Emmelia trabealis. (Scopoli, 1763)
Noms scientifiques
Le nom de genre Emmelia a été créé par Jacob Hübner en 1821. Il vient du grec ἐμμέλεια (emmeleia), qui désigne l’harmonie dans la musique et, plus largement, la grâce et l’élégance. Emmet explique ce choix par la beauté de l’espèce.
L’espèce a également été placée dans le genre Acontia, créé par Ferdinand Ochsenheimer en 1816. Ce nom vient du grec ἀκοντίας (akontias), qui désignait une espèce de serpent. Emmet explique ce nom par les mouvements rapides du papillon, qui évoquent ceux de ce serpent.

L’épithète trabealis a été attribuée par Giovanni Antonio Scopoli en 1763, lorsqu’il décrivit l’espèce sous le nom de Phalaena trabealis. Elle vient du latin trabea, une robe d’apparat portée dans la Rome antique. Trabealis signifie « relatif à la trabea » ou « vêtu de la trabea ». Emmet explique ce choix par le motif noir et jaune très marqué des ailes.
Noms vernaculaires
En français, l’espèce est appelée « Arlequinette jaune ». « Arlequinette » est un diminutif d’Arlequin qui évoque à la fois la petite taille du papillon et les couleurs contrastées de son costume. Le qualificatif « jaune » fait référence à la couleur dominante de ses ailes.
Noms à l’étranger
Les Anglais l’appellent Spotted Sulphur, que l’on peut traduire par « Soufre tacheté ». Ce nom fait référence à la coloration jaune du papillon et aux taches et bandes noires qui marquent ses ailes.
En allemand, elle est appelée Ackerwinden-Bunteulchen. Ackerwinde désigne le liseron des champs, l’une des plantes-hôtes de la chenille, tandis que Bunteulchen signifie littéralement « petite noctuelle colorée ». Le nom associe donc la plante-hôte à la coloration du papillon et rappelle son appartenance aux noctuelles.
En néerlandais, elle est appelée Panteruiltje, que l’on peut traduire par « petite noctuelle panthère ». Ce nom évoque les motifs contrastés de ses ailes, qui rappellent la robe tachetée d’une panthère.
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