- Règne : Animalia
- Classe : Insecta
- Ordre : Lepidoptera
- Famille :Papilionidae
- Sous-famille : Papilioninae
- Genre : Papilio
Présentation
Le Machaon appartient à l’ordre des lépidoptères et à la famille des Papilionidae, laquelle regroupe de grands papillons de jour. Cette famille de lépidoptères est la plus connue et la plus étudiée par les entomologistes. Elle regroupe près de 600 espèces dans le monde. Sa classification repose sur des caractères morphologiques précis, notamment la nervation alaire et la structure des pièces génitales. Bien que cette famille soit très diversifiée à l’échelle mondiale, elle ne compte qu’une douzaine d’espèces en Europe, dont 7 sont présentes en France métropolitaine.
La plupart des espèces qui font partie de cette famille sont des grands papillons diurnes. Ils portent généralement des couleurs vives, ont un vol vigoureux et certains ont une queue qui prolonge les ailes postérieures. D’un point de vue anatomique, les membres de cette famille possèdent une caractéristique unique chez les larves : l’osmeterium, un organe défensif glandulaire. Chez les adultes, on observe souvent une nervation alaire simplifiée sur l’aile postérieure, qui ne possède qu’une seule nervure anale, alors que la plupart des autres papillons en possèdent deux.

La majorité des papillons de cette famille vivent sous les tropiques et l’on trouve parmi eux des papillons de très grande taille comme l’Ornithoptère de la Reine Alexandra (Ornithoptera alexandrae). La femelle de cette espèce, qui vit dans le sud-est de la Papouasie-Nouvelle-Guinée, est connue pour être le plus grand papillon diurne. Elle peut avoir une envergure de 28 cm, ce qui représente plus de trois fois la taille d’un spécimen européen moyen.
Le genre Papilio, dont le Machaon est l’espèce type, regroupe plus de 200 espèces à travers le globe. En Europe, ce genre est extrêmement restreint puisqu’il ne comprend que deux représentants : le Machaon, largement réparti, et le Porte-queue de Corse (Papilio hospiton), qui est une espèce endémique des îles de Corse et de Sardaigne.
En France, on compte plus de 130 espèces de papillons de jour comme le Paon du jour (Aglais io), le Vulcain, la Petite Tortue (Aglais urticae), la Belle-Dame (Vanessa cardui), la Carte géographique (Araschnia levana), le Petit Mars changeant (Apatura ilia) ou le Robert-le-Diable (Polygonia c-album). Le Machaon occupe une place singulière au sein de cette diversité par ses dimensions et ses motifs contrastés en damier jaune et noir.
Description
Avec le Flambé, le Machaon est l’un des plus grands papillons diurnes que l’on peut rencontrer dans nos jardins. Les plus grands spécimens atteignent 90 mm d’envergure. Certains considèrent qu’il est aussi l’un des plus beaux, même si chaque espèce de lépidoptère possède une forme de perfection propre à son genre.

Ce lépidoptère de grande taille possède une envergure qui oscille entre 75 et 90 mm. Il est immédiatement identifiable à sa silhouette imposante, à ses ailes largement déployées et à son vol puissant qui alterne des battements vigoureux et des phases de planage. Ses ailes antérieures présentent un fond jaune soufre éclatant, découpé par un réseau complexe de nervures et de taches noires qui forment un damier graphique. Cette livrée contrastée lui permet de briser sa silhouette dans les jeux de lumière des prairies fleuries.
Les ailes postérieures, plus travaillées, dévoilent une bande submarginale bleue poudrée et un ocelle circulaire rouge brique à l’angle anal. Ce point rouge, qui simule un faux œil, sert de leurre pour détourner les attaques des prédateurs vers l’arrière de l’animal. L’abdomen est fuselé, jaune marqué de noir, et se termine par une extrémité plus ou moins arrondie selon le sexe. L’aile postérieure se prolonge par une queue effilée, un attribut morphologique qui lui vaut son surnom de Porte-queue.
Le revers de ses ailes reprend les mêmes motifs mais avec une tonalité plus pâle, ce qui atténue sa visibilité lorsqu’il se referme sur une plante. Sa caractéristique la plus fonctionnelle reste sa spiritrompe, un organe robuste qu’il enroule en spirale au repos. Il déploie cet appendice pour sonder les corolles profondes et aspirer les jus sucrés ainsi que le nectar. Cet attribut lui permet l’accès à des sources nutritives variées, des lavandes aux buddléias. Cependant, sa grande taille et la longueur de ses queues deviennent parfois un handicap dans une végétation trop dense ou face à des plantes aux structures complexes.


