Plodia interpunctella (Jacob Hübner, 1813)
Noms scientifiques
La Pyrale indienne a été décrite par l’entomologiste allemand Jacob Hübner en 1813 sous le nom de Tinea interpunctella.

Le nom de genre Plodia a été créé en 1845 par l’entomologiste français Achille Guenée. Il n’a laissé aucune explication sur l’origine de ce nom. Selon l’entomologiste britannique Arthur Maitland Emmet, il pourrait s’agir soit d’un mot inventé, soit d’un dérivé du verbe latin plaudere, qui signifie « applaudir ». Dans cette seconde hypothèse, Guenée aurait voulu exprimer son admiration pour les riches marques brun rougeâtre de Plodia interpunctella, la seule espèce qu’il avait alors placée dans ce genre. Cette interprétation reste toutefois hypothétique. Jean-Yves Cordier rappelle d’ailleurs qu’Emmet classe Plodia parmi les noms dont l’origine demeure inconnue, ce qui montre qu’aucune explication ne s’impose avec certitude.
L’épithète interpunctella est formée des mots latins inter (« entre ») et punctus (« ponctué »), auxquels s’ajoute le suffixe diminutif -ella. Elle signifie littéralement « munie de petits points intermédiaires ». Selon A. Maitland Emmet, Jacob Hübner faisait référence aux petites ponctuations sombres visibles principalement entre les lignes médiane et postmédiane des ailes antérieures.
Noms vernaculaires
Le nom Pyrale indienne est la traduction de l’anglais « Indian Meal Moth ». Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne fait pas référence à l’Inde. L’expression anglaise Indian meal désignait autrefois une farine de maïs très utilisée en Amérique du Nord. Les premières chenilles observées ayant été trouvées dans cette denrée, cette appellation s’est ensuite imposée dans plusieurs langues.
L’espèce est aussi appelée Pyrale des fruits secs ou, plus couramment, Mite alimentaire. Ce dernier nom est largement employé pour désigner ce papillon lorsque ses chenilles infestent les denrées stockées dans les habitations. On rencontre aussi, plus rarement, la traduction littérale de l’anglais « Indian Meal Moth » : Mite de la farine indienne.
Le nom Pyrale des fruits secs fait référence à l’un des aliments qu’elle infeste le plus souvent. En réalité, ses chenilles se développent dans une grande variété de denrées stockées, notamment les céréales, les farines, les graines, les fruits secs, les noix, le chocolat ou encore les aliments destinés aux animaux.
Noms à l’étranger
Les noms attribués à la Pyrale indienne font presque toujours référence aux denrées alimentaires dont se nourrissent les chenilles ou à son statut de ravageur des produits stockés.
Les Anglais la nomment « Indian Meal Moth », Mite de la farine indienne. Le nom vient de l’ancienne expression Indian meal, qui désignait la farine de maïs en Amérique du Nord.
Les Allemands l’appellent « Dörrobstmotte », Mite des fruits secs.
Les Espagnols la nomment « Polilla india de la harina », Mite indienne de la farine.
Les Italiens l’appellent « Tignola fasciata del grano », Teigne rayée du grain.
Les Néerlandais disent « Indische meelmot », Mite indienne de la farine.
Les Russes la connaissent sous le nom de « Индийская мучная моль » (Indiïskaïa moutchnaïa mol), Mite indienne de la farine.
Les Japonais l’appellent « ノシメマダラメイガ » (Noshime madara meiga).
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