Notocelia cynosbatella (Linnaeus, 1758)
Étymologie
La Tordeuse du rosier a été décrite par Carl von Linné en 1758 sous le nom Phalaena cynosbatella.
Le nom de genre Notocelia, créé par Jacob Hübner en 1825, est d’étymologie incertaine. Il est probablement formé des mots grecs nôtos (νῶτος), « dos », et koilia (κοιλία), « cavité » ou « creux ». Cette construction pourrait faire référence au relief créé par les dessins des ailes antérieures ou à leur profil caractéristique. Toutefois, aucun auteur ne semble avoir expliqué explicitement l’origine de ce nom. Cette interprétation doit donc être considérée comme une hypothèse.

L’épithète cynosbatella dérive du grec cynosbatos (κύνοσβατος), le nom antique de l’églantier, repris ensuite par les auteurs latins avant d’être remplacé par Rosa canina. Le suffixe diminutif latin -ella signifie « petite ». Cynosbatella peut donc se traduire par « la petite espèce de l’églantier », en référence à la plante sur laquelle se développe principalement sa chenille.
Noms vernaculaires
Le nom vernaculaire français « tordeuse du rosier » fait directement référence au comportement de la chenille qui enroule ou tord les feuilles des rosiers à l’aide de fils de soie afin de se construire un abri où elle se nourrit et se développe. Cette habitude est à l’origine du nom de nombreuses espèces de la famille des Tortricidés, appelées « tordeuses ». Le qualificatif « du rosier » rappelle que cette espèce vit principalement sur les rosiers sauvages et cultivés.
À ma connaissance, cette espèce ne possède pas d’autre nom vernaculaire français largement employé.
Les noms à l’étranger
Les noms vernaculaires de cette espèce évoquent le plus souvent soit le rosier, soit l’aspect des ailes.
Les Néerlandais la nomment « Hermelijnbladroller », que l’on peut traduire par « tordeuse hermine ». Ce nom fait référence au contraste entre les plages blanches et les zones brun foncé des ailes, qui rappelle la robe de l’hermine. Les Norvégiens l’appellent « Hagerosevikler », c’est-à-dire « tordeuse des rosiers de jardin », tandis que les Suédois utilisent le nom « Rosenvecklare », qui signifie simplement « tordeuse du rosier ».
Les Anglais utilisent les noms « Black Cloak » (« manteau noir ») et « Yellow-faced Bell » (« clochette à face jaune »).
Dans plusieurs autres pays, notamment en Allemagne, en Angleterre, en Espagne et en Italie, aucun nom vernaculaire ne s’est véritablement imposé. Les naturalistes utilisent le plus souvent le nom scientifique Notocelia cynosbatella.
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