Ses yeux, volumineux et globuleux, sont d’un brun sombre. Ils sont adaptés à une détection fine des mouvements et des couleurs, notamment dans le spectre des ultraviolets. Ses antennes sont noires, fines et se terminent par une massue distincte. Elles lui servent de capteurs chimiques performants pour détecter les phéromones ou les essences aromatiques des plantes hôtes, comme le fenouil ou la carotte sauvage, à grande distance. Les apprentis lépidoptéristes peuvent parfois le confondre avec le Flambé, qui possède pourtant des caractéristiques bien différentes, ou avec le Porte-queue de Corse (Papilio hospiton) que l’on rencontre sur l’Île de Beauté.
Dimorphisme
À première vue, les Machaons se ressemblent tous. Il paraît très difficile, voire impossible, de dire quel est le mâle et quelle est la femelle. Il existe pourtant trois caractéristiques principales qui permettent de les identifier très facilement.


La première différence concerne la taille des individus. Le mâle, avec une envergure de 6 à 7 cm, est souvent plus petit que la femelle qui atteint 8 à 9 cm. La deuxième distinction se situe au niveau de la silhouette générale. L’abdomen de la femelle, qui doit porter les œufs, est plus renflé que celui du mâle.
La troisième caractéristique est celle qui vous permet d’identifier les sexes à coup sûr. Le bout de l’abdomen du mâle est pointu car il abrite les valves pour l’accouplement. À l’inverse, l’extrémité de l’abdomen de la femelle est plus arrondie et se termine par l’ovipositeur.
Hill topping
Le Machaon pratique une stratégie de rencontre singulière que les scientifiques nomment le hill-topping. On traduit ce terme anglais par rassemblement au sommet, mais dans la littérature scientifique francophone, on parle également de la quête du relief. Ce comportement social regroupe les mâles sur les points les plus élevés du paysage. Ils patrouillent de manière incessante au-dessus de ces crêtes ou de ces buttes, où ils défendent un petit territoire contre tout autre concurrent.

