Boloria dia
Noms scientifiques
L’espèce a été décrite par Carl von Linné en 1767 sous le nom de Papilio dia.
Le nom de genre Boloria a été créé par Frederic Moore en 1900. Arthur Maitland Emmet le fait dériver du grec bolos, « filet de pêche », en référence au dessin réticulé des ailes.
Jean-Yves Cordier propose une autre interprétation. Selon lui, Boloria ferait référence à la chaîne des Bolor-Tagh, aujourd’hui rattachée au massif du Pamir. Moore, alors conservateur du musée de la Compagnie anglaise des Indes orientales, aurait choisi ce nom parce que les espèces qu’il étudiait vivaient entre 3 500 et 4 000 mètres d’altitude.

Hürter écarte lui aussi l’étymologie proposée par Emmet, qu’il juge peu convaincante. Pour lui, Boloria serait simplement un néologisme sans signification particulière, comme plusieurs autres noms créés par Moore.
Pour l’épithète dia, choisie par Linné en 1767, Emmet propose deux interprétations. Elle pourrait faire référence à Dia, ancien nom de l’île grecque de Naxos, ou au mot dia, rapproché du latin diva, « déesse ». Linné n’ayant pas expliqué son choix, il est impossible de savoir laquelle de ces deux interprétations est la bonne.
La Petite violette est aujourd’hui désignée sous deux noms scientifiques selon les classifications retenues. La plupart des auteurs utilisent Boloria dia, considérant Clossiana comme un sous-genre de Boloria. D’autres emploient Clossiana dia, estimant que Clossiana constitue un genre distinct.
Noms vernaculaires
Le nom « Petite violette » a été donné par le moine et entomologiste français Jacques-Louis Florentin Engramelle en 1779. Il fait référence à la violette, mais son origine exacte n’est pas certaine : il pourrait évoquer la plante sur laquelle le papillon se pose et dont se nourrit sa chenille. Jean-Yves Cordier pense toutefois que « violette » fait davantage référence aux teintes violacées caractéristiques du revers des ailes postérieures.
L’adjectif « petite » permet de distinguer cette espèce de la Grande violette, aujourd’hui appelée Nacré de la sanguisorbe (Brenthis ino), qui appartient elle aussi à la famille des Nymphalidae et à la tribu des Argynnini, mais dont l’envergure est légèrement supérieure.
La Petite violette est également parfois appelée « Nacré violet ».
Les noms à l’étranger
Les noms attribués à la Petite violette à l’étranger mettent en avant sa coloration, son habitat ou rendent hommage à des naturalistes.
Les anglophones utilisent principalement deux appellations : « Violet Fritillary », qui souligne les teintes violacées du revers des ailes, et « Weaver’s Fritillary », en hommage à l’entomologiste Richard Weaver.
Les Allemands la nomment « Magerrasen-Perlmutterfalter », c’est-à-dire « Nacré des pelouses sèches », une appellation qui rappelle son habitat de prédilection.
Les Espagnols l’appellent « Perlada violeta » (« Nacré violet »), tandis que les Catalans utilisent « Donzella violeta » (« Demoiselle violette »).
les Néerlandais disent « Paarse parelmoervlinder », que l’on peut traduire par « Papillon nacré pourpre ».
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