Zygène de la coronille ou zygène variable  (Zygaena ephialtes)

  • Règne : Animalia
  • Classe : Insecta
  • Ordre : Lepidoptera
  • Famille : Zygaenidae
  • Sous-famille : Zygaeninae
  • Genre : Zygaena

Présentation

La zygène de la coronille fait partie de la famille des Zygaenidae. Elle a été longtemps classé parmi les  papillons de nuit alors qu’elle vit exclusivement le jour . Encore aujourd’hui on la trouvera dans des livres consacré aux hétérocères diurnes , c’est-à-dire aux papillons de nuit qui vivent le jour . (On pense ici aux tubes triangulaires de la poste)

Zygène de la coronille sur fleur de sedum

Description

Elle  peut être facilement confondue avec la zygène de la filipendule qui lui ressemble beaucoup .  Comme elle, elle porte  cette tenue noir et rouge aposématique qui prévient  les prédateurs que l’insecte contient du poison et que le manger serait une très mauvaise idée .

Deux différences permettent pourtant  de les différencier. La Zygène de la coronille a une  tache blanche à l’extrémité de chaque antenne ainsi qu’un gros anneau rouge sur labdomen .

La zygène de la coronille est un papillon plutôt petit puisqu’il a une envergure comprise entre 30 et 40mm. L’espèce est assez commune et on peut la rencontrer dans toute l’Europe.

Cette zygène  présente deux formes . La forme peucédanoide qui est la plus répandue avec 6 taches rouges ou jaunes. Il peut y avoir quelques variations , notamment sur le nombre de taches des ailes antérieures (5 ou 6). La sixième est parfois à peine ébauchée.

Dans la forme ephialtoide, les taches sont blanches sauf les deux taches près des ailes  qui restent rouges ou jaunes.

Étymologie

Le nom de genre Zyageana a été donné par Fabritius en 1775. Il descend  du grec  zugon « joug » et fait référence à la forme très particulière des antennes qui peut rappeler les pièces de bois que l’on met sur les bœufs pour les atteler .

L’épithète ephialtes est plus étrange et l’on se demande pourquoi Linné a choisi  ce qualificatif . Le mot vient en effet du grec « ephallomai » qui signifie cauchemar et désigne ce sentiment oppressant que l’on ressent lorsqu’on se réveille d’un cauchemar affreux .

Je n’ai pas trouvé d’interprétation  précise de ce qualificatif, mais on peut imaginer plusieurs possibilités comme, par exemple,  le cauchemar que peut devenir ce papillon rempli de substance toxique pour le prédateur un peu distrait  qui l’aurait croqué .

« Coronille » décrit  tout simplement la principale plante hôte du papillon.

Confusion

La zygène de la coronille peut être confondue avec la syntomie du pissenlit (Amata phegea) qui ressemble à une zygène bien qu’elle soit de la famille des écailles. Il s’agit ici d’un bel exemple de mimétisme Müllerien* puisque la syntomie du pissenlit, déjà toxique, a pris le costume de la zygène de la coronille, également toxique, pour accentuer le signal aposématique et repousser ainsi encore plus les prédateurs.

Elle porte notamment le même anneau sur l’abdomen , les taches sur les ailes ainsi que le bout des antennes blanches.

*Mimétisme Mullérien  

On parle de mimétisme Müllerien lorsque deux espèces toxiques s’imitent pour avoir les mêmes couleurs et augmenter ainsi  leur chance de survie . Après quelques expériences très désagréables, les prédateurs comprennent très vite que ces couleurs sont un signe de grand danger et qu’il vaut mieux éviter de s’en approcher.

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