- Règne : Animalia
- Classe :Aves
- Ordre : Passeriformes
- Famille :Passeridae
- Genre : Passer
L’un de mes oiseaux préférés bien que je n’en voie plus pour l’instant au jardin des oiseaux. Ils étaient heureusement très nombreux dans ma maison précédente où j’ai pu les observer longuement et les photographier de très près comme je le fais aujourd’hui avec les mésanges et les autres oiseaux. J’aime leur personnalité, toujours très affirmée. J’aime aussi leur mode de vie en bandes. Cette organisation fait que l’on voit rarement un moineau esseulé, mais toujours des groupes qui forment une grande famille.
Moineau mâle dans le catalpa. Ils sont tellement présents dans nos jardins qu’on a tendance à ne plus les regarder alors qu’ils méritent vraiment qu’on s’attarde sur eux. Ils sont loin de la beauté du chardonneret et ils sont de piètres chanteurs si on les compare au rossignol ou au merle, mais ils sont tellement « sympathiques » et si proches de nous qu’on ne peut que les admirer. Leur simplicité, voire leur banalité, fait leur particularité.
Présentation
Le moineau domestique (Passer domesticus) appartient à la famille des Passeridae. Cette famille regroupe 8 genres et quarante-trois espèces. Les membres de ce groupe possèdent des caractéristiques morphologiques précises. Ce sont de petits oiseaux trapus dotés d’un bec puissant de forme conique. Cette structure anatomique est adaptée à un régime granivore, même si ces oiseaux consomment parfois des insectes. La plupart présentent un plumage discret (cryptique) qui assure leur camouflage dans l’environnement. Leurs ailes arrondies et leur queue courte non fourchue sont caractéristiques des oiseaux sédentaires qui effectuent peu de longs déplacements. Ces oiseaux manifestent un comportement grégaire et cherchent leur nourriture au sol. Ils construisent des nids en forme de dôme dans les arbres ou les broussailles.

La simplicité de son chant ne reflète pas une absence de communication, mais plutôt un autre mode d’expression. Son appareil vocal possède une structure anatomique simplifiée qui le limite physiquement aux gazouillis et aux cris répétitifs. Cependant, son système de communication est aussi développé que celui des passereaux chanteurs. Il utilise une gamme de sons courts et précis pour transmettre des informations essentielles à la colonie, comme la présence d’un danger ou la localisation de nourriture. Cette efficacité sonore favorise la cohésion sociale et la réactivité immédiate du groupe face aux menaces.
Les moineaux domestiques font partie du genre Passer créé par le zoologiste Mathurin Jacques Brisson. Ce genre regroupe 28 espèces de moineaux. Parmi celles-ci, on trouve le Moineau flavéole (Passer flaveolus) en Birmanie, le moineau d’Abd al-Kuri (Passer hemileucus) endémique de l’île du même nom en mer d’Arabie, ou le moineau de Zarudnyi (Passer zarudnyi) présent dans les déserts d’Asie centrale.
Description
De taille moyenne, ils mesurent environ 16 Cm de long pour un poids de 24 à 38 grammes.
De taille moyenne, les moineaux mesurent environ 16 cm de long pour un poids de 24 à 38 grammes. Le mâle et la femelle présentent un dimorphisme marqué. Le mâle possède un bec brunâtre qui peut devenir noir en période de reproduction. Il a aussi un plumage brun contrasté sur le dos, le cou et les ailes, tandis que son ventre est gris clair. Une calotte grise sur le dessus de la tête permet de le différencier du moineau friquet chez qui elle est marron. L’œil, marron foncé, est inclus dans une zone noire qui part des lores et met en valeur une joue blanchâtre. Une autre caractéristique réside dans sa bavette noire qui commence sous son bec et descend jusqu’au début du ventre. La taille de la bavette constitue un signe de dominance plutôt que de vieillesse. Les mâles dominants possèdent souvent une bavette plus étendue.


Contrairement à de nombreuses autres espèces d’oiseaux, le moineau ne réalise pas de mue pré-nuptiale. Il effectue une seule mue par an, à la fin de l’été. Son plumage de printemps ne vient donc pas de la pousse de nouvelles plumes, mais d’un processus d’usure. En automne, les plumes noires de sa gorge ont des bords gris qui masquent le noir. Avec les frottements durant l’hiver, ces pointes grises s’effritent et finissent par disparaître. Au mois de mars, le noir profond apparaît enfin sur sa gorge. C’est donc par simple abrasion mécanique qu’il obtient son habit nuptial.