Cette altitude leur offre un avantage stratégique majeur. Depuis ces postes d’observation, les mâles utilisent leur vision panoramique pour surveiller les pentes. Lorsqu’une femelle vierge quitte son lieu de naissance, elle suit instinctivement la pente du terrain vers le haut pour rejoindre ces sommets. Ce mécanisme augmente les chances de rencontre entre les sexes dans un paysage vaste où les individus vivent souvent de manière dispersée.
Une fois qu’une femelle arrive sur la crête, les mâles entament des parades nuptiales aériennes. Le plus vigoureux d’entre eux s’accouple alors avec elle. Après la fécondation, la femelle redescend vers les vallées et les plaines plus riches en végétation. Elle y cherche les plantes hôtes nécessaires pour déposer ses œufs en toute sécurité.
Alimentation
Le Machaon visite une grande diversité de fleurs pour subvenir à ses besoins énergétiques. Il montre une préférence marquée pour les plantes qui produisent un nectar abondant et dont la forme permet un accès facile à sa trompe. La lavande offre des épis violets qui constituent des sites de ravitaillement privilégiés durant tout l’été. Le buddléia, cet arbuste surnommé l’arbre aux papillons, exerce une attraction très forte sur cette espèce. Les chardons et les cirses sont des fleurs sauvages qui offrent une source de nourriture stable dans les prairies et les friches. Très présente dans les zones non fauchées, la centaurée attire régulièrement l’imago. La valériane rouge présente des grappes de fleurs rouges ou roses qui reçoivent les faveurs des individus dans les jardins méridionaux. Enfin, le trèfle des prés constitue une ressource importante, notamment pour la première génération printanière.
Plantes hôtes
Le développement de la chenille dépend exclusivement de la présence de plantes spécifiques que la femelle sélectionne avec soin lors de la ponte. Le Machaon est une espèce dite oligophage*, ce qui signifie qu’il se nourrit d’un nombre restreint de végétaux appartenant principalement à la famille des Apiacées (anciennement les Ombellifères).
Dans les jardins et les potagers, les chenilles occupent souvent le fenouil, l’aneth, le persil ou les fanes de carottes. En milieu sauvage, elles se développent sur le dompte-venin officinal ou la berce commune. La femelle teste la qualité chimique de la plante avec des récepteurs situés sur ses pattes avant d’y déposer un œuf. Cette sélection rigoureuse garantit à la larve une nourriture riche en nutriments dès sa naissance.
Certaines populations locales s’adaptent parfois à des plantes d’autres familles, comme la rue officinale qui appartient aux Rutacées. Cette plante contient des substances chimiques proches de celles des Apiacées, ce qui permet la survie et la croissance des chenilles. La présence de ces plantes nourricières est le facteur principal qui détermine la répartition du papillon à l’échelle d’un territoire.
Le choix des variétés de fenouil
Le fenouil officinal (Foeniculum vulgare) reste le fenouil préféré du Machaon. Cette plante se distingue par sa robustesse et sa capacité à croître dans des sols secs et rocailleux. Le Machaon recherche les plants qui poussent de manière isolée sur les talus ou les friches car ils offrent une meilleure exposition au soleil. La plante sauvage contient des huiles essentielles dont l’odeur guide le papillon lors de sa recherche de sites de ponte. Le Machaon adopte aussi avec beaucoup d’intérêt le Fenouil bronze (Foeniculum vulgare ‘Purpureum’). Cette variété décorative au feuillage sombre absorbe davantage la chaleur solaire, ce qui favorise le développement des œufs. Le contraste visuel entre le corps coloré de la chenille et les tiges cuivrées de ce végétal facilite l’observation pour le naturaliste.


Le fenouil bulbeux ou fenouil de Florence (Foeniculum vulgare var. azoricum) attire également ce lépidoptère dans les potagers. Cependant, cette variété cultivée possède des tissus plus gorgés d’eau et moins concentrés en essences aromatiques que la forme sauvage. Bien que la ponte y soit possible, le développement des chenilles dépend alors de la fréquence des arrosages. Si le jardinier laisse la plante monter en graine, elle devient alors un support idéal pour les pontes tardives en fin de saison.
Cycle de vie
Le Machaon, comme tous les papillons, est un insecte holométabole. Cela signifie que son cycle de vie passe par une métamorphose complète qui comporte quatre stades distincts : l’œuf, la larve (chenille), la nymphe (chrysalide) et l’imago (papillon adulte). Selon les conditions climatiques de la région, cette espèce produit généralement deux générations par an, une au printemps et une autre en été. Dans les zones les plus chaudes du sud de la France, une troisième génération peut parfois voir le jour avant l’arrivée de l’automne.

