Lygephila craccae (Denis & Schiffermüller, 1775)
Noms scientifiques
L’espèce a été décrite en 1775 par Michael Denis et Ignaz Schiffermüller sous le nom de Noctua craccae.
Le nom de genre Lygephila a été créé en 1820 par Gustav Johan Billberg. Selon Arthur Maitland Emmet, il est formé du grec lugē (λύγη), qu’il traduit par « obscurité », et de phileō (φιλέω), « aimer ». Il signifie donc « qui aime l’obscurité ». Le Liddell-Scott-Jones, principal dictionnaire de grec ancien, donne toutefois à lugē le sens de « crépuscule ». Ce nom fait référence aux mœurs de ces papillons, qui entrent en activité dès la tombée du jour.

L’épithète craccae vient de Cracca, ancien nom de la Vesce cracca (Vicia cracca). Elle signifie « de la cracca » ou « de la vesce » et fait référence à l’une des principales plantes hôtes de la chenille.
Noms vernaculaires
Le nom Ophiuse provient de l’ancien genre Ophiusa, créé par Ferdinand Ochsenheimer. Ce nom est emprunté au grec Ophioússa (Ὀφιούσσα), qui signifie « l’île aux serpents » ou « le pays des serpents ». Ochsenheimer n’ayant laissé aucune explication sur ce choix, le lien entre ce nom et le papillon demeure inconnu..
Le terme Ophiuse a été conservé dans le nom français malgré le transfert de l’espèce dans le genre Lygephila.
L’expression pois à crapauds est un ancien nom populaire de la Vesce cracca (Vicia cracca).
Les noms à l’étranger
Les noms donnés à Lygephila craccae dans les autres langues font principalement référence à sa plante hôte.
« Les anglophones l’appellent Scarce Blackneck (« Rare cou noir »), en référence à la coloration sombre de la partie antérieure du thorax. Les Allemands utilisent Randfleck-Wickeneule (« Noctuelle des vesces à tache marginale »), qui évoque à la fois la vesce et la tache sombre située près du bord de l’aile. Les Néerlandais la nomment Grote wikke-uil (« Grande noctuelle des vesces »). Enfin, les Danois l’appellent Musevikkeugle (« Noctuelle de la Vesce cracca »). »
