- Règne : Animalia
- Classe : Insecta
- Ordre : Lepidoptera
- Super-famille : Zygaenoidea
- Famille : Zygaenidae
- Sous-famille : Zygaeninae
- Genre : Zygaena
Présentation
La Zygène de la filipendule appartient à la famille des Zygaenidae. Dans le langage courant, on la classe souvent parmi les hétérocères diurnes. Ce terme regroupe les papillons dits « de nuit » qui volent pourtant le jour. Les spécialistes, en revanche, n’utilisent plus cette séparation entre papillons de jour et de nuit. Ils privilégient désormais la phylogénie, une classification basée sur l’évolution et la génétique des espèces.
Cette famille se divise en quatre sous-familles : les Procridinae, les Chalcosiinae, les Callizygaeninae et les Zygaeninae. Notre papillon appartient à cette dernière. Les membres des Procridinae sont souvent appelés « zygènes vertes » ou « zygènes turquoise » en raison de leurs reflets métallisés. Les Zygaeninae sont quant à eux nommés les « zygènes rouges », car ils portent généralement des taches éclatantes de cette couleur.

Malgré cet abandon par la science moderne, le terme hétérocère reste utilisé pour décrire l’anatomie particulière de la zygène. Celle-ci fait partie du genre Zygaena, qui regroupe des papillons reconnaissables à leur allure robuste et leurs couleurs contrastées. La particularité majeure de ce groupe est la présence d’un frein (ou frenulum). Ce petit crochet relie les ailes arrière aux ailes avant pour qu’elles bougent ensemble durant le vol. C’est un trait physique que l’on ne trouve pas chez les lignées de papillons de jour classiques. Les zygènes possèdent également des antennes robustes qui s’épaississent en massue, rappelant la forme d’un joug.
On dénombre environ 1 000 espèces de Zygaenidae dans le monde, dont 38 en France. Le seul genre Zygaena compte 27 espèces sur notre territoire. Ces papillons sont célèbres pour leur toxicité naturelle. Leur corps contient du cyanure et des alcaloïdes, ce qui les rend immangeables pour la plupart des prédateurs. Cette protection chimique leur permet de voler lentement et d’être actifs en plein soleil sans craindre les oiseaux. Leurs couleurs vives, souvent le rouge et le noir, servent de signal d’avertissement appelé aposématisme.
Au repos, les membres de ce genre replient leurs ailes en forme de toit au-dessus de leur corps. Leurs antennes sont généralement dirigées vers l’avant. Leurs yeux sont adaptés à la détection des contrastes sous une forte luminosité. On les observe principalement dans les prairies fleuries et les zones dégagées où ils butinent durant de longs moments.


Description
La Zygène de la filipendule est un papillon de taille moyenne. Son envergure varie généralement entre 30 et 40 mm. Elle possède un corps trapu et robuste, recouvert de poils fins qui lui donnent un aspect légèrement velouté.
Ses ailes antérieures présentent une coloration sombre, souvent d’un noir profond. Selon l’orientation de la lumière, on peut y observer des reflets métallisés bleus ou verts. La caractéristique principale de l’espèce est la présence de six points rouges bien arrondis sur chaque aile. Ces taches sont réparties par paires, sauf la dernière qui est située près de l’extrémité de l’aile. En Angleterre, cette particularité lui vaut le nom de Six-spot Burnet. Il arrive que certains individus n’aient que cinq points ou que le sixième soit très petit, ce qui peut rendre l’identification plus complexe.

