Étymologie Phalène picotée

Ematurga atomaria

Noms scientifiques

L’espèce a été décrite par Carl von Linné en 1758 sous le nom de Phalaena atomaria.

Le nom de genre Ematurga a été créé par Julius Lederer en 1853. Il est formé à partir de deux mots grecs : êmar (« le jour ») et ourgos (« qui travaille »). Cette étymologie souligne la particularité biologique de ce papillon, essentiellement actif durant la journée, tel un « travailleur de jour ».

Phalène picotée (Ematurga atomaria)
Phalène picotée (Ematurga atomaria)

L’épithète atomaria dérive du latin atomus (« atome », « petite parcelle »). Ce terme fait référence à l’aspect des ailes, qui semblent saupoudrées d’une multitude de petits points sombres, comme autant de minuscules atomes. Linné faisait d’ailleurs lui-même référence à ces petites taches dans sa description de l’espèce en 1758.

Noms vernaculaires

Le mot « Phalène » provient du grec ancien phalaina, qui désignait un papillon de nuit ou une mite. Ce terme est lui-même rattaché par certains auteurs à une racine signifiant « briller » ou « apparaître », en raison de l’attraction exercée par les sources lumineuses sur de nombreux papillons nocturnes. D’autres le rapprochent de phalos, « blanc ».

Le qualificatif « picotée » fait référence aux nombreux petits points bruns qui recouvrent les ailes.

Cette espèce est également connue sous plusieurs autres noms vernaculaires. On la rencontre sous les appellations de « Fidonie picotée », de « Phalène panachée » ou encore de « Rayure jaune picotée », cette dernière faisant référence à la couleur de fond des ailes du mâle. Elle est aussi parfois appelée « Phalène de la bruyère », en raison de son habitat de prédilection, ou simplement « l’Atome », un nom directement inspiré de son épithète scientifique atomaria.

Les noms à l’étranger

Les noms donnés à la Phalène picotée à l’étranger mettent le plus souvent en avant son habitat ou le dessin de ses ailes.

En Allemagne, elle est appelée « Heidekraut-Spanner », que l’on peut traduire par « Géomètre de la bruyère », en référence à son attachement aux landes à éricacées.

Les Anglais la nomment « Common Heath » (« Phalène commune des landes »), un nom qui souligne son abondance dans les landes et les pâturages.

Les Néerlandais l’appellent « Gewone heispanner », que l’on peut traduire par « Géomètre commun des landes ». Les Danois la nomment « Lyngmåler », « Géomètre de la bruyère ».

En Finlande, elle est appelée « Metsämittari », que l’on peut traduire par « Géomètre des forêts », et en Hongrie « Barna rétiaraszoló », « Géomètre brun des prairies ».

Ces différentes dénominations montrent que les naturalistes européens ont surtout retenu deux caractéristiques de cette espèce : son habitat de prédilection et son aspect finement moucheté.

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