- Règne : Animalia
- Embranchement : Chordata
- Sous embranchement : Vertebrata
- Classe : Aves
- Ordre : Passeriformes
- Famille : Motacillidae
- Genre : Motacilla
La bergeronnette grise est inimitable et on la reconnaît de très loin. Cet automne, une partie du jardin des oiseaux a été inondée par de l’eau qui remontait par infiltration. Le gazon était recouvert d’une fine pellicule d’eau, le terrain favori des bergeronnettes qui apprécient beaucoup les zones humides. Elles ont passé plusieurs mois à patauger dans l’eau à petits pas rapides en hochant de la queue.
Présentation
La Bergeronnette grise est une espèce de passereaux appartenant à la famille des motacillidés. Elle est à l’image de ce groupe d’oiseaux qui a pour caractéristiques une silhouette svelte et une longue queue mobile. Cette morphologie facilite la capture de petits invertébrés au sol ou en vol. Beaucoup d’espèces sont terrestres et se déplacent en marchant plutôt qu’en sautant, comme le font de nombreux autres passereaux.
La famille des motacillidés regroupe environ 70 espèces réparties dans le monde entier. Ces espèces se divisent principalement en six genres, dont les plus importants sont les bergeronnettes (genre Motacilla), les pipits (genre Anthus) et les sentinelles (genre Macronyx). Ces oiseaux sont essentiellement insectivores et fréquentent volontiers les milieux ouverts, souvent à proximité de l’eau. En dehors de la reproduction, ils se déplacent fréquemment seuls ou en petits groupes lâches, parfois en dortoirs plus importants.

De nombreuses espèces entreprennent à la fin de l’été une migration vers des régions plus méridionales afin d’y trouver des ressources alimentaires suffisantes pendant la mauvaise saison.
La classification de ces oiseaux a évolué ces dernières années. Le genre Motacilla, qui regroupe les treize espèces de bergeronnettes mondiales, a fait l’objet de révisions taxinomiques à la suite d’études génétiques. Ce genre se caractérise par des oiseaux au plumage souvent contrasté, qui fréquentent des habitats variés allant des zones humides aux milieux urbains. La Bergeronnette grise compte elle-même plusieurs sous-espèces, comme la Bergeronnette de Yarrell, dont la répartition varie selon les zones géographiques.
En France, on peut observer trois représentants de ce groupe : la Bergeronnette des ruisseaux, la Bergeronnette printanière ainsi que la Bergeronnette grise.
La bergeronnette est un passereau qui fait partie de la famille des Motacillidae qui est constituée de 6 genres et 70 espèces parmi lesquelles 14 espèces de bergeronnettes bergeronnettes , de nombreux pipits et les sentinelles .
Le nom de la famille des Motocillidae vient des battements de queue caractéristiques que l’on retrouve chez de nombreux membres de cette espèce . la bergeronnette en est le meilleur exemple. Elle doit d’ailleurs son surnom de hoche queue (branle queue en ancien français) à cette particularité. On l’appelle aussi la lavandière en référence au mouvement que ces dernières devait faire pour brosser le linge sur le rebord incliné du lavoir.
Description
La Bergeronnette grise présente trois couleurs : le blanc, le noir et le gris. Le blanc concerne la tête et le ventre, tandis que le dos est gris. Elle possède deux marques noires autour de la tête : la calotte sur le crâne et la bavette sous le cou, qui est particulièrement visible chez le mâle en période nuptiale. Son œil est sombre. Ses pattes fines et longues lui permettent de patauger dans l’eau sans se mouiller et de marcher rapidement sur le sol à la recherche de petits insectes et d’invertébrés. Son bec, de couleur sombre, est long et fin, parfaitement adapté à son régime insectivore. La bergeronnette est un petit oiseau qui pèse entre 20 et 25 grammes et possède une envergure d’environ 25 cm.


Le dimorphisme sexuel est faible. La calotte noire de la femelle est moins étendue que celle du mâle, le noir est moins intense et le dos présente un gris plus clair. Le plumage internuptial du mâle est beaucoup moins contrasté et peut ressembler à celui de la femelle, rendant l’identification moins évidente hors période de reproduction.
Le juvénile a un plumage plus clair, avec les parties noires de l’adulte remplacées par un gris plus ou moins foncé et une bavette grise diffuse qui s’intensifie progressivement à mesure qu’il grandit.
Il ne faut pas oublier sa longue queue caractéristique, qui bat l’air de bas en haut et permet de la reconnaître de très loin. La bergeronnette adopte souvent une posture basse et une démarche rapide sur le sol. Le Troglodyte mignon est l’autre passereau qui se promène avec la queue en l’air, mais les couleurs très différentes empêchent toute confusion.
La durée de vie d’une bergeronnette grise est de 8 à 10 ans.
Alimentation
La bergeronnette grise est un oiseau essentiellement insectivore. On peut la voir chercher des vers et des larves en trottinant de gauche à droite d’un pas rapide. Les diptères sont ses mets préférés et représentent plus de 35 % de son alimentation. Elle peut les attraper lorsqu’ils sont posés sur une feuille, mais aussi en plein vol grâce à sa grande habileté. Elle apprécie également les coléoptères, les odonates, les éphémères, les moustiques, les limaces, les chenilles et de petits mollusques. Elle est même capable de faire du surplace au-dessus de l’eau pour capturer de petits poissons. Lorsque les insectes se font rares, en hiver, elle complète ses repas avec des graines ou d’autres végétaux.