Les ailes postérieures sont très différentes. Elles sont presque entièrement rouges et bordées d’une fine ligne noire. Ce contraste entre le rouge vif et le noir sombre est un signal visuel puissant. Au repos, la zygène replie ses ailes en forme de toit, cachant ainsi ses ailes postérieures rouges.
Ses antennes sont noires et robustes. Comme pour toutes les espèces du genre Zygaena, elles s’épaississent vers l’extrémité pour former une massue allongée en forme de joug. Ses pattes sont également sombres et lui permettent de s’agripper solidement aux fleurs, même par temps venteux. Ses yeux sont volumineux et noirs, ce qui lui offre une excellente vision pour repérer les sources de nectar en plein soleil.
Dimorphisme
Le dimorphisme est discret chez cette espèce, mais il n’en existe pas moins.
- La femelle est généralement plus robuste et légèrement plus grande que le mâle. Son abdomen est aussi plus volumineux, et cela se comprend quand on sait que c’est elle qui doit porter les œufs. On retrouve d’ailleurs cette particularité chez de nombreuses espèces animales, y compris chez les humains où les femmes ont des hanches plus larges que les hommes pour le passage du nouveau-né.
- Les antennes du mâle sont souvent un peu plus épaisses et présentent une touffe terminale parfois plus marquée, ce qui l’aide à détecter les phéromones émises par la femelle
- Les ailes antérieures sont plus arrondies à l’apex chez la femelle, tandis que celles du mâle peuvent paraître plus anguleuses.
Sur


Aposématisme
Sa rencontre au jardin est toujours un moment agréable, même si ce papillon n’est pas aussi inoffensif qu’on pourrait le croire. La Zygène de la filipendule pratique en effet l’aposématisme. Ce terme signifie qu’elle utilise ses couleurs vives pour envoyer un message clair aux prédateurs. Par le rouge éclatant de ses douze points, elle prévient qu’elle est toxique et que la manger serait dangereux.
Sa toxicité provient du cyanure qu’elle libère par la base de sa trompe lorsqu’elle est capturée. Ses tissus sont également imprégnés de cette substance. Fait remarquable, la zygène ne se contente pas de produire ce poison ; elle le séquestre également à partir des plantes qu’elle consomme durant sa vie de chenille. En mangeant des plantes contenant des substances toxiques, elle accumule ces molécules dans son propre corps pour s’en servir plus tard.
Comme chez la plupart des animaux qui utilisent ce poison, le cyanure n’est pas stocké sous sa forme libre. Il est présent sous la forme d’un « précurseur » chimique qui se transforme en poison uniquement lorsque l’animal est attaqué.
L’énigme des couleurs et l’intuition de Wallace
Le naturaliste Alfred Russel Wallace découvre ce phénomène en 1866. À cette époque, Charles Darwin pense que les couleurs servent surtout à attirer un partenaire sexuel. Cependant, cette théorie n’explique pas les teintes vives des chenilles qui ne se reproduisent pas encore. Wallace fait alors remarquer à Darwin que les rayures jaunes du frelon préviennent d’un danger de piqûre. Il suggère qu’il en est de même pour les chenilles ou les papillons colorés. Cette publicité visuelle, nommée aposématisme, évite à l’animal d’être goûté pour prouver sa toxicité.
Wallace a convaincu Darwin grâce aux observations de son ami le naturaliste John Jenner Weir . Ce dernier avait une volière et il a pu démontrer que les oiseaux apprenaient très vite à éviter les papillons colorés. La preuve chimique n’est venue qu’en 1962 par l’entomologiste Miriam Rothschild. Celle-ci a formellement identifié le cyanure dans les tissus des zygènes grâce aux progrès de la biochimie. Elle a ainsi confirmé par la science moléculaire ce que Weir avait observé par le comportement animal près d’un siècle plus tôt. L’aposématisme est donc une sorte de publicité visuelle pour décourager les prédateurs.
Une signalétique universelle : rouge ou jaune
La nature utilise principalement deux codes couleurs pour ces avertissements. Alors que le rouge et le noir de la zygène signalent une toxicité interne, le jaune et le noir des guêpes ou des frelons annoncent un danger physique comme un dard venimeux. Ces contrastes élevés offrent une visibilité optimale sous tous les éclairages. Pour un prédateur, le message est clair et mémorisable : la couleur vive annonce une arme réelle. Ce système est si efficace que certains insectes inoffensifs, comme les syrphes, imitent les couleurs des guêpes pour tromper leurs ennemis sans posséder de venin.



