- Règne : Animalia
- Classe : Insecta
- Ordre : Lepidoptera
- Famille : Sesiidae
- Sous-famille : Sessiinae
- Genre : Sesia
Présentation
La Sésie apiforme est un lépidoptère qui fait partie de la famille des Sesiidae et du genre Sesia. La famille des Sesiidae regroupe plus de 1 462 espèces dans le monde, réparties en 160 genres. Malgré leur apparence exotique, ces papillons sont bien présents sur notre territoire : une centaine d’espèces vivent en Europe, dont 57 en France.
Le genre Sesia se distingue au sein de cette famille par la taille imposante de ses représentants et la perfection de leur déguisement. Alors que de nombreuses sésies imitent de petites guêpes ou des syrphes, les membres du genre Sesia ciblent des modèles plus massifs et plus redoutés, comme le frelon. Cette ressemblance est renforcée par une morphologie robuste et une envergure pouvant atteindre 45 mm, ce qui en fait les colosses de la famille.

La grande particularité des Sesiidae est d’avoir des ailes en grande partie dépourvues d’écailles. Chez la plupart des papillons, les écailles apportent les couleurs et l’opacité. Chez les sésies, elles tombent dès les premiers battements d’ailes après l’éclosion. Cette transparence est une adaptation précise : elle imite la texture des ailes des guêpes ou des abeilles, qui sont membraneuses. Cette famille est d’ailleurs célèbre pour être l’une des meilleures représentantes du mimétisme batésien : presque toutes ses espèces ont évolué pour copier l’apparence d’insectes dotés de dards, décourageant ainsi les prédateurs.
Leur cycle de vie est dit endophyte, ce qui signifie que la chenille se développe à l’abri, à l’intérieur des tissus végétaux. En étant xylophage, la sésie transforme le bois en une forteresse protectrice. On ne soupçonne souvent leur présence au jardin que par la découverte de l’exuvie : la fine enveloppe vide de la chrysalide que le papillon laisse derrière lui, dépassant de l’écorce au moment où il prend son envol pour devenir un imago (l’adulte).
Description
Avec une longueur de 25 mm et une envergure de 30 à50 mm La Sésie du peuplier est la plus grande et la plus grosse des sésies françaises . On croirait voir une guêpe ou un frelon et il s’agit bien pourtant d’un lépidoptère. La tête est jaune et suivie d’ un petit collier noir. Le tout est orné de deux antennes brunes. La forme des antennes permet de distinguer les sexes : lisses et filiformes chez la femelle, elles sont bipectinées chez le mâle. Les petits peignes qui se trouvent sur la face interne des antennes du mâle servent à capter les phéromones de sa partenaire.


Le thorax est d’un brun sombre (presque noir) et il arbore de chaque côté une tache jaune bien marquée au niveau des épaules (les tégules). Ce contraste accentue l’illusion d’un corps segmenté comme celui d’un hyménoptère.
L’abdomen est particulièrement robuste et cylindrique. Il est paré de larges anneaux jaunes et noirs qui alternent sur toute sa longueur. Contrairement aux véritables frelons, la sésie ne possède pas de rétrécissement (le pétiole) entre le thorax et l’abdomen ; elle n’a donc pas la célèbre « taille de guêpe ». Les pattes sont fortes, d’un brun orangé, et couvertes d’une pilosité dense.
Ses quatre ailes sont transparentes, à l’exception des bordures et des nervures qui sont soulignées de roux. Cette transparence est due à la perte de la majorité de ses écailles dès son premier envol . Sur l’image de l’accouplement, on note que le mâle (à droite) est légèrement plus svelte que la femelle (à gauche). Un point remarquable est la zone de contact à l’extrémité de l’abdomen : elle est dépourvue de la touffe de poils anale (le pinceau anal) que l’on retrouve chez d’autres espèces de sésies plus petites, ce qui aide à confirmer l’identification de Sesia apiformis.

