Frelon asiatique (Vespa velutina)

  • Règne : Animalia
  • Classe :Insecta
  • Ordre : Hyménoptère
  • Sous ordre : Apocrita
  • Famille : Vespidae
  • Genre : Vespa

Le frelon asiatique ou frelon à pattes jaunes est une espèce d’insectes hyménoptères de la famille des vespidae qui comprend les guêpes sociales ainsi que de nombreuses guêpes solitaires.
Le frelon « asiatique », lui, est une guêpe sociale. Comme l’abeille domestique, il vit au sein d’une colonie composée d’une reine, d’ouvrières, et pendant la période de reproduction de mâles et de femelles asexués.

Frelon asiatique femelle

Description

Il est facile à reconnaître, car il est plus petit et bien plus sombre que le frelon dit « Européen ». Il a également une fine bande jaune-orangé sur les derniers segments de l’abdomen. Le dessus de sa tête et son thorax sont noirs alors qu’ils sont brun roux chez son cousin l’Européen. Quant à sa face elle est orange alors qu’elle est jaune chez Vespa crabro .Ses pattes jaunes lui ont valu le nom de « frelon à pattes jaunes ».
Point négatif : Le frelon asiatique est un peu plus sensible que l’Européen et passe à l’attaque attaque plus rapidement lorsqu’on s’approche trop près de son nid .
Point positif : Contrairement au frelon européen, le frelon asiatique n’est pas attiré par la lumière. Il reste la nuit dans son nid et ne vient pas nous faire peur sur le coup des 23 heures en entrant dans notre salon par la fenêtre ouverte (j’en sais quelque chose 😉 ) comme son cousin européen.

Alimentation

L’alimentation des frelons asiatiques adultes est principalement constituée de liquides sucrés comme le nectar ou le liquide riche en protéines que les larves régurgitent lorsqu’elle les sollicite.
Il s’attaque également à différents insectes comme les mouches, les syrphes et les abeilles, mais ces mets riches en protéine servent surtout à nourrir le couvain.

Différence entre le Frelon asiatique (Vespa velutina) et le frelon européen (Vespa crabro)

Nids


Au printemps, les femelles fécondées sortent de leur hibernation et commencent à fabriquer un petit nid primaire. Une fois le nid fermé, la plus forte d’entre elles tue les autres et devient la reine.
Son destin est ainsi scellé et elle passera le restant de sa vie à pondre et à s’occuper de sa nombreuse descendance.
Le nid va alors se développer. Il est constitué de fibre de cellulose recueillie sur les arbres puis mâchée par les ouvrières jusqu’à obtention d’une pâte que les frelons utilisent pour maçonner le nid.
En fin de saison, un nid de frelons peut atteindre plus de mètres de diamètre et contenir plus de 2000 insectes.
Le plus souvent les nids sont aériens et installés en haut des arbres, mais on peut aussi en trouver dans les toitures des maisons (grenier, combles, isolation…) ou dans des cavités ou des fourrés près du sol.
Des cyclistes cette année ont été attaqués alors qu’ils passaient à proximité d’un nid installé dans une vieille souche d’arbre.

Dimorphisme


Mâle et femelle sont facilement reconnaissables. Les mâles possèdent deux taches jaunes à l’extrémité de l’abdomen (sternites) alors que l’extrémité de l’abdomen des femelles est brune et se termine par un aiguillon. Comme chez les autres hyménoptères, seule la femelle a un dard. Contrairement aux abeilles, ils ne meurent pas après avoir piqué, car leur dard est lisse et ressort facilement de la chair.
Autre différentes plus difficile à distinguer : les antennes des mâles sont constituées de 13 segments alors que celles des femelles n’en ont que 12.

Autres différences moins faciles à distinguer :

1) les antennes des mâles sont constituées de 13 segments alors que celles des femelles n’en ont que 12.

2) La face antérieure du clypeus*  est droite chez les mâles et échancrée chez les femelles.


Taxonomie

L’espèce « vespa velutina » a été découverte puis nommée en 1852 par l’entomologiste Amédée Louis Michel lepeletier.

Historique

Le frelon asiatique a été vu pour la première fois en 2004 dans le département du Lot-et-Garonne.
D’après certaines sources, il serait arrivé en France via un conteneur de poteries chinoises qui auraient été débarquées dans le port du havre. Depuis, il a essaimé dans toute la France et est présent dorénavant dans la plupart des départements.

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