appelée « Nacré de la reine-des-prés ». Ce nom fait référence à la Reine-des-prés (Filipendula ulmaria), une autre plante hôte de la chenille.
On rencontre aussi les noms de « Nacré des marais », qui évoque les milieux humides fréquentés par ce papillon, et de « Nacré mauve », qui fait référence aux nuances violacées de ses ailes.
L’espèce est également appelée « Petit Jaspé lilas », un nom qui évoque les dessins marbrés de ses ailes et leurs nuances violacées.
L’espèce est également connue sous le nom de « Grande Violette », par opposition à la « Petite Violette » (Boloria dia), de taille inférieure. Le nom « Violette » pourrait faire référence aux nuances violacées visibles sur le revers des ailes. Lépi’Net déconseille toutefois l’utilisation de cette appellation, car elle a également été employée pour le Nacré de la ronce (Brenthis daphne) et le Nacré porphyrin (Boloria titania), ce qui peut entraîner des confusions.
Les noms à l’étranger
Les noms donnés à ce papillon à l’étranger évoquent les plantes auxquelles il est associé, son habitat ou les dessins de ses ailes.
Les Anglais l’appellent Lesser Marbled Fritillary, « petit nacré marbré ».
Les Allemands utilisent Mädesüß-Perlmutterfalter, « nacré de la reine-des-prés » ou Violetter Silberfalter, « papillon argenté violet ».
Les Néerlandais le nomment Purperstreepparelmoervlinder, « nacré à bande pourpre ».
Les Danois disent Engperlemorsommerfugl, « nacré des prairies ».
Les Italiens reprennent son épithète scientifique et l’appellent tout simplement simplement Ino.
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