Nomophila noctuella (Denis & Schiffermüller, 1775)
Noms scientifiques
Le nom de genre Nomophila a été créé par Jacob Hübner en 1825. Il est formé à partir du grec nomos, qui signifie « pâturage », et phileō, « aimer ». Arthur Maitland Emmet indique que ce nom fait référence à l’habitat de l’espèce. Nomophila peut ainsi se comprendre comme « qui aime les pâturages ».

L’épithète noctuella a été attribuée par Michael Denis et Ignaz Schiffermüller en 1775. Elle est formée sur le latin noctu, qui signifie « de nuit ». Arthur Maitland Emmet y voit une référence aux mœurs nocturnes du papillon. Arnold Spuler propose une autre interprétation et rapproche ce nom de noctua, « chouette », qu’il interprète comme « petite chouette ».
Noms vernaculaires
Le terme Pyrale vient du latin pyrallis qui désignait un animal associé au feu. Dans l’Antiquité, la pyrallis ou pyrausta était décrite comme un petit animal ailé qui vivait dans le feu. Pline l’Ancien rapporte qu’on pouvait en voir dans les fours de fonte du cuivre à Chypre. Selon cette croyance, il pouvait vivre tant qu’il restait dans le feu mais mourait dès qu’il s’en éloignait. Ce nom est lui-même lié au grec pyr, qui signifie « feu ».
Le qualificatif de la luzerne fait directement référence à la principale plante hôte de la chenille.
L’espèce est également appelée Nomophile. Ce nom reprend directement le nom scientifique du genre Nomophila.
Elle est aussi appelée Pyrale hybride. Ce nom reprend l’ancien nom scientifique Pyralis hybridalis créé par Jacob Hübner en 1796. L’épithète hybridalis vient du latin hybrida qui signifie « hybride » ou « de sang mêlé ». La raison pour laquelle Hübner a choisi cette épithète pour cette espèce n’est toutefois pas connue.
Les noms à l’étranger
Les noms donnés à cette espèce mettent en avant son caractère migrateur ou certaines de ses caractéristiques physiques.
Les anglophones l’appellent « Rush Veneer », que l’on peut traduire par « revêtement de jonc ». Le sens précis de ce nom vernaculaire n’est toutefois pas connu.
Les Allemands utilisent « Wanderzünsler », que l’on peut traduire par « pyrale voyageuse ». Ce nom fait référence au caractère migrateur de l’espèce.
Les Néerlandais la nomment « Luipaardlichtmot », que l’on peut traduire par « pyrale-lumière léopard ». Ce nom fait référence à son aspect tacheté.
Les Danois utilisent « Vandrehalvmøl », que l’on peut traduire par « mite demi-papillon voyageuse ». Ce nom évoque le caractère migrateur de l’espèce. L’ancien nom danois « Nathalvmøl » peut se traduire par « mite demi-papillon nocturne ».
Les Suédois l’appellent « Nattflymott », que l’on peut traduire par « pyrale nocturne ».
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