Plebejus argyrognomon
Noms scientifiques
Le nom de genre Plebejus vient du latin plebeius, qui signifie « du peuple » ou « appartenant à la plèbe ». Jan Krzysztof Kluk a probablement choisi ce nom pour désigner un groupe de petits papillons très communs et largement répandus, par opposition aux espèces plus grandes ou plus spectaculaires.

L’épithète argyrognomon est construite à partir des mots grecs argyros (« argent ») et gnomon (« indicateur », « repère » ou « aiguille »). Son sens exact n’a jamais été expliqué par Bergsträsser. La plupart des auteurs pensent qu’il fait référence aux nombreuses marques argentées ou mettaliques qui ornent le revers des ailes et facilitent l’identification de l’espèce.
Noms vernaculaires
Le nom vernaculaire « Azuré des coronilles » rappelle la principale plante nourricière des chenilles en France, la Coronille bigarrée (Securigera varia). Il fait également référence à la couleur bleue des mâles, caractéristique des papillons appelés « azurés ».
En France, l’espèce est également connue sous les noms d’« Azuré porte-arceaux » et d’« Argus fléché ». Sur le site Lépi’Net, elle est aussi appelée « Petit Bleu des coronilles », une appellation descriptive qui souligne sa petite taille et la couleur bleue du mâle.
Les noms à l’étranger
Les noms attribués à cette espèce à l’étranger mettent en avant différents aspects de sa biologie ou de son histoire. La plupart font référence à ses plantes hôtes, tandis que d’autres rendent hommage à un entomologiste ou évoquent son habitat.
Les Allemands l’appellent « Kronwicken-Bläuling » (« Azuré des coronilles »). Les Néerlandais utilisent le nom « Kroonkruidblauwtje » (« Petit Bleu des coronilles »), tandis que les Suédois disent « Kronärtsblåvinge » (« Azuré de la coronille »). Comme en français, ces appellations rappellent le lien étroit qui unit ce papillon aux coronilles, principales plantes nourricières de ses chenilles dans une grande partie de l’Europe.
Les Norvégiens ont fait un choix un peu différent en le nommant « Lakrismjeltblåvinge » (« Azuré de l’Astragale à feuilles de réglisse »), en référence à une autre Fabacée sur laquelle les chenilles peuvent également se développer.
Les anglophones ont préféré rendre hommage à l’entomologiste suisse Jacques-Louis Reverdin en l’appelant « Reverdin’s Blue » (« Bleu de Reverdin »). Grand spécialiste des Lycénidés, il a consacré une grande partie de ses travaux à l’étude des petits papillons bleus.
Au Japon, l’espèce est connue sous le nom de « Miyama-shijimi » (ミヤマシジミ), que l’on peut traduire par « Petit Bleu des montagnes ». Cette appellation évoque les milieux où vit traditionnellement l’espèce dans l’archipel, où elle est aujourd’hui devenue rare et bénéficie de mesures de protection.
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