Gendarme (Pyrrhocoris apterus)

  • Règne : Animalia
  • Classe : Insecta
  • Ordre : Hemiptera
  • Famille :Pyrrhocoridae
  • Sous-famille : Pentatominae
  • Genre : Phyrrhocoris

Les gendarme ou pyrrhocores sont une espèce d’insectes de l’ordre des hémiptères et du sous-ordre des hétéroptères que l’on appelle plus familièrement, les punaises.

Les hétéroptères ou punaises se caractérisent par un appareil buccal de type piqueur suceur et deux paires d’ailes dont les antérieures sont partiellement cornées.  Chez le gendarme, celles-ci sont trop courtes et ne lui permettent pas de voler.

Pyrrhocoris apterus ou gendarme

Le pyrrhocore est la plus répandue des punaises en Europe. En France elle est la plus connue parmi les 2000 espèces qui y vivent . Dans le monde, plus de 45 000 espèces ont été recensées.

Certaines, comme le gendarme ou la punaise verte, sont terrestres. D’autres comme les Nèpes, les Ranatres, les Notonectes ou les Naucores vivent dans l’eau.

Description

Les gendarmes sont visibles dans les jardins du mois de mars au mois de novembre. Ils aiment vivre en groupe et se dorer au soleil. On peut trouver des colonies comptant plusieurs centaines d’individus, voire des milliers.

Le gendarme est un animal social qui partage volontiers son espace avec d’autres animaux. il n’est pas rare, en effet, de le voir se faire « bronzer » en compagnie de fourmis ,  de coccinelles ou d’autres espèces de punaises .

Ils sont facilement reconnaissables grâce aux dessins de leur carapace qui comporte un triangle noir, deux grands ronds noirs et 2 autres plus petits, de chaque côté du triangle. Les motifs font un peu penser aux masques africains .

Contrairement à d’autres espèces, ils ne cherchent pas à se cacher puisqu’ils se sentent protégés par l’association de leur 2 couleurs, le rouge et noir, qui signale aux éventuels prédateurs leur grande toxicité (aposématisme*).

Celui qui se risquerait à les croquer aurait en effet quelques problèmes gastriques avant de décéder.

Autre conséquence de la toxicité qui les protège des prédateurs :  les gendarmes ne sentent pas mauvais, car ils ne possèdent pas les glandes odoriférantes dont sont pourvues certaines espèces de punaises.

Alimentation

Les gendarmes ont une alimentation variée puisqu’ils sont nécrophages et phytophages. C’est-à-dire qu’ils se nourrissent de tout petits insectes morts ou affaiblis dont ils aspirent les sucs avec leur rostre (fourmis, pucerons, etc.), mais aussi de matières végétales comme les fruits des tilleuls ou certaines graines Les dont celle de la mauve, de l’hibiscus ou de la rose trémière.   

La punaise ne cause donc aucun dégât au jardin et doit même être considérée comme un auxiliaire grâce au travail de nettoyage des animaux morts et à son goût pour les pucerons.

Le gendarme est un animal social qui partage volontiers son espace avec d’autres animaux. Il n’est pas rare de le voir se faire “bronzer” en compagnie de fourmis, de coccinelles ou d’autres espèces de punaises.

L’espèce est dite « univoltine », à savoir qu’elle ne produit qu’une génération par an, mais il semblerait   qu’elle puisse parfois être bivoltine (2 générations par an) dans les régions du sud où la chaleur est présente sur une longue durée.

Les œufs sont pondus au sol par la femelle et de préférence dans des endroits humides. Les jeunes se nourrissement de graines et se développent en groupe. Le stade larvaire dure environ 40 jours.

L’hiver venu, les gendarmes se réfugient sous des pierres ou dans des abris qui les protègent du froid.

Certaines personnes pensent que les gendarmes piquent les fleurs et les font sécher, mais ce n’est pas du tout le cas. En réalité, les gendarmes aiment les fleurs sèches et se retrouvent donc souvent sur des fleurs qui ont séché pour d’autres raisons ; (sécheresse ou maladie).

J’ai eu personnellement beaucoup de gendarmes sur mes hibiscus cet été, ce qui ne les a pas empêchés d’être très florifères.

Reproduction

L’accouplement du gendarme est facilement observable, car très long. Il peut durer de 12 à 24 heures pendant lequel mâle et femelle restent collés dos à dos. Selon certains scientifiques la longue durée de l’accouplement serait une stratégie du mâle pour empêcher d’autres mâles de féconder la même femelle. Étant donné que les juvéniles qui naissent sont presque toujours du dernier mâle qui a fécondé la femelle, de nombreux insectes usent de stratagème pour être certains de leur « paternité ». Chez certaines espèces de libellules, les mâles colmatent même définitivement l’orifice génital de la femelle avec une sorte de colle pour être sûrs qu’aucun autre mâle ne pourra venir s’accoupler.

Bien qu’ils soient très reconnaissables les gendarmes peuvent être confondues avec d’autres punaises qui sont également rouges et noires comme la punaise du chou , la punaise de la jusquiame , la punaise écuyère ou encore la punaise arlequin . 

Ethymologie

Le nom « gendarme » lui vient de son apparence qui rappelle l’uniforme de la garde militaire sous Louis XVI. Les surnoms « soldats »,« Suisses » ou pompiers  lui ont été donnés pour les mêmes raisons.  

Mais des surnoms il n’en manque pas et on l’appelle aussi « punaise rouge » , « pyrrhocore aptère », « punaise au corps de feu »,  « bête indienne »  ou « cherche midi » en raison de son goût pour le chaud soleil de la mi-journée.

Le mot Pyrrhocoris a été créé à partir de deux mots grecs . « pyrrhós » « le feu  » et  « kóris »  qui veut dire  « punaise ».

Apterus signifie « qui n’a pas d’ailes. Ce qui n’est pas entièrement vrai puisque, comme je l’ai déjà noté, les gendarmes possèdent deux paires d’ailes.  Mais deux paires d’ailes qui sont trop courtes et qui ne leur permettent pas de voler. 

Hétéroptère vient des mots  grecs  « hétéros » autre ou différent  et de « ptère » aile. Le tout exprime l’idée d’un insecte aux ailes différentes, ce qui est la réalité puisque les punaises ont une structure d’aile différente  des autres insectes.

Le nom familier « punaise » est le féminin du mot latin « punaisatus » qui signifie « qui pue au nez »  

*Aposématisme

L’aposématisme est une stratégie qui permet à certains organismes (en général des animaux, mais aussi des plantes) d’émettre un signal d’avertissement qui peut être visuel, sonore ou olfactif pour dissuader les éventuels prédateurs de s’attaquer à eux. L’aposématisme prévient en général d’un empoisonnement, d’une toxicité quelconque et d’un danger imminent.  

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