Grande ortie (Urtica dioica)

Présentation

Tout le monde a pu s’en rendre compte . L’ortie pique. On ne se rend pas bien  compte à l’œil nu, mais les feuilles sont couvertes  de piquants . Pour les voir , il faut faire un agrandissement et on a alors l’impression d’entrer dans un autre monde . 

J’ai réalisé cet après-midi plusieurs macrophotographies de l’ortie commune, appelée la grande ortie (Urtica dioica). Je ne vous cache pas qu’après cette série de photos je vais peut-être arrêter de prendre les orties à pleine main comme je le fais depuis bientôt trente ans.

Car les feuilles comme la tige  sont  recouverts d’une multitude de piquants dotée d’une pointe aussi fine que celle d’une seringue. Les piquants, à eux seuls, nous feraient déjà mal, mais la pointe de chaque aiguille se termine par une extrémité en silice qui se casse au moindre frottement et libère un cocktail de substances désagréables  parmi lesquelles :

 l’acide formique, les acides tartrique et oxalique, l’histamine ,L’hormone de sérotonine et le neurotransmetteur acétylcholine.

que vous compreniez mieux  d’où vient la douleur, sachez que l’acide formique est le Pour principal responsable de la sensation très désagréable que nous ressentons et que cet acide est aussi présent dans le dard des abeilles. On le trouve également  chez les fourmis qui l’utilisent  pour leur défense, mais aussi comme antimicrobien*. Son nom vient d’ailleurs des fourmis  dans lequel  il avait  été découvert pour la première fois. Lorsqu’elle se sentent menacés les fourmis recourbent leur abdomen et projette sur l’intrus un jet d’acide formique  

Les acides tartrique et oxalique font perdurer la douleur. Parfois plusieurs heures après le contact.

L’histamine est responsable des réactions allergiques et c’est à elle que l’on doit les démangeaisons et les rougeurs .

L’hormone de sérotonine est également responsable des irritations de la sensation douloureuse.

Le neurotransmetteur enfin est responsable de l’inflammation de la peau .

Pour finir je vous dirais que ce cocktail est basé dans une glande au pied de chaque pic et qu’il

Est injecté dans votre peau lorsque vous cassez les nombreuses capsules en silice qui se trouve au bout  de chaque pic .

Conclusion

Mais je ne veux pas terminer sur une note douloureuse, car l’ortie est une plante exceptionnelle qui, en dehors de ses piquants, n’a que des qualités.

 Elle est notamment un excellent diurétique. En cataplasme et  associé à l’argile elle  agit contre les douleurs de l’arthrite. On dit que ses  racines ont  aussi des qualités pour réduire les inflammations de la prostate. Ses feuilles contiennent une grande quantité de vitamines (vitamines C, D, E, K et du groupe B), de minéraux (fer en grande quantité, silice, phosphore, calcium, potassium…) ainsi que des protéines d’excellentes qualités.

On peut aussi la manger en soupe et elle est enfin la reine des plantes hôtes puisqu’une quarantaine de papillons viennent y pondre dessus.

la piqure de l’ortie, bien que désagréable,  n’est en général pas dangereuse. La douleur arrive dès le contact, mais s’estompe après une demi-heure voire quelques heures . Elle peut cependant parfois provoquer des crises d’urticaire qui se caractérisent par des boutons associés à des démangeaisons  . Plus rarement, elle peut être source de réactions allergiques.

Mais tous les animaux ne la craignent pas. Certains l’utilisent comme abri. D’autres viennent y pondre ou  s’en nourrissent.

  Cette araignée Xysticus qui s’y cache pour attendre sa proie ou cette limace qui grignote sa feuille ne semblent pas vraiment importunées par les nombreux piquants de la plante .

*Les vertus antimicrobiennes sont également connu des étourneaux et d’autres passereaux qui prennent des bains de fourmis pour se débarrasser des parasites .

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