Tout commence après l’accouplement sur les sommets. La femelle fécondée redescend en plaine et recherche activement des plantes de la famille des Apiacées, comme le fenouil sauvage, la carotte ou l’aneth. Elle dépose ses œufs de manière isolée sur les feuilles ou les tiges de ces plantes hôtes. Chaque œuf ressemble à une petite bille sphérique d’abord jaune clair, qui vire au brun puis au gris juste avant l’éclosion.
À la sortie de l’œuf, la jeune chenille mesure à peine quelques millimètres. Sa première livrée est sombre avec une tache blanche caractéristique au milieu du corps. Cette apparence rappelle une fiente d’oiseau, ce qui constitue une protection efficace contre les prédateurs. Au fil des mues, elle change totalement d’aspect pour devenir ce spécimen vert clair annelé de noir et ponctué de points orange que les jardiniers reconnaissent facilement.


L’illustration ci-dessus montre avec précision les cinq stades larvaires de la chenille. Jusqu’au stade 3, la chenille conserve son aspect sombre avec une tache dorsale blanche. C’est à partir du stade 4 qu’elle arbore sa robe définitive.
Lorsqu’elle se sent menacée, la chenille déploie son osmeterium. cet organe charnu et orangé est situé derrière sa tête. Cette glande en forme de fourche dégage une odeur d’acide butyrique particulièrement forte et désagréable. Ce mécanisme chimique repousse les prédateurs, notamment les fourmis ou les petits oiseaux, qui tentent de s’approcher.

Après avoir atteint sa taille maximale au stade 5, la chenille s’immobilise sur un support, souvent une tige rigide. Elle tisse une ceinture de soie pour se maintenir verticalement, la tête vers le haut. C’est alors que s’opère la dernière mue larvaire qui révèle la chrysalide. Selon la saison, cette nymphe peut rester dans cet état quelques semaines ou passer tout l’hiver sous cette forme pour protéger l’individu du gel.
Chrysalidation ou nymphose du Machaon
Contrairement aux chenilles dites suspendues qui se fixent à un support tête en bas, la chenille du Machaon s’installe tête en haut. Après sa fixation par le crémaster, elle tisse une ceinture de soie qui l’entoure à mi-corps. La fabrication de cette ceinture est d’autant plus compliquée que l’extrémité de son abdomen possède déjà des attaches au support par de petits crochets.
La chenille doit effectuer des contorsions pour tisser la soie et pour la faire passer au bon endroit. Cette étape est cruciale afin que la nymphose débute dans de bonnes conditions. Si la chrysalide occupe une mauvaise position, elle risque la chute au premier coup de vent. Les chrysalides qui utilisent ce procédé de fixation sont dites ceinturées (Pupa cingulata). En France, de nombreux papillons comme le Gazé, la Piéride du chou ou l’Aurore emploient cette méthode.


La chrysalide du Machaon possède une capacité d’adaptation remarquable. Sa couleur n’est pas prédéterminée car elle dépend du support que la chenille choisit pour sa nymphose. Si elle se fixe sur une tige de fenouil ou une plante encore verte, la chrysalide prend une teinte verte éclatante qui la rend presque invisible parmi les feuillages.
En revanche, si la chenille s’installe sur un support sec, un piquet en bois ou une pierre, elle produit une nymphe de couleur brune ou grise, parfois ponctuée de taches plus sombres. Ce mimétisme chromatique protège l’insecte immobile pendant plusieurs semaines, voire durant tout l’hiver pour la génération hivernante. Cette stratégie limite les risques de détection par les oiseaux insectivores qui patrouillent dans les jardins.
La délicate étape de la ceinture
La fabrication de cette ceinture est d’autant plus délicate que l’extrémité de l’abdomen est déjà fixée au support par de minuscules crochets.Pour réussir cet ouvrage, la chenille doit se contorsionner avec une grande précision. Elle tisse la soie et la fait passer au bon endroit afin que la nymphose puisse débuter dans de bonnes conditions. Si la chrysalide occupe une mauvaise position, elle risque de tomber au premier coup de vent.
Une fois ce harnais de sécurité solidement fixé, la chenille peut alors entamer sa transformation finale en toute stabilité. Les chrysalides qui bénéficient de ce procédé de fixation sont dites ceinturées. En France, de nombreux papillons comme le Gazé, la Piéride du chou ou l’Aurore emploient cette méthode.
Distribution
Le Machaon possède l’une des aires de répartition les plus vastes parmi les lépidoptères. Sa présence s’étend sur la quasi-totalité de l’hémisphère Nord, ce qui lui vaut le qualificatif d’espèce holarctique. Comme le montre la carte de répartition mondiale, ses populations occupent l’Europe, l’Afrique du Nord, ainsi qu’une immense zone qui traverse l’Asie jusqu’au Japon. En Amérique du Nord, il est également très commun, du Canada jusqu’au Mexique.

