Mésange charbonnière-Parus major -Great Tit

  • Règne : Animalia
  • Embranchement : Chordata
  • Classe: Aves
  • Famille : Paridae
  • Ordre :Passeriformes
  • Genre : Parus

La mésange charbonnière est une espèce de passereaux de la famille des paridae.

Mésange charbonnière

Description

Elle est la plus grande des mésanges (major) et l’un des oiseaux que l’on voit le plus aux jardins avec la mésange bleue, le merle  ou le rouge-gorge. On l’identifie facilement avec sa calotte noire, ses joues blanches, son ventre jaune, son dos verdâtre  et sa bande ventrale noire. Ses ailes et sa queue sont noires et paraissent teintées de bleu par moment . Elle possède une bande alaire blanche qui traverse le début des ailes de bas en haut .  

Les juvéniles sont plus ternes. La calotte n’est pas noire, mais gris foncé . Le corps est jaune pâle et la bande ventrale plus  fine est en train d’apparaitre  . les joues, elles aussi, sont encore jaune pâle et deviendront blanches un peu plus tard .

Mésanges charbonnières juvéniles

Nidification

Elle se fait au printemps à partir du mois d’avril . le nid est construit par la femelle dans une cavité. La construction peut durer en 2 et 20 jours .la femelle peut pondre de 6 à 12 œufs. L’incubation  ou l’action de couver dure  13 à 14 jours . Les juvéniles passeront  3 semaines environ dans le nid avant d’en sauter pour le quitter  définitivement .

Les parents mésange charbonnières evacuent les sacs fécaux des juvéniles

Il faudra 3 ou 4 semaines encore pour que les jeunes deviennent à peu près autonomes et puissent se passer des parents. Pendant cette période jeune et parents ne s’éloignent jamais à plus d’une centaine de mètres les uns des autres . Je rappelle qu’à ce moment-là il ne faut surtout pas intervenir si l’on voit un juvénile par terre, car c’est tout à fait normal . Il vient de sauter  du nid et mettra un jour ou deux à pouvoir monter dans un arbre.  Mais ses parents le surveillent et s’occupent de lui . Le ramasser en croyant bien faire  et le soi  rentrer chez serait le couper de ses parents et dans la plupart des cas le condamner.

Si le climat le permet, les mésanges charbonnières feront une seconde  couvée vers le mois de juin -juillet. Durant la période où les juvéniles sont dans le nid, les parents ont beaucoup de travail  et font des allers-retours incessants entre le nid et l’extérieur . On les voit revenir avec une chenille ou un vers dans le bec et quelques instants après  ressortir avec un petit sac blanc dans le bec .

Cette petite poche qui s’appelle le sac fécal contient les excréments  des petits . Car le nid doit toujours rester propre et les parents en retirent toutes les choses qui n’ont rien à y faire ou qui pourraient causer des maladies. Les coquilles cassées , les œufs non éclos , les oisillons morts , ainsi que les déjections des petits qui sont enfermés dans une sorte de couche blanche (sac fécal)  que le parent vient retirer du croupion du juvénile lorsque celui-ci a fait ses besoins .

Migrations

En Europe la plupart des mésanges sont sédentaires  même si certaines effectuent des  petites migrations pour trouver des endroits mieux adaptés à leur besoin ou plus riches en nourritures. En revanche, on trouve beaucoup plus de migration chez les mésanges qui vivent dans les pays baltes ou en Russie.

Dimorphisme

Mésange charbonnière mâle (à gauche)et mésange charbonnière femelle (à droite)

le mâle a une cravate noire ventrale très large alors qu’elle est beaucoup plus fine chez la femelle.

Étymologie

La mésange charbonnière a été nommée « parus major » par le biologiste suédois Carl von Linné en 1758. 

Le nom français de mésange viendrait selon certains linguistes d’une forme germanique « mésinga », qu’on peut retrouver dans le nom allemand “Meise” . Pour d’autres, il descendrait du Francique (langue de nos ancêtres les francs) « mésinga ». L’origine est différente, mais la racine « mésinga » reste la même et signifierait « mésange » ou « petite mésange ».

Le terme de « paridae » qui définit la famille des mésanges viendrait, lui, du latin « parra » qui signifie « oiseaux de mauvais augure » .

D’autres sources pensent que le terme parus évoque plutôt la petite taille de l’oiseau. Charbonnière ou couleur charbon est là pour désigner la calotte noire typique de l’oiseau. Les Bretons la nomment d’ailleurs Penglaou (tête de charbon) ou  penduik (tête noire).   

Le mot « major » qui a été accolé à « parus » signifie grand et veut simplement dire que la mésange charbonnière est la plus grande des petites mésanges. Elle mesure 14 cm pour 15 à 20 grammes contre 12 cm de long et une dizaine de grammes pour les autres mésanges .

Le nom italien de la mésange charbonnière « cincia et une onomatopée qui reproduit le son de ses cris rythmés « cink, cink , cink. »

En anglais on l’appelle « titmouse », un mot composé de « tit » qui semble signifier “petite” et de mouse qui descend du vieil anglais « mose » qui veut dire « mésange » mais peut aussi désigner une souris .

Les espagnols, eux, l’appelle « paro » du latin « parus », mésange, mais dans la langue de tous les jours, ils disent « herrerillo », ou « petit forgeron » en raison du bruit métallique qu’elle produit lorsqu’elle pousse ses petits cris.

Certains Français qui avaient remarqué son gout pour les matières grasses l’ont baptisé « lardenne « un mot proche de lard. D’autres l’appellent « pique-abeille », »mangent-avette » ou « pique moche » car elles ne détestent pas manger quelques abeilles à l’occasion, quand la nourriture se fait rare .

Espèces

Il existe au moins 60 ou espèces de mésanges. Comme on l’a vu plus haut avec l’analyse de son nom, la mésange charbonnière est l’une des plus grosses alors que la mésange nonnette est l’une des plus petites.

Citations

A vous, je peux bien dire cela tranquillement ; vous n’irez pas tout de suite me soupçonner de trahir le socialisme. Vous savez bien qu’au bout du compte, j’espère mourir à mon poste : dans un combat ou au pénitencier. Mais mon moi le plus profond appartient plus à mes mésanges charbonnières qu’aux “camarades”.

Rosa Luxembourg

Un grand auteur

Christian bobin

Laisser un commentaire