Une visibilité optimale sous tous les éclairages Le choix du rouge et du noir n’est pas un hasard biologique. Ces deux couleurs offrent l’un des contrastes les plus élevés dans le spectre visible, particulièrement sous une lumière solaire intense. Pour un oiseau en plein vol, une tache rouge sur fond noir est détectable de beaucoup plus loin qu’une teinte uniforme. De plus, le contraste de luminosité (le sombre du noir face à la clarté du rouge) reste efficace même pour un animal qui voit en noir et blanc. Cela garantit que le message de prudence est reçu par le plus grand nombre de prédateurs possible.
L’aposématisme acoustique
En plus de ses couleurs éclatantes, la Zygène de la filipendule utilise le son pour se protéger. Lorsqu’elle s’envole, elle produit un bourdonnement lourd et particulièrement sonore. Ce bruit n’est pas un simple hasard mécanique dû au frottement des ailes. Il s’agit d’un véritable signal d’avertissement. On parle d’aposématisme acoustique ou sonore. Ce bourdonnement informe immédiatement un prédateur, comme un oiseau caché dans un buisson, qu’une proie toxique est en mouvement.
L’intérêt de ce signal sonore est qu’il agit avant même que le prédateur n’ait besoin de voir le papillon. Dans les herbes hautes où la visibilité est parfois réduite, le son devient le premier rempart de l’insecte. Pour un oiseau qui a déjà vécu une mauvaise expérience avec une zygène, ce bruit spécifique déclenche un réflexe d’évitement immédiat. De plus, ce bourdonnement est renforcé par la rigidité des ailes. La structure des ailes de la zygène, plus épaisse que celle des autres papillons, favorise la production de ces basses fréquences sonores. Ce dispositif permet au papillon de voler avec une certaine lenteur. Il n’a pas besoin de la discrétion ou de la vitesse pour survivre, car son « vacarme » préventif suffit à tenir les agresseurs à distance.
En 1890, le zoologiste Edward Bagnall Poulton a créé le mot « aposématisme ». Il a construit ce terme sur les mots grecs apo (loin) et sema (signe). Cela signifie littéralement qu’il s’agit d’un signal que l’on voit de loin pour prévenir les autres animaux.le signal peut être visuel mais il peut aussi s’exprimer par la forme, l’odeur, le goût ou le toucher.
Une espèce sédentaire
La morphologie de la zygène de la filipendule et son vol lourd ne se prêtent pas aux longs déplacements. Elle se contente de butiner les fleurs dans un périmètre restreint autour de sa plante-hôte originelle. Cette sédentarité explique pourquoi on observe souvent des colonies très denses sur quelques centaines de mètres carrés, alors que la prairie voisine peut en être totalement dépourvue. Cette faible capacité de dispersion rend l’espèce vulnérable à la fragmentation de son habitat : si une prairie est détruite, la colonie disparaît car elle ne peut pas facilement coloniser un nouveau secteur éloigné.
Alimentation
À l’état adulte, la Zygène de la filipendule se nourrit exclusivement de nectar. L’espèce est très présente dans les jardins en raison de ses goûts alimentaires qui lui font butiner une grande variété de fleurs. Elle visite principalement les Scabieuses et les Knauties qui sont ses sources favorites en prairie, mais apprécie également les Lavandes, les sedums, les Chardons qui offrent une grande quantité de nectar ainsi que les Échinacées que l’on observe souvent dans les jardins.
Plantes hôtes
Comme son nom l’indique, cette zygène est étroitement liée à la Filipendule commune (Filipendula vulgaris), autrefois appelée Spirée filipendule. C’est une plante qui affectionne les sols calcaires et les milieux ouverts.