En France, ce papillon se rencontre sur tout le territoire. Il fréquente des milieux variés, depuis le bord de mer jusqu’aux sommets alpins. Sa grande mobilité lui permet de coloniser des jardins, des prairies fleuries ou des friches, pourvu que les plantes nourricières des chenilles y poussent. Malgré cette omniprésence, l’espèce reste sensible à la disparition des haies et à l’usage de produits chimiques qui réduisent ses habitats naturels.
Taxonomie
L’espèce a été décrite et nommée par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758 sous le nom initial de Papilio machaon.
Le nom de genre Papilio a été créé en 1758 par le même auteur bien que Johann Christian Fabricius ait apporté des précisions sur ce groupe en 1807.
La famille des Papilionidae a été proposée en 1802 par l’entomologiste français Pierre-André Latreille.
Étymologie.
Le Machaon a eu un grand nombre de noms vernaculaires comme : le grand papillon à queue du fenouil, le papillon bas -la- reine, le grand carottier, Le Grand Porte-Queue de Geoffroy, le papillon machaon, ou le grand porte-queue, etc. Le dernier de ces noms est encore utilisé aujourd’hui, etc.…
Tous ces petits noms montrent le grand intérêt qu’il a toujours suscité.
La plupart insistent sur la forme remarquable de sa queue qui lui donne une magnifique allure. Comme s’il portait une queue-de-pie.
De nombreux pays d’ailleurs, comme l’Angleterre, le Portugal, l’Allemagne ou le Danemark lui ont donné le surnom de « queue d’hirondelle ».

Le Machaon a connu un grand nombre de noms vernaculaires comme : le grand papillon à queue du fenouil, le papillon bas-la-reine, le grand carottier, le Grand Porte-Queue de Geoffroy, le papillon machaon ou le grand porte-queue. Le dernier de ces noms reste utilisé aujourd’hui. Cette appellation fait référence aux prolongements des ailes postérieures qui rappellent les appendices caudaux de certains oiseaux. Tous ces petits noms montrent le grand intérêt qu’il suscite depuis toujours. La plupart insistent sur la forme remarquable de sa queue qui lui donne une magnifique allure. Cet appendice évoque le port d’une queue-de-pie. De nombreux pays d’ailleurs, comme l’Angleterre, le Portugal, l’Allemagne ou le Danemark lui attribuent le surnom de « queue d’hirondelle ».
Noms à l’étranger
La reconnaissance de ce papillon dépasse largement les frontières de la France et chaque culture utilise des images poétiques pour le désigner. En Angleterre, les naturalistes le nomment Swallowtail, ce qui signifie littéralement queue d’hirondelle. Nos voisins allemands utilisent le terme Schwalbenschwanz pour traduire cette même analogie avec l’oiseau migrateur. Au Portugal et au Brésil, le nom Zebra apparaît parfois à cause de ses rayures noires sur fond jaune, bien que le terme technique reste lié à la queue d’hirondelle. En Italie, les observateurs l’appellent Macaone par simple adaptation du nom latin. Enfin, les Pays-Bas utilisent le mot Koninginnepage, une expression qui signifie le page de la reine et qui souligne l’élégance princière de son vol.


Premier et dernier Machaon vu au jardin des oiseaux


Quelques autres photos de Machaon



