Étymologie Écaille chinée

L’espèce a été décrite par Nikolaus Poda von Neuhaus en 1761 sous le nom Phalaena quadripunctaria.

Le nom de genre Euplagia, créé par Jacob Hübner en 1820, vient du grec ancien eu (εὖ), qui signifie « bien », « beau » ou « harmonieux », et de plagios (πλάγιος), « oblique » ou « de travers ». Il fait référence aux bandes claires obliques qui traversent les ailes antérieures.

Écaille chinée (Euplagia quadripunctaria)
Écaille chinée (Euplagia quadripunctaria)

L’épithète quadripunctaria est formée du latin quadri- (« quatre ») et punctum (« point »). Elle signifie « à quatre points » et évoque les quatre points noirs nettement visibles sur le fond rouge vif des ailes postérieures lorsque le papillon ouvre ses ailes.

Callimorphe vient des mots grecs kállos (κάλλος), qui signifie « beauté », et morphḗ (μορφή), « forme ».

Noms vernaculaires

Le mot « Écaille » vient du latin squama, qui signifie « écaille » ou « plaque mince ». Les premiers entomologistes ont appliqué ce terme à certains papillons qui présentaient sur les ailes des motifs rappelant les écailles des poissons, des reptiles ou des tortues.

Le nom vernaculaire « Callimorphe chinée » met l’accent sur la beauté du papillon. Le qualificatif « chinée » renvoie à un motif mêlé ou marbré, comparable à celui d’un tissu chiné.

On la retrouve également sous l’appellation de « Papillon de Rhodes », en référence à la sous-espèce rhodosensis, célèbre pour ses rassemblements spectaculaires dans certaines vallées ombragées de l’île de Rhodes. Ces concentrations estivales ont largement contribué à sa notoriété.

Le nom « Écaille de l’Eupatoire » associe directement le papillon à l’eupatoire à feuilles de chanvre, dont il apprécie tout particulièrement le nectar.

Les noms à l’étranger

L’Écaille chinée porte des noms très variés à l’étranger, qui soulignent souvent ses motifs ou ses couleurs.

Les anglophones la nomment « Jersey Tiger », en référence à l’île de Jersey, où elle aurait été remarquée et décrite. En Allemagne, elle est connue sous le nom de « Russischer Bär », qui se traduit par « ours russe ». Les Néerlandais l’appellent « Spaanse vlag », ce qui signifie « drapeau espagnol », tandis que les Espagnols la désignent plus simplement par le nom de « Gitana ». Enfin, en Italie, elle porte le nom de « Falena dell’edera », qui évoque le lierre, l’une de ses plantes nourricières.

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