Un autre élément qui permet de distinguer les sexes est la taille. Les mâles sont toujours plus petits que leur partenaire. La différence la plus frappante concerne l’abdomen. Celui de la femelle est beaucoup plus volumineux et « gonflé », car il doit contenir et transporter une grande quantité d’œufs. Le mâle possèdent un corps plus svelte et plus « sportif », adapté à un vol actif pour localiser les femelles. Les mâles possède huit segments abdominaux visibles contre sept chez la femelle. Le mâle a besoin de ce segment supplémentaire pour avoir la flexibilité abdominale nécessaire lors de l’accouplement.
Mimétisme Batésien
La sésie du peuplier est une parfaite représentation de ce que l’on appelle le mimétisme batésien. Ce mimétisme, assez fréquent dans la nature, a été étudié et décrit en 1863 par l’entomologiste Henry Walter Bates. Au cours d’un de ses voyages en Amazonie, il découvrit qu’un papillon avait évolué au fil du temps pour prendre les couleurs et les formes d’un autre papillon.


Bates comprit que le premier papillon (le mime*) avait évolué pour profiter de la protection aposématique* du deuxième. Certains animaux arborent en effet des couleurs vives et contrastées pour prévenir les prédateurs qu’ils sont toxiques ou dangereux. La livrée jaune et noire du frelon prévient d’une piqûre douloureuse, tout comme le rouge et noir de la zygène de la filipendule avertit de la présence de substances toxiques dans ses tissus.
Bates trouva de nombreux autres cas de ce genre de mimétisme chez les reptiles (couleuvre faux-corail), les papillons (sésie apiforme), les syrphes ou les mouches (bombylidés) et il en tira quelques lois comme :
- La coexistence : L’espèce qui copie l’autre vit dans la même région et à la même période que l’autre pour que le signal de danger soit reconnu par les prédateurs locaux.
- La vulnérabilité et le nombre : Celles qui copient sont toujours plus vulnérables que l’espèce copiée. Elles sont également moins nombreuses, car si elles étaient trop fréquentes, le prédateur comprendrait vite que la « tenue » n’est pas toujours synonyme de danger.
- La distinction taxonomique : Les espèces copieuses font également toujours partie d’une famille ou d’un ordre différent de l’espèce copiée (un papillon qui imite une guêpe, par exemple).
L’alimentation de l’adulte: un jeûne paradoxal
Contrairement à la chenille qui passe des années à dévorer le bois, l’adulte (l’imago) ne se nourrit pratiquement pas. Ses pièces buccales, et notamment sa trompe, sont atrophiées ou rudimentaires, ce qui l’empêche de butiner le nectar des fleurs comme le font la plupart des autres papillons. L’imago vit sur les réserves d’énergie accumulées par la larve durant sa croissance dans l’aubier. Sa durée de vie est donc très brève, généralement limitée à quelques jours, durant lesquels il consacre toute son énergie à une mission unique : trouver un partenaire pour assurer la reproduction.
L’habitat : entre ombre et lumière
La sésie apiforme affectionne particulièrement les milieux ouverts et ensoleillés, indispensables à l’activité des adultes. On la rencontre principalement en lisière de forêts, dans les clairières, les parcs, ou encore le long des cours d’eau bordés de peupliers. L’habitat idéal combine la présence de plantes hôtes vigoureuses et une exposition directe au soleil, qui facilite la diffusion des phéromones lors de l’appel de la femelle. Au Jardin des Oiseaux, cet équilibre entre les zones boisées et les espaces dégagés offre un biotope parfait, permettant à l’insecte de trouver à la fois la protection du bois pour ses larves et la chaleur nécessaire à ses rituels de reproduction.
Le cycle de vie et la reproduction
La femelle pond ses œufs au pied des peupliers, des trembles et, plus rarement, des saules. La ponte débute peu après l’accouplement et dure plusieurs jours, car elle peut produire entre 800 et 1 500 œufs. Elle ne les insère pas dans l’écorce, mais les dépose simplement à la surface ou dans les anfractuosités du tronc, comptant sur la mobilité des nouveau-nés pour trouver leur chemin.


