Arethusana arethusa (Denis & Schiffermüller, 1775)
Noms scientifiques
Le Petit Agreste a été décrit et nommé par les entomologistes autrichiens Michael Denis et Ignaz Schiffermüller en 1775 sous le nom initial de Papilio arethusa.
Le nom de genre Arethusana a été créé en 1951 par l’entomologiste français Jacques Hubert de Lesse. Il a été formé à partir de l’épithète arethusa, attribuée à l’espèce par Denis et Schiffermüller. Le Petit Agreste est le seul représentant de ce genre. On appelle ce type de genre un genre monospécifique, ou genre monotypique.

L’épithète arethusa fait référence à Aréthuse, une naïade de la mythologie grecque. Selon la légende, Aréthuse était une compagne d’Artémis. Poursuivie par le dieu-fleuve Alphée, elle implora la déesse de lui venir en aide. Artémis la transforma alors en une source dont les eaux, disait-on, traversaient la mer pour jaillir sur l’île d’Ortygie, à Syracuse, en Sicile.
Comme pour de nombreux papillons décrits au XVIIIᵉ siècle, rien n’indique que ce choix ait un lien avec les caractéristiques de l’espèce. Il s’agit vraisemblablement d’une simple référence à la mythologie grecque.
Noms vernaculaires
Le nom vernaculaire Petit Agreste fait référence à sa ressemblance avec l’Agreste (Hipparchia semele), dont il rappelle l’aspect général tout en étant de taille plus modeste. Le mot « agreste » vient du latin agrestis, qui signifie « des champs », « sauvage » ou « campagnard ». Il évoque les milieux ouverts et secs fréquentés par ces deux papillons.
L’espèce a également longtemps été connue sous le nom de Mercure, notamment chez Godart au début du XIXᵉ siècle. L’origine exacte de ce nom n’est pas connue. Il est probable qu’il fasse simplement référence au dieu romain Mercure et s’inscrive dans la tradition des premiers entomologistes qui attribuaient fréquemment aux Satyrinés des noms empruntés à la mythologie antique.
Noms à l’étranger
Les noms vernaculaires attribués au Petit Agreste mettent principalement en avant son apparence, la couleur de ses ailes ou ses plantes hôtes.
Les Anglais le nomment « False Grayling », que l’on peut traduire par « faux Agreste ». Ce nom souligne sa ressemblance avec l’Agreste (Hipparchia semele), appelé « Grayling » en anglais.
Les Allemands utilisent « Rotbindiger Samtfalter », c’est-à-dire « papillon velouté à bande rouge », en référence à la large bande fauve orangée qui traverse les ailes.
Les Néerlandais l’appellent « Oranje steppevlinder », littéralement « papillon des steppes orange », une appellation qui évoque à la fois la teinte orangée de ses ailes et les milieux secs qu’il fréquente.
Les Espagnols disent « Pintas ocres », « taches ocres ».
Les Russes le connaissent sous le nom de « Бархатница Аретуза » (Barkhatnitsa Aretuza), que l’on peut traduire par « Aréthuse veloutée ». Ce nom associe la référence mythologique de l’épithète arethusa à l’aspect velouté caractéristique des satyrinés.
Les Tchèques l’appellent « okáč kostřavový », ocellé des fétuques ». Ce nom fait référence aux fétuques (Festuca qui sont les principales plantes nourricières de la chenille.
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