Demoiselles ou libellules

Toutes font partie de la famille des odonates et toutes sont des libellules. Mais pour pouvoir mieux les différencier et distinguer les deux sous-ordres, il a été décidé de leur donner deux noms différents.

Les demoiselles ont un abdomen fin, les yeux largement séparés, de chaque côté de la tête, et elles replient les ailes vers l’arrière lorsqu’elles se posent sur une branche ou une herbe. Elles font partie des « zygoptères ».

Les libellules ont des abdomens plus robustes. Elles ont des yeux qui englobent toute la tête, et se posent avec les 4 ailes à plat perpendiculaires au corps. Elles font partie de « anisoptères ».

Les odonates sont généralement divisés en trois sous-ordres.

Comme on l’a vu ci-dessus, il y a les « zygoptères » et les « anisoptères » que l’on trouve en Europe, mais aussi les « anisozygoptères » que l’on ne trouve qu’en Himalaya et au Japon.

Les libellules sont « amphibiotiques* », c’est-à-dire que leurs larves se développent dans l’eau alors que devenus adultes elles volent dans l’air.

Certaines espèces aiment les eaux courantes alors que d’autres préfèrent les eaux stagnantes.

Comme les éphémères, elles sont donc très sensibles à la qualité de l’eau et servent de marqueur écologique. Leur présence est un très bon signe alors que leur absence devrait nous alerter.

Elles sont également très sensibles à la sécheresse et ne peuvent survivre à l’assèchement de leur cours d’eau.

La plupart des odonates vivent sur le bord des rivières ou des mares et il est important d’y laisser pousser la végétation. Au jardin des oiseaux, je peux les observer à partir du mois de mai qui utilisent les longues herbes qui bordent le « fil »* pour s’y retrouver et s’y accoupler.

L’accouplement des libellules est assez particulier puisque le mâle saisi la femelle par le cou.

Il doit ensuite transférer en vol sa semence du 9e segment, où se trouvent ses organes génitaux, vers le deuxième segment dans lequel la femelle va venir s’imbriquer.

Les libellules sont « amphibiotiques », c’est-à-dire que leurs larves se développent dans l’eau alors que devenus adultes elles volent dans l’air.

Certaines espèces aiment les eaux courantes alors que d’autres préfèrent les eaux stagnantes.

Comme les éphémères, elles sont donc très sensibles à la qualité de l’eau et servent de marqueur écologique. Leur présence est un très bon signe alors que leur absence devrait nous alerter.

Elles sont également très sensibles à la sécheresse et ne peuvent survivre à l’assèchement de leur cours d’eau.

La plupart des odonates vivent sur le bord des rivières ou des mares et il est important d’y laisser pousser la végétation. Au jardin des oiseaux, je peux les observer à partir du mois de mai qui utilisent les longues herbes qui bordent le « fil »* pour s’y retrouver et s’y accoupler.

L’accouplement des libellules est assez particulier puisque le mâle saisi la femelle par le cou.

Il doit ensuite transférer en vol sa semence du 9e segment, où se trouvent ses organes génitaux, vers le deuxième segment dans lequel la femelle va venir s’imbriquer.

Si la femelle accepte l’accouplement, elle replie alors son abdomen vers l’avant avec l’aide du mâle afin que les deux pièces copulatoires entrent en contact. L’accouplement peut se faire en vol, mais beaucoup d’espèces préfèrent se poser. Vous avez sûrement déjà vu passer en volant devant vous un couple d’odonates avec mâle et femelle encastrés l’un dans l’autre.

Chaque espèce d’odonate a une forme de système d’accroche sexuel bien particulière pour éviter les accouplements entre deux espèces. L’accouplement peut être très rapide (quelques minutes) ou durer plusieurs heures.

Le cycle de vie des odonates comporte 3 phases : L’œuf, la larve, l’adulte.

Une fois fécondée par le mâle, la femelle pond ses œufs sur ou dans des plantes aquatiques. Quelques jours après naissent les larves. Celles-ci peuvent muer 15 fois. Chez certaines espèces, les larves se développent dans l’année tandis que chez d’autres les œufs passent l’hiver dans l’eau et éclosent l’année suivante. Chez d’autres enfin, les œufs pondus au printemps éclosent l’année même, alors que ceux pondus plus en fin de saison ne le font que l’année suivante.

Après avoir quitté l’eau, la métamorphose donne l’adulte. Celui-ci est dans un premier temps de couleur claire. Il atteint son stade final en quelques heures et peut enfin s’envoler.

Commence alors la période de maturation sexuelle qui dure entre 1 semaine à 5 semaines.

Les odonates s’éloignent alors de l’eau et vont chercher de la nourriture. Grâce à leurs yeux globuleux, ils sont de redoutables chasseurs. Perchés en hauteur sur une branche ou un piquet, ils surveillent leur territoire et attendent leur proie. Ils se nourrissent principalement d’insectes qu’ils agrippent avec leurs pattes puis déchiquettent avec leurs mandibules très puissantes.

Ils reviendront vers le bord de l’eau pour se reproduire lorsqu’ils auront atteint la maturité sexuelle et essayeront alors de s’accoupler avec toutes les femelles qui passeront par là.

Libellule sympétrum strié mâle (sympétrum striolatum)

Rôle de la couleur chez les odonates

Les odonates ont une très bonne vision et il semblerait que leur couleur joue un rôle dans la reproduction. Le mâle a souvent des couleurs vives comme chez le Calopterix splendens dont le corps est bleu avec des reflets métallisés.

Certains biologistes pensent que cela a pour fonction de le rendre plus visible lorsqu’il se pose sur un support en hauteur. Les femelles peuvent ainsi l’apercevoir de loin.

À l’inverse, les teintes plus discrètes des femelles servent à les dissimuler aux yeux des prédateurs afin qu’elles puissent mener jusqu’au bout leur travail de procréation.

On pourrait se dire alors que la nature n’a pas bien fait les choses puisque le mâle est désigné par ses couleurs comme une cible pour les prédateurs.

C’est oublié que ce que recherche par-dessous toute la « grande nature », ce n’est pas forcément que les mâles vivent longtemps, mais que l’accouplement ait lieu et que l’espèce se perpétue.

Étymologie

Le terme « odonates » est un assemblage des mots grecs « odon » qui signifie « dent » et du suffixe « ate » qui lui veut dire « pourvu de ». La conjugaison des deux évoque la mandibule très puissante des libellules.

Le mot libellule (libella) a été choisi par Linné en 1758. Il viendrait du diminutif, liber , libellus « petit livre » par analogie avec les ailes étendues qui peuvent faire penser à des pages ouvertes . D’autres sources avancent le contraire. Le mot aurait été choisi pour la ressemblance des ailes relevées de la demoiselle avec un livre fermé.

Zygoptère est formé à partir des mots grecs « zygo » (double) et « pteron » (aile). Il désigne la demoiselle dont les deux paires d’ailes dont identiques.

Anisoptère est formé à partir des mots « anisos » (inégal) et « pteron » (ailes) Il désigne, lui, la libellule dont les deux ailes antérieures sont différentes des postérieures .

L’ouvrage de référence sur le sujet « Guide des libellules » par K-D.B Dijkstra et Amus schröter

*Amphibiotique

Un organisme est dit « amphibiotique » lorsque son cycle de vie se déroule dans deux milieux différents . Cela peut être une partie en eau marine et une  partie en eau douce . Par extension, le mot  peut également être utilisé pour les espèces   comme les odonates  ou les amphibiens  qui passent une partie de leur vie dans l’eau et une autre  dans un milieu terrestre.

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