Une fois sortie de sa coquille après quatre semaines, la chenille pénètre dans l’arbre. Elle fore ses premières galeries sous l’écorce, puis s’enfonce plus profondément jusqu’au cœur de l’aubier dont elle se nourrit. Les larves de la sésie sont des chenilles xylophages dont le développement est particulièrement long, s’étalant sur deux ou trois ans. Durant cette période, leur présence est souvent trahie par de la « sciure » rousse (un mélange de déjections et de débris de bois) expulsée à la base du tronc.
La préparation à la métamorphose a lieu vers les mois de mars ou avril. La chenille confectionne alors un cocon robuste, formé de fragments de bois agglomérés et de débris ligneux. Ce cocon peut être situé dans le bois, à la base du tronc, ou parfois même dans le sol au contact des racines. La chenille y passe un dernier hiver avant de se transformer en chrysalide (la nymphose) au printemps suivant. Peu avant l’éclosion, la chrysalide utilise de petites épines abdominales pour se tortiller et forcer le passage vers la sortie, s’exposant à moitié à l’extérieur de l’écorce pour libérer l’imago.
L’accouplement : une patience stratégique
J’ai eu la chance d’assister à cette séquence au Jardin des Oiseaux et j’ai été surpris par la durée de leur union. Lors de mon observation, les sésies sont restées près d’une heure « à leur affaire » sans s’interrompre.

grâce au flocon de neige présents sur le sol qui tombent des peupliers femelles.
En réalité, l’accouplement peut durer plus de deux heures et se déroule « cul à cul », comme on le voit bien sur la photo. Cette durée peut sembler impressionnante, mais elle reste modeste comparée à celle de certains papillons dont l’union peut atteindre 10 à 12 heures d’affilée.
Généralement, c’est la femelle qui prend l’initiative en « appelant » le mâle. Elle se tient immobile sur une surface plane, les ailes à plat et l’abdomen relevé. Elle déploie alors son ovipositeur (ou oviscapte). Si cet organe sert principalement à déposer les œufs lors de la ponte, il joue ici un rôle crucial de communication en diffusant des phéromones sexuelles pour attirer les prétendants.

Un mâle peut ainsi rester posté à quelques dizaines de centimètres de la femelle, attendant le moment opportun. Lors de mon observation au pied d’un peuplier, ils sont restés immobiles durant de longues minutes avant de finalement s’unir.
Sur l’image de l’accouplement ci-dessus , on peut noter que le mâle (à droite) est plus « svelte » que la femelle (à gauche). Un point remarquable est la zone de contact à l’extrémité de l’abdomen : elle est dépourvue de la touffe de poils (le pinceau anal) que l’on retrouve chez d’autres espèces de sésies plus petites, ce qui est aussi un critere d’identification pour confirmer qu’il s’agit de Sesia apiformis. »
Conclusion : Un équilibre fragile au pied des arbres
L’observation de la sésie apiforme nous rappelle que la biodiversité du jardin se cache souvent là où on ne l’attend pas : au cœur même du bois. Ce papillon « frelon », maître de la tromperie et de la patience, dépend entièrement de la présence de vieux peupliers ou de trembles pour accomplir son cycle pluriannuel.
Préserver ces arbres, même lorsqu’ils présentent des signes de fatigue, c’est offrir un refuge à toute une micro-faune spécialisée. En protégeant la plante hôte, nous permettons à la sésie de poursuivre son incroyable métamorphose, de la chenille xylophage cachée dans l’aubier jusqu’à l’imago spectaculaire qui, par son mimétisme, continue de fasciner l’observateur. Au Jardin des Oiseaux, chaque exuvie trouvée sur une écorce est la preuve que ce cycle, aussi fragile que résistant, a une nouvelle fois porté ses fruits.
De la chenille à la chrysalide
Si l’adulte cherche à être vu pour effrayer, la chenille, elle, mise sur une discrétion absolue au cœur de l’arbre. Ce stade larvaire est le plus long et le plus crucial de la vie de la sésie.
La chenille : une ouvrière de l’ombre
La chenille de la sésie apiforme est typique des insectes lignivores. D’un blanc crème avec une tête brune solidement sclérifiée (durcie) pour broyer les fibres de bois, elle est dépourvue de couleurs vives, car elle vit dans l’obscurité totale de ses galeries.