En Méditerranée, l’insecte utilise également la Badasse (Dorycnium pentaphyllum), une plante emblématique des garrigues qui sert de support de ponte et de nourriture larvaire. On la retrouve aussi sur le Lotier corniculé (Lotus corniculatus) dans les prairies sèches.
L’urgence de la reproduction
Comme la plupart des papillons, le temps des zygènes est compté et elles doivent agir vite pour se reproduire et réussir à perpétuer l’espèce. La recherche d’un partenaire se fait quelques jours seulement après l’émergence de la chrysalide. Après une courte parade nuptiale pendant laquelle le mâle détecte les phéromones de la femelle grâce à ses antennes, l’accouplement a lieu dos à dos. Il se déroule sur une branche ou une feuille et dure souvent plusieurs heures. Peu après, la femelle dépose ses œufs jaunes et brillants en amas sous les feuilles de la plante-hôte.


Le développement larvaire
Dès l’éclosion, la chenille entame sa croissance et consomme la Filipendule ou le Lotier. On retrouve souvent les couleurs de la chenille chez le papillon. Ici, ce n’est pas du tout le cas et il serait impossible de les rapprocher si on ne nous avait pas dit avant que l’un et l’autre appartiennent à la même espèce. Autant le papillon est dans des teintes sombres (noir bleuté et rouge), autant la chenille est lumineuse.



Sa teinte générale est vert clair avec des zones jaunes qui viennent augmenter l’effet lumineux. Le tout est recouvert de deux rangées de taches noires : une paire de taches dorsales et une autre paire de taches plus petites sur les côtés. Les zones sombres peuvent être plus ou moins grandes selon les individus. La chenille a un corps massif, mesure de 22 à 25 mm et possède de fines soies blanches parsemées sur ses segments qui l’aident à détecter les vibrations de son environnement.
En Europe les œufs sont pondus en juillet aout par les femelles et l’espèce passe l’hiver à l’état de chenille. Elle achèvent leur cycle au début du printemps et se chrysalide dans la foulée. Les premiers papillons apparaissent au début du mois de juillet et on peut les voir jusqu’au mois de septembre.
La pause hivernale et la nymphose
La chenille traverse plusieurs mues et subit un repos hivernal appelé diapause. Au printemps, elle achève son développement puis entre en nymphose. Elle tisse alors un cocon de soie jaune, fusiforme et parcheminé. La chrysalide n’est pas une simple boîte, mais l’insecte lui-même sous une forme protégée.

Au moment de l’éclosion, c’est la chrysalide elle-même qui se hisse hors du cocon en utilisant ses crochets abdominaux. Une fois extraite à moitié, son enveloppe se fend pour laisser sortir le papillon. Ce dernier abandonne derrière lui sa dépouille rigide et sombre que l’on appelle l’exuvie.
Distribution
La Zygène de la filipendule occupe une vaste aire de répartition paléarctique. Comme le montre la carte GBIF, elle est omniprésente en Europe centrale et du Nord, incluant les îles Britanniques et la Scandinavie. En revanche, sa présence se raréfie nettement vers le sud de la péninsule Ibérique, où le Portugal semble marquer une limite à sa progression ou souffrir d’un manque de données validées. Elle s’étend vers l’Est à travers la Turquie et la Russie jusqu’en Asie centrale. Elle manifeste une grande plasticité écologique, ce qui lui permet de coloniser diverses régions jusqu’à 2000 mètres d’altitude.