La femelle porte également un plumage brun, mais celui-ci est plus clair et moins contrasté. Son bec a la couleur de la corne. L’un de ses signes caractéristiques est la bande sourcilière brun clair à l’arrière des yeux. Même s’il existe des exceptions, les femelles ont aussi souvent un air plus doux et moins agressif que les mâles. Les juvéniles ressemblent à la femelle. Le moineau, comme la plupart des passereaux, est une espèce nidicole. Cela signifie que les petits naissent aveugles, sans aucune plume, et sont incapables de se déplacer ou de subvenir seuls à leurs besoins. Ils sont donc dépendants de leurs parents qui doivent leur apporter nourriture et soins pendant les premiers temps

Le moineau possède des pattes robustes avec des doigts assez longs. Contrairement à d’autres oiseaux qui marchent en alternant les pattes, le moineau se déplace presque exclusivement par bonds. Cette structure des membres inférieurs lui permet de décoller instantanément en cas de danger. Les muscles des membres postérieurs sont puissants pour favoriser cette propulsion. Cette démarche sautillante est l’une de ses signatures visuelles les plus reconnaissables lorsqu’il cherche des miettes au sol.
Pour résister au froid, le moineau utilise son plumage comme un isolant thermique. Il gonfle ses plumes pour emprisonner de l’air chaud contre sa peau. Ses yeux, placés latéralement, lui offrent une vision panoramique. Cette disposition lui permet de détecter un danger qui arrive par l’arrière sans interrompre sa recherche de nourriture.
Nidification
La période de reproduction des moineaux et la formation des couples se déroulent au mois de mars. On assiste alors aux parades amoureuses. Le mâle, qui a revêtu son plumage nuptial, chante et exhibe sa bavette noire. Celle-ci est plus contrastée et plus sombre qu’en hiver. Son bec, autrefois de couleur brune, devient maintenant presque noir.
Le mâle choisit alors une cavité et tente de convaincre la femelle que l’endroit est idéal pour y installer des juvéniles. Si la femelle est convaincue, elle s’installe avec lui dans la cavité et l’aide à poursuivre la construction du Nid.

Les parades sont souvent l’occasion de combats plus ou moins violents entre mâles . En général, l’un d’eux reconnait assez rapidement qu’il est plus fainbleet laisse la place à l’autre .
Le nid du moineau ne ressemble pas aux coupes soignées d’autres passereaux. C’est un assemblage volumineux de pailles, de brindilles, de plumes et parfois de débris de tissus. À l’intérieur d’une cavité, cet amas forme un dôme protecteur qui isole les œufs du froid. Cette capacité à récupérer des matériaux d’origine humaine montre sa grande faculté d’adaptation.
Les couples de moineaux ont la réputation d’être fidèles et de rester plusieurs années ensemble. Les humains aiment bien projeter sur les animaux des qualités qu’ils n’ont pas forcément. Il y a certainement des couples de moineaux qui passent quelque temps, voire quelques années ensemble, mais il ne faut pas généraliser.
Une étude américaine consacrée aux moineaux domestiques montre que 60 % des couples restent unis pendant toute la saison de reproduction. Plus étonnant : on y apprend que dans une même saison, 86 % des mâles restent fidèles à leurs nids alors que pour les femelles le chiffre baisse à 45 %.


On sait par ailleurs que les mâles comme les femelles peuvent avoir des relations avec un ou plusieurs partenaires durant la même période. Des analyses génétiques ont montré que les juvéniles d’une même portée possèdent parfois des pères différents. Les moineaux peuvent faire 3 ou 4 nichées par an lorsque le climat le permet. Dès l’éclosion, les parents apportent presque exclusivement des insectes aux nouveau-nés. Cette nourriture riche en protéines est indispensable pour une croissance rapide. Au bout de deux semaines environ, les jeunes quittent le nid.
Toilettage
Les moineaux sont des oiseaux qui consacrent beaucoup de temps au nettoyage de leurs plumes et ils utilisent pour cela différents moyens. Ils peuvent se servir de leur bec comme le font énormément d’oiseaux en nettoyant leurs plumes pour enlever les impuretés. Ils n’hésitent pas non plus à plonger dans une flaque d’eau et à s’ébrouer longuement pour se laver ou se rafraîchir quand il fait très chaud. Ils aiment également prendre des bains de poussière, ce qui est un comportement bien plus rare chez les oiseaux que le simple bain d’eau.