le synonyme Sphaecia apiformis. » (domaine public)
Pendant deux à trois ans, elle creuse un réseau complexe dans l’aubier. Ce travail de forage n’est pas sans risque pour l’arbre : si les attaques sont massives, elles peuvent fragiliser la base du tronc et perturber la circulation de la sève. Cependant, dans un écosystème équilibré comme celui du Jardin des Oiseaux, la sésie participe au cycle naturel de décomposition du bois et sert de nourriture aux oiseaux forestiers, tels que les pics.
La chrysalide : l’étape de la transformation
Une fois sa croissance terminée, la chenille ne se transforme pas immédiatement. Elle prépare d’abord son issue. Elle creuse une galerie menant vers l’extérieur, ne laissant qu’une fine pellicule d’écorce intacte pour protéger l’entrée.
C’est derrière cette « porte » qu’elle confectionne son cocon. Ce dernier est un chef-d’œuvre d’ingénierie naturelle : un mélange de soie et de copeaux de bois agglomérés qui le rend presque indiscernable de l’environnement ligneux. À l’intérieur, la chenille devient chrysalide. Sa particularité ? Elle possède des rangées de petites pointes chitineuses sur l’abdomen. Ce sont ces « dents » qui lui permettront, le moment venu, de se tortiller pour percer l’opercule de l’écorce et s’extraire partiellement afin de libérer le papillon.


Comme je l’ai noté plus haut, elle pousse le mimétisme jusqu’à adopter un comportement spécifique : elle replie son abdomen pour faire croire qu’elle va piquer et adopte un vol bruyant qui rappelle celui de son modèle.
Bates trouva de nombreux autres cas de ce genre de mimétisme chez les reptiles (couleuvre faux-corail), les papillons (sésie apiforme), les syrphes ou les mouches (bombylidés) et il en tira quelques lois comme :
- La coexistence : L’espèce qui copie l’autre vit dans la même région et à la même période que l’autre pour que le signal de danger soit reconnu par les prédateurs locaux.
- La vulnérabilité et le nombre : Celles qui copient sont toujours plus vulnérables que l’espèce copiée. Elles sont également moins nombreuses, car si elles étaient trop fréquentes, le prédateur comprendrait vite que la « tenue » n’est pas toujours synonyme de danger.
- La distinction taxonomique : Les espèces copieuses font également toujours partie d’une famille ou d’un ordre différent de l’espèce copiée (un papillon qui imite une guêpe, par exemple).
La découverte de Henry Walter Bates prit alors son nom. On parle encore aujourd’hui de mimétisme batésien pour nommer ce phénomène fascinant.
Distribution
La Sésie apiforme occupe une vaste aire paléarctique, s’étendant de l’Europe à l’Asie centrale. Elle a toutefois été introduite en Amérique du Nord à la fin du XIXe siècle, probablement via le transport de bois infesté, et s’y est établie de façon localisée. Son implantation se concentre principalement dans le Nord-Est des États-Unis, de l’État de New York à la Pennsylvanie, ainsi que dans le Nord-Ouest Pacifique.

