Etymologie Hespérie du faux-buis

Pyrgus alveus (Hübner, 1803)

Noms scientifiques

Le nom de genre Pyrgus vient du grec « πύργος » (pýrgos), qui signifie « tour » ou « rempart ». Selon les auteurs, plusieurs hypothèses ont été avancées. Pour les uns, ce mot ferait référence aux franges blanches entrecoupées de noir. Pour les autres, il évoquerait le dessin blanc qui marque le dessus des ailes brunes. Dans les deux cas, il renvoie à la ressemblance de ces motifs avec des tours crénelées.

Hespérie du faux-buis (Pyrgus alveus)
Hespérie du faux-buis (Pyrgus alveus)

L’épithète alveus vient du latin et désigne notamment un plateau de jeu à cases. Comme le nom de genre, il fait référence au dessin en forme de damier qui orne le dessus des ailes.

Noms vernaculaires

Le nom « faux-buis » désigne la Polygale faux-buis (Polygala chamaebuxus), qui est l’une des plantes hôtes du papillon.

Le mot « Hespérie » vient du grec ancien « ἕσπερος » (hesperos), qui signifie « le soir » ou « l’occident ». Il fait référence aux Hespérides, les nymphes du soir de la mythologie grecque, auxquelles les entomologistes ont emprunté le nom de cette famille de papillons.

Le nom vernaculaire « Plain-chant » a été créé en 1762 par l’entomologiste français Étienne Louis Geoffroy. Il ferait référence aux taches blanches des ailes, dont la disposition rappelait les notes de la musique grégorienne, appelée autrefois plain-chant. Créé à l’origine pour l’Hespérie de la mauve (Pyrgus malvae), ce nom a ensuite été repris par Engramelle en 1779 pour désigner l’Hespérie du faux-buis.

L’Hespérie du faux-buis est aussi appelée « Dé à jouer » en raison des nombreuses taches blanches carrées qui rappellent les faces d’un dé. Elle est également connue sous le nom d’« Hespérie fritillaire », en référence au motif en damier que l’on peut trouver sur les fleurs de fritillaires.

Les noms à l’étranger

Les noms attribués à l’Hespérie du faux-buis mettent en avant deux caractéristiques principales : son aspect en damier et ses plantes hôtes.

Les Anglais la nomment « Large Grizzled Skipper », que l’on peut traduire par « grande Hespérie grisonnante ». Ce nom fait référence à l’aspect grisâtre que lui donnent les nombreuses taches blanches dispersées sur le dessus des ailes. Les Néerlandais utilisent une image voisine avec « Groot spikkeldikkopje », littéralement « grande Hespérie tachetée ».

En Allemagne, le nom le plus répandu est « Sonnenröschen-Würfel-Dickkopffalter », c’est-à-dire « Hespérie à damier de l’hélianthème ». Il associe les deux caractères les plus marquants de l’espèce : le dessin en damier de ses ailes (Würfel, « damier » ou « dés ») et l’Hélianthème, l’une de ses principales plantes hôtes dans une grande partie de son aire de répartition. D’autres noms allemands plus anciens, comme « Halbwürfelfalter » (« demi-papillon à damier »), insistent uniquement sur le motif des ailes.

En Espagne, elle est appelée « Ajedrezada serrana », que l’on peut traduire par « Damier des montagnes ». Ce nom évoque à la fois le quadrillage caractéristique de ses ailes et les prairies montagnardes où l’espèce est particulièrement fréquente.

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