Pour cela, ils ouvrent leurs ailes puis les frottent dans le sable ou la poussière qui se trouve au sol. Dans mon ancienne maison, ils utilisaient fréquemment ce moyen dans l’allée et l’on pouvait voir quatre ou cinq moineaux qui prenaient des bains de sable ensemble. Ils le faisaient si souvent qu’ils avaient même réussi à creuser des sortes de petits cratères au milieu des graviers. Ce comportement a une fonction sanitaire précise.
La poussière absorbe l’excès de graisse produit par la glande uropygienne et aide à éliminer les parasites externes. Après chaque séance, le moineau doit impérativement remettre ses plumes en ordre avec son bec pour garder sa souplesse et son imperméabilité.
Distribution
Le moineau domestique occupe une aire de répartition immense. Il est présent naturellement en Europe, en Afrique du Nord et dans une grande partie de l’Asie. Originaires du Moyen-Orient, les moineaux ont ensuite été introduits par les humains sur tous les continents, à l’exception de l’Antarctique.
Comme on peut le voir sur cette carte de répartition mondiale, les zones rouges et orangées indiquent une densité d’observation très élevée, notamment en Europe, en Amérique du Nord et sur les côtes de l’Amérique du Sud et de l’Australie. On remarque que les zones vides correspondent souvent à des environnements extrêmes sans présence humaine permanente, comme les grands déserts ou les forêts tropicales denses. L’histoire de son arrivée en Amérique du Nord est célèbre. Seize couples de moineaux en provenance de Liverpool ont été lâchés à Brooklyn en 1851. Cette tentative visait à contrôler la profusion de chenilles qui attaquaient les feuilles des tilleuls. En 1943, la population de moineaux en Amérique du Nord comptait déjà 150 millions de couples. Certains disent que plusieurs autres lâchers de moineaux ont eu lieu dans les années suivantes. D’autres racontent que ces seize moineaux furent les seuls à être introduits. Ils seraient alors les parents de tous les moineaux domestiques qui vivent aujourd’hui aux États-Unis.
La légende dit que Nicolas Pike, le directeur du Brooklyn Institute, avait payé 200 dollars par oiseau pour le transport par bateau de l’Angleterre au Nouveau Monde. On comprend mieux pourquoi le moineau domestique est appelé aux États-Unis le moineau des Anglais.

Carte GBIF de la présence du moineau domestique dans le monde https://www.gbif.org/fr/species/5231190
Le moineau est toujours très présent dans les campagnes où il a la place nécessaire pour vivre en groupe. Il peut aussi y trouver des dortoirs suffisamment grands et protecteurs pour accueillir toute sa nombreuse famille pendant la nuit. Il est en revanche en net recul dans les villes. En même temps, pourquoi irait-il s’installer dans des lieux hostiles, surpeuplés et pollués où rien n’est fait pour eux et où les moindres interstices qui pourraient leur servir de nid ou de refuge sont rebouchés.
Le moineau domestique est un passereau grégaire et peut-être le plus grégaire d’entre tous. Un oiseau né dans un village a toutes les chances d’y finir ses jours et on pourra l’y rencontrer en toutes saisons. Malgré les traitements chimiques qui tuent directement ou indirectement beaucoup d’oiseaux et les diverses maltraitances des humains, la population des moineaux reste importante dans le monde. L’ornithologue Georges Olioso, qui lui a consacré un ouvrage entier, expliquait qu’il s’était amusé à noter le premier petit oiseau qu’il voyait lorsqu’il débarquait dans un aéroport et que c’était pratiquement toujours le moineau domestique.
Cette expansion exceptionnelle s’explique par son lien avec l’homme. Le moineau ne s’installe presque jamais dans les forêts denses ou les zones totalement sauvages. Il préfère les endroits où l’activité humaine lui procure à la fois des sites de nidification et une nourriture abondante. En Australie et en Nouvelle-Zélande, il est également devenu très commun après son importation par les colons européens. Sa capacité à supporter des températures extrêmes en fait l’un des oiseaux les plus largement répandus sur la planète.
Taxonomie
Le moineau domestique a été décrit et nommé par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758 sous le nom initial de Fringilla domestica.
Le nom de genre Passer a été créé en 1760 par le zoologiste français Mathurin Jacques Brisson.
