Étymologie Botys de la molène

Paracorsia repandalis (Denis & Schiffermüller, 1775)

Noms scientifiques

Le nom scientifique original était Pyralis repandalis. Il a été publié en 1775 par Michael Denis et Ignaz Schiffermüller. L’espèce a ensuite été placée dans différents genres avant d’être rattachée à Paracorsia.

Botys de la molène (Paracorsia repandalis)
Botys de la molène (Paracorsia repandalis)

Le nom de genre Paracorsia a été créé en 1959 par l’entomologiste français Henri Marion. Il est formé à partir du préfixe grec para (παρά), qui signifie « à côté de » ou « proche de », et du nom Epicorsia, un genre établi par Jacob Hübner en 1818.

Le nom Epicorsia associe le préfixe grec epi (ἐπί), qui signifie « sur » ou « au-dessus de », et korsē (κόρση), qui désigne le côté de la tête ou les tempes. Cette origine fait référence aux palpes labiaux.

Le nom Paracorsia signifie donc littéralement « proche d’Epicorsia ». Il rappelle la proximité entre les deux noms de genres.

L’épithète repandalis dérive du latin repandus, qui signifie « relevé » ou « recourbé vers le haut ». Arthur Maitland Emmet explique que ce nom fait référence aux palpes labiaux ascendants de l’espèce.

Noms vernaculaires

Le terme « Botys » appartient à l’ancienne nomenclature française des pyrales. Il rappelle les noms de genres autrefois utilisés pour classer ces papillons.

Le nom « de la molène » fait référence à la plante sur laquelle se développe la chenille. La molène appartient au genre Verbascum, qui comprend notamment la Molène bouillon-blanc (Verbascum thapsus).

Les noms à l’étranger

Le Botys de la molène porte des noms différents selon les pays. Plusieurs d’entre eux font référence à la couleur du papillon ou à sa plante hôte.

Les anglophones l’appellent « Scarce Straw Pearl » (« Perle de paille rare »). Ce nom évoque la teinte claire des ailes du papillon. Il est également appelé « Straw Pearl » (« Perle de paille »).

Les Allemands disent « Königskerzen-Zünsler » (« Pyrale des molènes »).

Les Néerlandais le nomment « Honingbandmot ». Ce nom peut se traduire par « Pyrale à bande de miel ». Il évoque probablement les bandes orangées visibles sur les ailes

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