Domaine public
Pour cette raison, elle affectionne les zones humides, où elle trouve facilement de petites larves, mais elle sait s’adapter à de nombreux habitats. Pour débusquer ses proies au sol, elle utilise souvent une technique de chasse par épuisement, en agitant brusquement sa queue pour forcer les insectes camouflés à se découvrir. Elle suit également volontiers les grands mammifères herbivores ou les engins agricoles pour capturer les invertébrés dérangés par leur passage. En ville, elle prospecte fréquemment les parkings et les toits plats où les insectes s’accumulent.
Nidification
La saison de nidification de la bergeronnette grise débute au mois d’avril. Quand les conditions sont optimales, elle peut mener à bien deux à trois nichées. Le mâle définit d’abord le territoire puis tente de séduire la femelle en exposant son plastron, qui est un signe de dominance et de séduction. Il trottine autour d’elle et il est rarement le seul. Les mâles cherchent à s’intimider pour obtenir les faveurs de la femelle ; c’est elle qui finit par choisir avec quel mâle elle s’accouplera. C’est elle aussi qui choisit l’endroit et commence à construire le nid durant quatre à sept jours ; le mâle l’accompagne, mais intervient peu.

Les bergeronnettes sont des oiseaux semi-cavernicoles qui construisent leur nid dans des anfractuosités, mais elles savent s’adapter et peuvent l’installer à peu près partout, comme dans des tas de bois ou des cavités de murs. Le nid en forme de coupe est fait de végétaux variés, de brindilles, de paille ou de mousses. le fond est tapissé de poils ou de plumes pour l’isolation et le confort des juvéniles .
La femelle y dépose 5 ou 6 œufs blanc-grisâtre tachés de petits points marron à raison de un œuf par jour. C’est le temps qu’il lui faut pour former la coquille à base de calcium. S’il y a 5 œufs, la femelle ne débutera la couvaison qu’au cinquième jour pour que tous les œufs éclosent au même moment. Chez les rapaces, c’est un peu différent et la femelle commence la couvaison dès le premier œuf. L’incubation dure 12 à 15 jours et elle est principalement assurée par la femelle grâce à sa plaque incubatrice.
Le mâle, lui, participe au nourrissage en faisant des allers-retours incessants. Chaque petit a droit à plus de 50 becquées par jour, ce qui peut représenter plus de 300 allers-retours pour la famille. On voit fréquemment le mâle entrer avec un insecte Une fois sortis du nid, les jeunes sont surveillés par les parents qui leur apprennent les gestes essentiels. En réalité, cela varie selon les besoins des jeunes qui ne sont pas tous aussi dégourdis. Comme chez les petits humains, certains deviennent vite autonomes alors que d’autres attendent tout de leurs parents..
Comportement
En dehors des périodes de reproduction où mâle et femelle vivent ensemble, les bergeronnettes sont des oiseaux très sociaux qui aiment la vie en groupe. On peut les voir à l’automne se regrouper pour passer la nuit dans des dortoirs communs un peu à la manière des étourneaux. Les rassemblements ont aussi lieu au moment des migrations. Les Bergeronnettes grises se regroupent alors pour affronter ensemble le long parcours qui va les conduire vers des cieux plus cléments ou qui va les ramener à la fin de l’hiver vers leurs lieux habituels de nidification.
Photos (Dortoirs de Bergeronnettes grises à Châteaulin) (Bergeronnettes dans le sapin de Bridgend en Angleterre)
Des dortoirs de bergeronnettes ont été souvent décrit . A Châteaulin, en France, les bergeronnettes reviennent chaque année dans les arbres du quai Charles de gaulle . elles y arrivent vers le mois de décembre et sont certainement attirées par la présence de l’eau , la protection que leur offre les arbres ainsi que de l’éclairage qui réchauffe l’atmosphère . le même phénomène a été décrit en Angleterre ou 200 bergeronnettes se rassemblent sur le sapin de noël de la ville de Bridgend où elles profite là aussi de la chaleur dégagée par les guirlandes lumineuses .
Migration
Comme beaucoup de passereaux, la bergeronnette est un migrateur partiel. Les populations qui vivent dans des climats tempérés restent sédentaires, tandis que celles qui vivent plus au nord migrent vers des pays plus chauds, comme la France, l’Espagne ou le Portugal. Quelques individus traversent la Méditerranée et migrent jusqu’en Afrique du Nord. Une petite fraction franchit même le Sahara et descend jusqu’au Sénégal, voire dans le golfe de Guinée. Des bergeronnettes grises baguées en Islande ont été retrouvées dans ces régions.