La famille des Passeridae a été proposée en 1802 par l’entomologiste français Pierre André Latreille.
Étymologie
Le nom de genre Passer provient directement du latin et signifie moineau. Dans l’Antiquité, ce terme désignait de manière générale tout petit oiseau remuant avant de devenir le nom officiel du genre en zoologie. L’épithète spécifique domesticus, que l’on nomme aussi le qualificatif, vient aussi du latin et veut dire de la maison ou du foyer. Il a été ajouté au nom générique Passer pour montrer le côté familier du moineau qui aime vivre près des humains.
Le mot moineau possède une origine moins certaine. Certains pensent qu’il dérive de l’ancien français moinet ou petit moine. Cette hypothèse s’appuie sur la ressemblance du plumage de l’oiseau avec l’habit de ces hommes d’Église. D’autres avancent l’idée qu’il descendrait au contraire de l’ancien français moisnel qui signifie moisson. Ce nom pourrait venir des dégâts occasionnés aux récoltes par les moineaux qui adorent les céréales.
Le mot piaf désigne le moineau et par extension l’ensemble des petits oiseaux non identifiés. On dit souvent : « c’est un piaf », quand on ne connaît pas l’espèce précise d’un oiseau. Ce terme est certainement une création onomatopéique construite à partir du cri de l’oiseau. Il est apparu dans l’argot parisien au cours du XIXe siècle pour souligner le caractère vif et effronté de cet habitant des rues.
Expressions et proverbes
Sa popularité fait qu’il est à l’origine de nombreuses expressions ou de proverbes comme :
Être effronté comme un moineau.
Tirer sa poudre aux moineaux (qui peut avoir deux significations dont une assez sexuelle)
Avoir une cervelle de moineau ou avoir un appétit de moineau
Une volée de moineaux
La parole n’est pas un moineau ; une fois envolée, tu ne la rattraperas plus.”
Etc…
Traditions et récits populaires
Le moineau domestique traverse l’histoire des hommes à travers des récits variés qui soulignent souvent sa vivacité. Dans la Rome antique, le poète Catulle a rendu cet oiseau célèbre en lui consacrant des vers mélancoliques. Le moineau y était perçu comme le compagnon intime et le confident des secrets amoureux, capable d’apaiser les peines de cœur par ses jeux et ses petits cris. Cette image de petit oiseau familier et complice des humains est l’une des plus anciennes de notre culture.
Les légendes du Nord de l’Europe racontent également que le moineau possède un lien avec les divinités de la fertilité. On pensait que sa présence en grand nombre autour d’une ferme garantissait des récoltes abondantes et la protection du foyer. Les paysans scandinaves avaient pour coutume de laisser une petite gerbe de blé spécifiquement pour lui pendant les mois d’hiver afin d’attirer la chance sur la maison.
Le moineau occupe aussi une place singulière dans les récits de l’enfance de Jésus. L’Évangile de l’enfance selon Thomas raconte que Jésus, alors âgé de cinq ans, façonnait douze moineaux avec de la boue au bord d’un ruisseau. Comme cet acte se déroulait durant le Sabbat, un témoin s’en plaignit à Joseph. L’enfant frappa alors dans ses mains et ordonna aux oiseaux de s’envoler. Les figurines d’argile prirent vie instantanément et s’éloignèrent dans les airs. Ce miracle est connu sous le nom de vivification des moineaux.
Une croyance chrétienne raconte qu’il est le seul oiseau qui fut présent tout au long de la vie du Christ, de sa naissance à sa crucifixion. À chaque étape, il aurait prononcé ces paroles : « il vit ». Pour le remercier, Marie l’aurait autorisé à vivre plus que le chêne. Mais lors de la crucifixion, il continua à dire : « il vit », ce qui allongea la durée de la souffrance du Christ. Pour le punir, Marie le condamna alors à rester petit et à se nourrir de miettes.
Un autre récit raconte que le moineau, par ses cris, révéla la présence du Christ dans le jardin des Oliviers et précipita son arrestation. Pour le punir, Dieu lui attacha les pattes avec un lien invisible. On raconte que c’est à cause de cela que le moineau a cette démarche sautillante. Cette réputation d’oiseau effronté, voire impudent, se retrouve dans d’autres campagnes européennes.
