Pourquoi les papillons ne supportent pas l’hiver et le froid en général ?

Pourquoi les papillons ne supportent pas l’hiver  ?

Tout simplement parce qu’ils sont « ectothermes » comme de nombreux autres animaux.

Un terme « barbare » qui est l’assemblage de deux mots grecs : « Ekto » (dehors) et « thermos » (chaud).

Dans le langage courant, on dit qu’ils sont des animaux à sang froid.

L’intérêt du mot ectotherme, c’est qu’il décrit bien leur particularité.

Le mot désigne en effet les organismes qui, contrairement à nous, ne produisent pas leur propre chaleur et dépendent pour cela des conditions climatiques ou de la température du liquide dans lequel ils se trouvent.

Les insectes, papillons, serpents ou certains poissons sont ectothermes.

L’avantage , pour ces animaux-là, est qu’ils consomment très peu d’énergie puisque l’énergie leur vient de l’extérieur. L’inconvénient est qu’ils dépendent des changements climatiques et meurent dès que les températures deviennent trop froides ou trop chaudes.

Cela explique pourquoi vous ne verrez plus ni papillons, ni insectes, ni serpents en hiver.

Cela explique également pourquoi au printemps ou en d’été on peut voir ces animaux se faire longuement dorer au soleil sur des pierres, pour les lézards ou les serpents, ou sur des fleurs, ailes grandes ouvertes, pour les papillons   .

Je profite d’ailleurs souvent de ces moments-là pour prendre des photos de papillons en sachant qu’ils sont en train de recharger leur batterie (comme une voiture électrique) et qu’ils auront moins tendance à bouger.

Mégère femelle (Lasiommata megera) en train de recharger ses batteries au soleil du matin

L’expression « à sang froid », elle, est impropre puisque ces animaux-là n’ont pas du tout le sang-froid, mais régulent leur température corporelle en fonction du climat.

Le terme est d’autant plus mal choisi que de nombreuses espèces dites « à sang froid » comme les méduses ou les éponges de mer n’ont pas de sang du tout dans leur corps. 

À l’inverse, d’autres espèces, comme les humains, sont “endothermes“. Un terme tout aussi barbare, mais qui s’explique dès que l’on comprend qu’« endo » en grec signifie dedans et que le mot désigne donc les espèces qui fabrique leur propre chaleur « de l’intérieur » .

Comme la nature n’est jamais simple et que tout n’est jamais tout noir ou tout blanc, on parlera une autre fois des animaux « Homéothermes » comme l’ours qui est dit à sang chaud, mais qui peut pourtant faire baisser la température de son corps comme un serpent en hivernant pendant la saison froide. L’espèce a développé cette stratégie qui lui permet de ne pas mourir de faim lors des longs hivers enneigés ou plus aucune nourriture n’est disponible

Qualités et défauts de ces deux formes de chauffage.  

1) L’ectotherme consomme très peu d’énergie et peu ainsi vivre en se nourrissant très peu, car la chaleur lui vient de l’extérieur, mais il est dépendant du climat et meurt dès les premiers froids ou lors des fortes canicules .

2) L’endotherme à l’inverse consomme énormément d’énergie en hiver pour alimenter la « chaudière » interne qui permet à son corps de garder une température constante, mais il  peut, en revanche, facilement traverser les périodes plus froides puisqu’il n’en dépend pas pour chauffer son corps .

Pour lutter contre les froids, les animaux ectothermes ont pourtant développé des parades.

Le papillon par exemple va hiverner:

  1. Soit sous forme de papillon
  2. soit en tant que chenille
  3. soit à l’état de chrysalide.

Pour cela il va trouver des abris dans des cavités ou au milieu de la végétation et secréter des substances antigels comme le glycérol qui vont le protéger du froid et lui permettre de survivre à des températures très inférieures à zéro degré.

Il va sans dire que des hivers très durs font malgré tout beaucoup de dégâts sur ces populations d’animaux ectothermes

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