Citron mâle (Gonepteryx rhamni) sur une fleur de buddleia.

  • Règne : Animalia
  • Classe : Insecta
  • Ordre : Lepidoptera
  • Famille : Pieridae
  • Sous-famille : Coliadinae
  • Genre : Gonepteryx

Citron mâle (Gonepteryx rhamni) sur une fleur de buddleia.

Papillon de l’ordre des lépidoptères et de la famille des piérides, le citron a été décrit par Linné en 1758 sous le nom de « Papilio rahmnii », puis il a été renommé « Gonepteryx rahmni » en 1815 par le zoologiste William Elford Leach.

Gonepteryx vient du grec « Gonia » qui signifie « angle » et de « Ptéron » qui veut dire « aile ». Le nom lui a été donné pour mettre en avant les bords anguleux de ces ailes. Les autres papillons de la famille des piérides ont les ailes plutôt arrondies.
L’épithète « Rahmni » vient du grec « rhamnos » qui décrit tout simplement sa principale plante hôte le nerprun.
L’ensemble désigne un papillon aux ailes anguleuses dont la femelle pond ses œufs sur les nerpruns.

Son nom vernaculaire principal « citron » désigne la couleur jaune de ses ailes, mais il a aussi été appelé : Papillon caniculaire (de circonstance), la coliade du nerprun, la coliade citron, la piéride du nerprun ou le limon.

Dimorphisme
Le mâle citron a le dessus des ailes jaunes alors que celui de la femelle est plutôt blanchâtre. Le dessous des ailes du mâle est jaune alors celui de la femelle est verdâtre.
Mâle comme femelle ont un point rouge sous chaque aile.

La forme du citron peut évoquer la forme d’une feuille ce qui lui permet de se fondre dans les feuillages malgré sa couleur plutôt vive. Le côté verdâtre du dessous des ailes de la femelle la rend plus discrète et cela rejoint ce que j’ai déjà écrit au sujet des odonates. Le mâle a une couleur très vive pour être vu de loin par la femelle à la saison de la reproduction, tandis que les femelles sont plutôt ternes. Pour la nature, seule compte la perpétuation de l’espèce. Tout le reste n’est que feuilleton et anecdotes. D’où ces caractéristiques qui rendent le mâle très visible par la femelle, mais aussi par les prédateurs. Mais la nature, d’une certaine façon, se fiche bien pas mal que les mâles ne vivent pas vieux, pourvu qu’ils aient eu le temps de s’accoupler, tandis qu’elle protège les femelles qui, après l’acte sexuel, doivent encore pondre, puis nourrir et élever la descendance.

16/07/2022

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