Confusion
Les confusions avec les autres zygènes
L’identification est complexe car plusieurs espèces partagent le même code couleur. On peut les classer selon le nombre de taches pour faciliter l’observation :
- Les espèces à six taches : La Zygène transalpine ressemble énormément à la filipendule. On les distingue par l’apex des antennes (blanc chez la transalpine) et la couleur de la frange des ailes. La Zygène de la Carniole possède aussi six taches, mais elles sont entourées d’un liseré crème très caractéristique.
- Les espèces à cinq taches : La Zygène du chèvrefeuille et la Zygène du lotier peuvent tromper l’observateur, surtout si la filipendule présente des taches fusionnées qui masquent son sixième point. La Zygène des Pyrénées (Zygaena anthyllidis) se joint à ce groupe dans son aire de répartition montagnarde.
L’intrus : l’Écaille du séneçon
Au-delà des zygènes, il existe un papillon d’une famille totalement différente : l’Écaille du séneçon (Tyria jacobaeae). Bien qu’elle arbore le rouge et le noir, elle n’appartient pas à la famille des Zygénidés. Ses motifs ne sont pas des taches rondes, mais des lignes rouges étirées le long de l’aile. De plus, ses antennes sont fines et filiformes, alors que celles des zygènes se terminent par une massue épaisse. Son vol est également plus fluide et rapide que celui des zygènes.
Taxonomie
L’espèce a été initialement décrite et nommé « Sphinx filipendulae » par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758.
Le nom de genre Zygaena a été créé en 1775 par l’économiste et entomologiste danois Johan Christian Fabricius.
La famille des Zygaenides comprend un grand nombre d’espèces (50 ou60). Une des caractéristiques de la famille sont les couleur aposématiques (rouge et noir) qui signalent un danger. Une autre est la forme de leurs antennes en forme de marteau .
Celles que je rencontre le plus souvent dans mon jardin sont la Zygène de la coronille, celle du trèfle, celle de la filipendule, ou la Zygène fausta (Zygène de la petite coronille) (voir photos). Mais vous en verrez surement d’autres chez vous si vous êtes attentif tant cette famille est vaste . Il y aurait en France 27 espèces du genre Zygaena .
Avant que Fabricius ne donne le nom de Zygaena à des papillons le mot servait à designer le requin marteau qui avait été nommé Sphyrna zygaena par Linné 1758.
Étymologie
Le nom de genre Zygaena a été attribué par Fabricius en 1775. Ce terme puise son origine dans le mot grec zugon, qui désigne le joug. Cette appellation savante ne doit rien au hasard car elle souligne la forme très particulière des antennes de l’insecte. Leur aspect robuste et leur courbure rappellent en effet les lourdes pièces de bois que l’on installe sur la tête des bœufs pour les atteler.
L’épithète spécifique filipendulae met en lumière le lien biologique étroit entre le papillon et l’une de ses plantes-hôtes. Il s’agit de la Filipendule commune (Filipendula vulgaris), aussi nommée Spirée filipendule. Bien que ce végétal ne soit pas l’unique source de nourriture de la chenille, il reste le témoin historique du premier recensement scientifique de l’espèce.
Le nom vernaculaire « pied-de-poule » provient quant à lui d’un surnom populaire du Lotier corniculé. Cette plante, qui constitue la principale ressource alimentaire des larves dans de nombreuses régions, possède des fleurs dont la disposition évoque l’empreinte d’une patte d’oiseau. Par extension, le papillon a hérité de ce nom imagé.
La Zygène de la filipendule se pare également d’autres titres selon les régions, comme Zygène de la spirée ou Zygène des lotiers. Dans les anciens ouvrages naturalistes, on rencontre parfois le terme de Sphinx-bélier. Cette dénomination ancienne provient de la silhouette massive du corps associée à ses antennes recourbées, dont le profil imite les cornes de l’animal.
Termen : Du latin termen (borne ou limite), ce terme d’entomologie désigne le bord externe de l’aile d’un insecte, situé entre l’apex et l’angle anal. Chez la Zygène de la filipendule, la courbure du termen est un indicateur précieux du dimorphisme sexuel, étant plus convexe chez la femelle que chez le mâle. L’observation de cette ligne permet d’apprécier la silhouette globale de l’aile sans avoir besoin de manipuler le spécimen. C’est un caractère morphologique subtil qui nécessite une vue bien à plat, comme sur votre dernière photographie. La régularité de cette bordure est également un signe de l’état de fraîcheur de l’individu observé.