Sa présence est strictement conditionnée par celle de ses plantes hôtes, principalement les peupliers (Populus) et les trembles, dont elle exploite le bois au stade larvaire. On la rencontre ainsi dans les vallées alluviales ou les milieux urbains de ces régions. Bien qu’elle soit présente en plaine, elle dépasse rarement les 1 000 mètres d’altitude, restant discrète grâce à son mimétisme protecteur.
Taxonomie
La Sésie apiforme a été initialement décrite et nommé « Sphinx apiformis » par le naturaliste suedois Carl Alexander Clerk en 1759. À cette époque, on classait encore ces papillons parmi les « Sphinx » en raison de leur allure robuste.
Le genre Sesia a été créé par l’économiste et entomologiste Danois Johan Christian Fabricius
La famille des Sesiidae a été proposée en 1828 par l’entomolgiste français Jean- Baptiste Alfonse Dechauffour de boisduval
La sésie apiforme est aujourd’hui considérée comme l’espèce type du genre Sesia, ce qui signifie qu’elle sert de référence absolue pour définir les caractéristiques de tout son groupe.
Étymologie
Le nom de genre Sesia dérive du grec ancien sês, qui signifie « teigne » ou « mite ». Historiquement, ce mot était utilisé pour désigner les insectes dont les larves rongent et détruisent les matériaux (ici, le bois des arbres).
L’épithète apiformis est composé du latin apis (l’abeille) et forma (la forme). Littéralement, il signifie « qui a la forme d’une abeille ». Bien que la sésie ressemble davantage à un frelon, les naturalistes du XVIIIe siècle utilisaient souvent le terme « abeille » de manière générique pour désigner les insectes hyménoptères ailés et rayés.
Le nom vernaculaire Sésie du peuplier reprend le nom de genre et y ajoute le nom de sa principale plante hôte, le peuplier.
Noms vernaculaires à l’étranger
Dans les autres pays, on retrouve presque toujours cette idée de « papillon-frelon » ou de « papillon aux ailes de verre » :
En Angleterre, on l’appelle Hornet Moth (le papillon-frelon). En Allemagne, son nom est Hornissen-Glasflügler, ce qui signifie « la sésie-frelon aux ailes transparentes ».
Chez nos voisins italiens, on utilise le nom Sesia apiforme, tout comme en Espagne avec Sesía apiforme. Aux Pays-Bas, on l’appelle Hoornaarvlinder (le papillon-frelon), tandis qu’en Suède, son pays d’origine pour la science, on le nomme Bålgetinglik glasvinge, ce qui veut dire « l’aile de verre qui ressemble à un frelon »
Confusion
Le Sphinx bourdon est sans doute le candidat le plus sérieux pour une confusion. Comme la sésie, il possède des ailes transparentes et un corps trapu. Cependant, on peut le reconnaître à sa manière de voler : il pratique le vol stationnaire devant les fleurs pour butiner, à la manière d’un colibri, ce que la sésie ne fait jamais puisqu’elle ne se nourrit pas.

Son corps est également beaucoup plus poilu, avec des teintes vert olive et une bande sombre sur l’abdomen. on peut aussi le confondre avec d’autres espèces de sésies qui volent en France telles que :
La Sésie de l’osier : Bien que plus petite, elle partage les mêmes milieux humides. Elle se distingue par une coloration plus rougeâtre sur les ailes et un corps beaucoup plus fin. Elle ressemble davantage à une petite guêpe solitaire qu’à un frelon massif.
La Sésie de l’aulne (Paranthrene tabaniformis)
C’est une autre espèce de grande taille qui peut prêter à confusion. Son nom d’espèce (tabaniformis) signifie qu’elle a la « forme d’un taon ». Son corps est d’un bleu-noir profond avec des anneaux jaunes plus fins que ceux de la Sésie apiforme. Elle imite plus volontiers les guêpes du genre Polistes.
La Sésie du framboisier (Pennisetia hylaeiformis)
Elle possède également des anneaux jaunes très marqués, mais elle est nettement moins robuste. On l’observe généralement à proximité des ronces ou des framboisiers.
Tétines buccales : nom donné par André Lequet