En Asie, le regard sur cet oiseau est très différent. Une célèbre légende japonaise, intitulée « Le Moineau à la langue coupée », met en scène la gratitude de l’animal envers un vieil homme bienveillant. Le moineau y apparaît comme un esprit protecteur capable de récompenser la bonté et de punir la cupidité.
La légende du moineau à la langue coupée
Il était une fois un vieux bûcheron au cœur pur qui vivait avec sa femme, une femme avare et cruelle. Un jour, le vieil homme trouva un petit moineau blessé et l’emmena chez lui pour le soigner. Il le nourrit avec tendresse et l’oiseau devint son plus fidèle compagnon. Cependant, la vieille femme détestait l’animal car elle trouvait qu’il gaspillait la nourriture. Un matin, alors que le vieil homme était en forêt, le moineau mangea un peu de colle d’amidon que la femme avait préparée pour son linge. Furieuse, elle se saisit de l’oiseau et lui coupa la langue avant de le chasser brutalement de la maison.


À son retour, le vieil homme fut accablé de tristesse. Il partit immédiatement à la recherche de son ami dans la montagne. Après une longue marche à travers les bois, il arriva devant une magnifique auberge cachée dans une bambouseraie. C’était le palais des moineaux. À sa grande surprise, son petit compagnon l’accueillit avec joie car sa langue avait miraculeusement repoussé. Pour le remercier de sa bonté passée, les moineaux organisèrent un grand festin et dansèrent pour lui.
Au moment du départ, les moineaux offrirent au vieil homme le choix entre deux coffres : l’un était immense et lourd, l’autre était petit et léger. Fidèle à sa modestie, le vieil homme choisit le petit coffret. Une fois rentré chez lui, il l’ouvrit et découvrit qu’il était rempli de pièces d’or, de perles et de pierres précieuses. En voyant ce trésor, sa femme fut dévorée par la jalousie. Elle se précipita à son tour dans la montagne et exigea des moineaux qu’ils la récompensent aussi.
Les moineaux lui offrirent le même choix. Sans aucune hésitation, la vieille femme s’empara du coffre le plus lourd et le traîna avec peine jusque chez elle. Pressée de découvrir sa fortune, elle l’ouvrit avant même d’arriver à sa maison. Mais au lieu de l’or, des créatures monstrueuses, des serpents et des démons sortirent du coffre et la terrifièrent. Certaines versions racontent que la vieille femme fut si effrayée qu’elle changea de caractère, tandis que d’autres disent qu’elle périt dans les montagnes, victime de sa propre cupidité.
Dans le monde on compte trente-deux espèces de moineaux (lien vers wikipédia)
| Grand Moineau — Passer motitensis Moineau d’Abd’Al-Kuri — Passer hemileucus Moineau d’Arabie — Passer euchlorus Moineau blanc — Passer simplex Moineau bridé — Gymnoris superciliaris Moineau du Cap-Vert — Passer iagoensis Moineau domestique — Passer domesticus Moineau doré — Passer luteus Moineau d’Emin — Passer eminibey Moineau espagnol — Passer hispaniolensis Moineau flavéole — Passer flaveolus Moineau friquet — Passer montanus Moineau à gorge jaune — Gymnoris xanthocollis Moineau gris — Passer griseus Moineau mélanure — Passer melanurus Moineau de la mer Morte — Passer moabiticus Moineau pâle — Carpospiza brachydactyla Moineau perroquet — Passer gongonensis Moineau à point jaune — Gymnoris pyrgita Moineau roux — Passer rufocinctus Moineau roux du Kordofan — Passer cordofanicus Moineau roux de Shelley — Passer shelleyi Moineau rutilant — Passer rutilans Moineau des saxaouls — Passer ammodendri Moineau du Sind — Passer pyrrhonotus Moineau de Socotra — Passer insularis Moineau de Somalie — Passer castanopterus Moineau soulcie — Petronia petronia Moineau sud-africain — Passer diffusus Moineau swahili — Passer suahelicus Moineau de Swainson — Passer swainsonii Petit Moineau— Gymnoris |
Citations
« De l’auvent descendu un moineau dans la lumière le soleil s’attarde. »
Komatsusaki sôsei
« Le moineau nait de la tuile. »
Jules Renard
« Comme lui, il est toqué d’oiseaux, passéridés de préférence. »
Jean Sarrochi, Giono de père en fils 1986
*Lores : Partie de la tête l’oiseau qui se situe entre la partie antérieure de l’œil et les narines.