Ce périple repose sur une préparation physiologique intense. Avant le départ, l’oiseau accumule des réserves de graisse, qui servent de carburant pour les étapes de vol continu. La bergeronnette voyage principalement de jour et effectue ses déplacements par étapes successives. Elle suit souvent les côtes ou les vallées fluviales, qui lui servent de repères visuels. Elle utilise également le champ magnétique terrestre et la position du soleil pour s’orienter. Le franchissement d’obstacles majeurs, comme le Sahara ou la mer, représente un défi immense, car l’oiseau doit affronter vents contraires et épuisement. Malgré ces difficultés, les individus migrateurs font preuve d’une grande fidélité à leurs quartiers d’hiver et retrouvent souvent le même site d’une année sur l’autre.
Distribution

Taxonomie
La Bergeronnette grise a été décrite et nommée par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758 sous le nom initial de Motacilla alba.
Le nom de genre Motacilla a été créé en 1758 par le naturaliste suédois Carl von Linné.
La famille des motacillidae a été proposée en 1815 par le naturaliste franco-allemand Constantine Samuel Rafinesque.
Étymologie
Motacilla est composé du mot latin moto, « se mouvoir souvent » ou « s’agiter », et de cilla. Ce dernier mot n’existe pas en latin, mais a pourtant toujours été traduit comme le signifiant de « queue » par tous les naturalistes qui se sont penchés sur sa traduction. D’autres sources font descendre le mot du grec ancien « muttex », choisi par le grammairien grec d’Alexandrie Hésychius pour désigner les petits oiseaux.
Alba, du latin blanc, désigne la couleur blanche qui est l’une des trois couleurs de l’oiseau avec le noir et le gris.
Bergeronnette grise Le nom vernaculaire de bergeronnette lui a été donné, car cette espèce se plaît, comme les autres bergeronnettes, au milieu des troupeaux et donc des bergers ou plutôt des bergères. Car son nom, qui contient le diminutif « ette », veut dire petite bergère. Elle se plaît aussi dans les bergeries où elle peut se nourrir des nombreux insectes qui tournent autour des animaux. Grise parce que c’est sa couleur dominante.
Hochequeue Il suffit de l’avoir vue une seule fois se déplacer pour comprendre la raison de ce nom. Elle ne cesse en effet de faire des hochements de bas en haut avec sa queue lorsqu’elle se déplace avec de petits pas rapides à la recherche de nourriture. Le naturaliste Buffon avait noté ce détail dans la description qu’il fait de la bergeronnette et les compare aux mouvements du corps des lavandières qui se baissent et se relèvent pour battre le linge.
« Elles (les bergeronnettes) y viennent, pour ainsi dire, battre la lessive avec les laveuses, tournant tout le jour alentour de ces femmes, s’en approchant familièrement, recueillant les miettes que parfois elles leur jettent, et semblent imiter, du battement de leur queue, celui qu’elles font pour battre leur linge, habitude qui a fait donner à cet oiseau le nom de lavandière. »
Les provençaux l’ont baptisé guigne-queue.
Les noms à l’étranger
Les Anglais la nomment Pied wagtail (bergeronnette pie) et parfois White wagtail pour la différencier de la bergeronnette de Yarrell (Motacilla alba yarrellii). Les Italiens l’appellent Ballerina bianca en référence à ses petits pas de danse, mais disent aussi cutrettola ou queue tremblante.
Les Espagnols reprennent l’expression de Buffon et la nomment Lavandera blanca, la lavandière blanche. Les Allemands la nomment échasse d’eau, Wasserstelze, car la bergeronnette grise aime beaucoup patauger dans les eaux peu profondes ou les marais à la recherche de nourriture. Ils l’appellent également Stelze ou Bachstelze. Les Portugais, eux, disent Alveola-branca qui signifie tout simplement Bergeronnette blanche.
En Asie, où l’oiseau est très présent, ses noms reflètent également son lien avec l’eau et son mouvement incessant. Au Japon, elle est appelée Hakusekirei (ハクセキレイ). Dans la mythologie japonaise, la bergeronnette occupe une place sacrée : elle aurait appris aux divinités créatrices du Japon l’art de la parade nuptiale en agitant sa queue. En Chine, on la nomme Báijílíng (白鶺鴒), ce qui souligne son plumage blanc et pur. En Inde, dans certaines régions, elle est perçue comme un signe de chance lorsqu’elle arrive avec les eaux de la mousson.
La bergeronnette est un emblème national en Lettonie où elle est nommée « baltā cielava », la bergeronnette blanche. Elle a été nommée ainsi en 1960 par le Conseil international pour la protection des oiseaux. D’après le naturaliste Ilmārs Tīrmani
Sous espèces
La bergeronnette grise a été décrite et nommée « Motacilla alba »par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758. On compte aujourd’hui 8 ou 9 sous espèce comme :
- la Bergeronnette de Yarrell Motacilla (alba) yarrellii
- Bergeronnette du Maroc Motacilla (alba) subpersonata
- Bergeronnette masquée Motacilla (alba) personata
- Bergeronnette du Baïkal Motacilla (alba) baicalensis
- Bergeronnette de Sibérie Motacilla (alba) ocularis
- Bergeronnette lugubre Motacilla (alba) lugens
- Bergeronnette de l’Himalaya Motacilla (alba) alboides
- Bergeronnette de l’Amour Motacilla (alba) leucopsis
Certaines de ses sous espèces sont considérées par certains ornithologues comme des espèces à part entières.
En France on peut également rencontré d’autres espèces comme la bergeronnette des ruisseaux (Motacilla cinerea) ou la bergeronnette printanière (Motacilla flava).
Croyances
Dans certaines campagnes, les anciens jetaient des pierres sur les bergeronnettes parce qu’ils pensaient qu’elles faisaient tourner le lait ou le faisaient devenir rouge. Cette crainte venait d’une observation mal interprétée : la bergeronnette fréquente les étables et les troupeaux pour capturer les mouches et les taons qui harcèlent les bêtes. Si une vache tombait malade ou si son lait s’altérait, la présence de l’oiseau, alors considéré comme un mauvais présage, servait de bouc émissaire.
Dans l’Antiquité, c’était tout le contraire : les bergers appréciaient au contraire la bergeronnette et voyaient en elle un esprit protecteur de leur troupeau. Sa vigilance et ses cris d’alerte permettaient de prévenir les bergers de l’approche d’un prédateur ou d’un intrus. Celui qui tuait une bergeronnette risquait de voir une malédiction tomber sur ses bêtes. Dans la mythologie grecque, elle était parfois associée à Aphrodite pour sa grâce, ce qui explique sans doute pourquoi une autre croyance dit que celui ou celle qui voit une bergeronnette hocher la queue près de sa maison au mois de mai tombera amoureux avant la fin de l’année. On l’appelait aussi l’« oiseau de la Vierge » dans certaines régions chrétiennes, renforçant son image de créature sacrée et intouchable.
La bergeronnette bis
Pendant la Seconde Guerre mondiale, la bergeronnette a donné son nom à un autogire (hélicoptère) qui était utilisé pour l’observation. Ce mini-hélicoptère pliable, nommé Focke-Achgelis Fa 330 Bachstelze, était embarqué sur les sous-marins
U-Boote pour les aider
à repérer leur cible en prenant
un peu de hauteur. La bergeronnette était
tractée par le sous-marin grâce à un câble en acier. Le pilote communiquait avec le sous-marin grâce à un téléphone. Très léger, il était stocké dans deux tubes lance-torpilles et il fallait à peine 7 minutes pour le monter et le lancer à l’arrière du sous-marin.

L’analogie avec l’oiseau est frappante : tout comme la bergeronnette grise s’élève et ondule au-dessus des champs pour repérer ses proies, cet appareil permettait aux marins de voir bien au-delà de l’horizon visible depuis le kiosque du sous-marin. En s’élevant à environ 120 mètres d’altitude, le pilote du Bachstelze augmentait la portée de détection de 5 milles nautiques à plus de 25 milles. Cependant, cette « bergeronnette mécanique » représentait un grand danger pour le pilote : en cas d’attaque aérienne surprise, le sous-marin devait plonger en urgence, obligeant parfois à couper le câble et à abandonner l’observateur en plein vol.
Pour voir une video de la Bergeronnette grise qui cherche à manger au jardin des oiseaux , c’est là : https://www.facebook.com/watch/?ref=search&v=479992763534944&external_log_id=bafe26db-1a29-4864-a4b2-9ecb4bab98c6&q=bergeronnette
Citations
«… Sur la terre fraichement retournée et encore luisante, de petits oiseaux gris et blancs s’éparpillent, trottinent agilement dans les creux, sur les mottes, picorent de droite et de gauche les larves et les vers venus au jour. »
Paul Géroudet
La bergeronnette
« Elle court autant qu’elle vole, et toujours dans nos jambes, familière, imprenable, elle nous défie, avec ses petits cris, de marcher sur sa queue. »
Jules renard
Dicton
Si les bergeronnettes
trottent sur les ruisseaux
ferme ta maisonnette , il va pleuvoir des seaux
